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🎙Po Na Biso

Author: Groupe d'Ă©tude sur le Congo (GEC) et Ebuteli

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Chaque vendredi, le Groupe d’étude sur le Congo (GEC) et Ebuteli vous proposent « Po Na Biso (anciennement Po Na GEC) ». Il s’agit d’une capsule audio en format court (4 minutes maximum) qui résume, explique et donne le point de vue du GEC et d'Ebuteli sur les questions d’actualité en République démocratique du Congo.
Présenté tour à tour par les membres du GEC et d'Ebuteli à la manière d’un message vocal de WhatsApp, sans artifice ni habillage, ce podcast se veut proche de ses auditeurs à qui il apporte des éclairages succincts sur les enjeux sociaux, politiques, économiques et sécuritaires en RD Congo.
Vous pouvez écouter « Po Na Biso » sous forme de podcast disponible sur Spotify, Deezer, Soundcloud, Apple Podcasts ou sur votre application d’écoute préférée, voire via vos enceintes et autres assistants vocaux intelligents. 
Il est surtout possible de recevoir l’audio de « Po Na Biso » directement sur WhatsApp si vous vous êtes inscrit sur le fil WhatsApp du GEC et d'Ebuteli. Sinon, il suffit d’envoyer  « GEC » ou « Ebuteli » via WhatsApp au +243 894 110 542.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
164 Episodes
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Prévue ce samedi 18 mai, l'élection du bureau définitif de l’Assemblée nationale a déjà suscité la polémique. Que nous révèle cette nouvelle course électorale sur l’état de la démocratie congolaise ?Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
En avril, Malte a placé l'égalité des genres et la participation des femmes dans les processus de paix et de sécurité au centre de sa présidence du Conseil de sécurité. Pétronille Vaweka, coordinatrice nationale du centre « Femmes Engagées pour la Paix en Afrique », a notamment donné un briefing lors d'une réunion du Conseil de sécurité sur la situation dans la région des Grands Lacs. La résolution 1325, adoptée en 2000, a marqué une avancée majeure en reconnaissant le rôle crucial des femmes dans la prévention des conflits et la consolidation de la paix. Mais en quoi consiste exactement cette résolution et comment est-elle appliquée dans le contexte spécifique de la République démocratique du Congo (RDC) ?Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le 28 avril, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont arrêté le  député provincial, Alain Muhindo Siwako, élu du territoire de Beni sur la liste du parti politique Action des volontaires pour la relève patriotique (AVRP) de Muhindo Nzangi, ministre sortant de l’Enseignement supérieur et universitaire. Connu pour ses critiques acerbes contre la passivité des FARDC dans la lutte contre les ADF, il est accusé « d’incitation de la jeunesse à se révolter contre les services de défense et de sécurité, de meurtre, de port d’arme, d’atteinte à la sûreté de l’État et de la subversion  ». Trois jours avant lui, c'était le député honoraire Jean-Paul Ngahangondi qui avait été arrêté par les FARDC après une attaque à Mavivi.Lire l'intégralité sur www.ebuteli.orgHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C’est une première dans l’histoire parlementaire congolaise. Mardi, l’Union sacrée de la nation (USN), plateforme majoritaire au Parlement, a organisé une primaire pour désigner son candidat au  poste de président du bureau définitif de l’Assemblée nationale. Quelles sont les leçons à tirer de cette bataille politique ?Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Chaque jour à Goma, des graves incidents impliquant des personnes armées sont signalés. Parfois, un corps sans vie est retrouvé dans des quartiers autour de la ville ; d’autres fois, des braquages armés surviennent en ville et en pleine journée ; parfois encore, des altercations plutôt bénignes dégénèrent en meurtres, comme ce fut le cas il y a quelques jours lorsqu’un homme armé a tiré à bout portant sur un chauffeur du Comité international de la Croix-Rouge. Ces violences sur les civils ne sont plus isolées. Les Wazalendo ou VDP – volontaires pour la défense de la patrie –, ces miliciens qui se battent aux côtés de l’armée contre le M23 soutenu par le Rwanda sont souvent cités comme responsables de l'insécurité. Mais sont-ils les seuls à blâmer ? Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le 7 avril, la Direction générale de la dette publique (DGDP) a révélé que la dette publique de la République démocratique du Congo (RDC) a triplé en l’espace de cinq ans pour franchir désormais le cap des 10 milliards de dollars américains. Cette annonce a suscité de nombreuses inquiétudes concernant les risques potentiels de surendettement ainsi que les implications théoriques de cette dette. Cependant, au-delà des débats sur les chiffres, les questions fondamentales demeurent sur l’utilisation des fonds empruntés et leurs impacts sur les générations futures.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
On aurait pu croire à un poisson d’avril, pourtant c’est la réalité. Le 1er avril, le président de la République, Félix Tshisekedi a nommé Judith Suminwa Tuluka Première ministre. Elle est la toute première femme à occuper ce poste en RDC. Quels sont alors les défis qui attendent la nouvelle cheffe du gouvernement ? Parviendra-t-elle à surmonter le sexisme qui persiste dans l’opinion congolaise  ? Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le 21 mars, à l'issue d'une réunion entre les ministres des Affaires étrangères du Rwanda et de la République démocratique du Congo, sous la médiation de leur homologue angolais, les trois pays ont publié une déclaration qui, pour la première fois peut-être depuis le début de la crise du M23 en novembre 2021, laissait entrevoir des progrès. Bien que des désaccords soient encore apparents, le gouvernement congolais s'est engagé à proposer un plan de neutralisation des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), après quoi le gouvernement rwandais «reverra les mesures et le dispositif pris pour assurer sa défense et sa sécurité ». Serait-ce le début d'une sortie de l'impasse actuelle ?Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le 14 mars dernier,30 personnes environ ont été enlevées à Ango dans le Bas-Uélé au Nord de la RDC, 35 maisons incendiées et des biens des civils pillés. Ce mode opératoire  ressemble beaucoup à celui que  l’Armée de résistance du seigneur (LRA, Lord’s Resistance Army) a employé dans cette région pendant près de 15 ans. Pourtant, cette rébellion ougandaise a fait l’objet d’un programme de désarmement, qui s’est achevé en septembre 2023 en République centrafricaine (RCA).Quels sont les groupes armés qui continuent à alimenter les violences dans la région ? Quelles sont leurs motivations ?Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
À l'issue de l'examen des contentieux des législatives de 2023, la Cour constitutionnelle a dévoilé mardi les résultats définitifs des élections législatives, établissant ainsi la nouvelle composition quasi-définitive de l'Assemblée nationale. Cette annonce vient consolider la domination de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), parti présidentiel, sur l'hémicycle. Une évolution prévisible et planifiée dès l’inversement des rapports de force au sommet de l’État fin 2020.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Est-ce une défaite anecdotique ? Ou un tournant dans la crise du M23 ? La diplomatie rwandaise a en tout cas enregistré un revers le mardi 5 mars lorsque le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine a officiellement soutenu le déploiement de la SAMIDRC, la mission de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) dans l’est du Congo, malgré les virulentes protestations du ministre rwandais des Affaires étrangères deux jours plus tôt. Pourquoi le gouvernement rwandais s’inquiète-t-il autant de cette mission ?Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le 28 février, la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a révélé être informée de cas de corruption impliquant certains prétendants candidats sénateurs, gouverneurs et vice-gouverneurs de provinces. Ces derniers auraient corrompu ou se seraient vus demander par des députés provinciaux, agissant en tant que grands électeurs, de payer des sommes d’argent considérables en échange de leurs suffrages. Cette annonce vient confirmer les craintes de plusieurs  observateurs qui redoutent que ces élections soient, comme en 2019, marquées par la corruption. Peut-on éviter ou empêcher un tel scénario ?Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le jeudi 22 février, lors d’une conférence de presse à Kinshasa, le président Félix Tshisekedi a confirmé qu’il participerait à une nouvelle médiation entre lui et son homologue rwandais, sous l’égide du président angolais Joao Lourenço, à Luanda, à partir du 27 février.Cette affirmation fait suite au mini-sommet extraordinaire sur la sécurité dans l’est de la République démocratique du Congo, en marge du 37e sommet des chefs d’État de l’Union africaine tenu les 17 et 18 février à Addis-Abeba, en Ethiopie. Cette réunion, déjà convoquée par le président angolais, médiateur de l’UA dans cette crise, visait à relancer le dialogue entre la RDC et le Rwanda en vue de parvenir à la cessation des hostilités dans l’est de la RDC. Pourquoi a-t-il échoué ?Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Augustin Kabuya, secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) a rappelé le 15 février, sa mission en tant qu’informateur nommé par le président de la République Félix Tshisekedi. Pourquoi cette étape est nécessaire avant la formation du gouvernement et quels en sont les enjeux ?Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
« À la moindre escarmouche, (...) je vais réunir les deux chambres en congrès comme me le recommande la Constitution. Je vais demander l'autorisation de déclarer la guerre au Rwanda. Et je pèse mes mots », déclarait le président Félix Tshisekedi le 18 décembre 2023 à la veille du scrutin controversé à l'issue duquel il a été proclamé vainqueur. Depuis, sur le terrain, la situation s’est encore détériorée, avec des tirs d'artillerie qui ont touché la ville de  Goma.  Le chiffre record d’un million de personnes déplacées internes fuyant les combats au Nord-Kivu a été atteint.Face à cette recrudescence, le chef de l’État pourrait-il mettre ses menaces à exécution ? Ou, au contraire, accepter des discussions ?Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le lundi 29 janvier, l’Assemblée nationale de la RDC a procédé à l’installation du bureau d'âge pour débuter la nouvelle législature à la suite des élections de fin 2023. Comment cette nouvelle législature se dessine-t-elle ?Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
« Ce quinquennat aura pour objectif […] d’assurer avec plus d’efficacité la sécurité de nos populations, de notre territoire ainsi que la préservation de nos intérêts au moyen de la restructuration de notre appareil de sécurité et de défense. Et par la poursuite du renforcement de la diplomatie. » Voilà les quelques phrases que le président Félix  Tshisekedi a consacrées au chapitre sécuritaire de son discours d’investiture le  20 janvier 2024. En 2019, il semblait considérer que le problème sécuritaire était essentiellement interne avec les groupes armés qu’il fallait éradiquer. Aujourd'hui, il insiste sur l’éradication d’une menace extérieure contre les populations, le territoire congolais et les intérêts congolais.  Comment expliquer cette évolution du discours sécuritaire ? Bonjour et bienvenue dans ce troisième épisode de la saison 4 de Po Na GEC, la capsule audio du Groupe d’étude sur le Congo (GEC) et d’Ebuteli, institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence, qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC. Je suis Reagan Miviri, chercheur à Ebuteli. Nous sommes le vendredi 26 janvier 2024.Le 20 janvier, le président Tshisekedi a prêté serment pour un second et dernier mandat.   Lors de son discours, son analyse et son approche sur la question sécuritaire ont évolué. En 2019,  Tshisekedi avait présenté les huit priorités de son mandat avec la sécurité en tête. Il s'était engagé à « la pacification de tout le territoire national en accélérant la lutte contre l’éradication des groupes armés qui sévissent et sèment la désolation auprès de nos populations» ». Cet engagement n’a pas été  tenu. Depuis la résurgence du mouvement du 23 Mars (M23), les trois dernières années du quinquennat ont plutôt  été caractérisées par la remobilisation des groupes armés. Certains combattent désormais aux côtés des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) contre le M23 soutenu par le Rwanda. Pendant la campagne électorale dont les questions sécuritaires étaient au centre, le président  a justifié l’implication des certains groupes armés aux côtés des FARDC. Il a présenté ces Wazalendo  comme des patriotes qui protègent l'intégrité nationale contre  « l’agression rwandaise ». Ils peuvent désormais se prévaloir du statut de réservistes grâce à une loi votée en 2023. Lorsqu’il est arrivé à la présidence, Tshisekedi pensait pouvoir s'appuyer sur la Mission des Nations unies pour la stabilisation du Congo (Monusco) et les voisins pour résoudre la problématique des groupes armés. Il avait même proposé l'idée d'un état major régional en 2019. Il a décidé d'entrer dans la communauté de l’Afrique de l’Est (EAC), et a même voulu et obtenu son intervention militaire en RDC. Depuis, il a mis fin au mandat de sa force militaire et maintenant, il veut le départ de la Monusco. Il veut s'appuyer sur les groupes armés contre le M23, soutenu par le Rwanda qu'il n'hésite plus à présenter comme l’ennemi qu’il faut mettre en échec.La résurgence du M23 a été un point de rupture et a beaucoup influencé le changement radical du discours de Kinshasa. Le président aurait sous-estimé les rivalités régionales et n'aurait pas anticipé le soutien de Kigali au M23.  L’autre raison serait le fait que l'EAC (et dans une moindre mesure la Monusco) ont voulu l'inciter à négocier, une approche très impopulaire en RDC.  Le président a choisi de radicaliser son discours : il n'était pas question de négocier. Lire la suite sur www.ebuteli.orgHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Après une année de déploiement, les forces de la Communauté  de l’Afrique de l’Est (EAC) ont quitté le territoire congolais suite au non renouvellement de leur mandat par le gouvernement congolais. Ce dernier reprochait à ces forces de n’être pas assez offensives contre  le Mouvement du 23 mars (M23). Le président congolais, Félix Tshisekedi, les a même accusés de cohabiter avec les rebelles du M23.C’est pour remplacer ces forces que Kinshasa a négocié le déploiement de la force de la communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) dont le premier contingent est arrivé à Goma le 27 décembre 2023. Cette force s’ajoute aux  sociétés militaires privées et aux groupes armés locaux communément appelés Wazalendo (traduisez en français patriote) qui sont en appui aux Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC).Le remplacement de la force de l’EAC par celle de la SADC va-t-il mettre fin à la crise sécuritaire liée à l’activisme du M23 ? Bonjour et bienvenue dans ce deuxième  épisode de la saison 4 de Po Na GEC, la capsule audio du Groupe d’étude sur le Congo (GEC) et d’Ebuteli, institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence, qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC. Je suis Agenonga Chober, chercheur principal pour les Uélé au sein du pilier violence d’Ebuteli. Nous sommes le vendredi 19 janvier 2024.Début décembre 2023, les contingents de la force régionale de l’EAC se sont retirés. Ils devraient être remplacés par la mission  de la SADC en RDC – (SAMIDRC) – qui, à terme, devrait être composée de contingents sud-africain, malawite et tanzanien.Pour l’instant, seule l’Afrique du Sud a déployé un contingent de 200 militaires environ, un déploiement qui ne fait pourtant pas consensus dans ce pays.  À ce contingent, d’autres pourraient s’ajouter d’ici fin janvier. Ayant un mandat offensif, selon les autorités militaires du Nord-Kivu, la force de la SADC est appelée à combattre les rebelles du M23 comme souhaité par le gouvernement de Kinshasa qui a exclu toute négociation avec le M23. La SAMIDRC réussira-t-elle à démanteler le M23 et à restaurer la paix à l’est de la RDC  ? En 2013, c’est avec l’appui de la SADC à travers la brigade d’intervention de la Monusco que le M23 fut maîtrisé. Mais la donne  a changé .Pour l’instant, la force de la SADC ne bénéficie ni du mandat du Conseil de sécurité des Nations Unies, ni de ses moyens.Lire la suite sur www.ebuteli.orgHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Ce premier épisode de Po Na GEC de 2024 est une bonne occasion de commenter les élections qui viennent de se dérouler. Quelle a été leur crédibilité et quels en ont été les principaux résultats ?C'est le début de la quatrième saison de Po Na GEC, capsule audio du Groupe d'étude sur le Congo (GEC) et d'Ebuteli, institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence, qui tente chaque semaine d'éclairer un sujet d'actualité en RDC. Je suis Jason Stearns, directeur du GEC. Nous sommes le vendredi 12 janvier 2024.Il y a eu aussi des aspects positifs de ce processus électoral : il n'y a pas eu de coupure d'Internet, comme lors des élections précédentes, et les candidats de tous bords ont pu se déplacer et tenir des meetings relativement librement pendant la campagne électorale proprement dite – mais beaucoup moins pendant la période qui l'a précédée. La commission électorale nationale indépendante (Ceni) a publié les résultats des élections présidentielles sur son site web jusqu'au niveau des bureaux de vote, ce qui n'avait pas été fait lors des dernières élections, et elle a retransmis des mises à jours régulières des décomptes des voix sur un écran géant pour l'élection présidentielle dans son centre Bosolo à Kinshasa.  Cependant, ces élections ont aussi exposé de nombreuses lacunes logistiques. Elles ont en outre été entachées d'irrégularités et des graves allégations de fraude, de bourrage d’urne en particulier dans certaines parties du pays. La Ceni n'a pas déployé à temps les matériels sensibles y compris les machines à voter et les PV dans chacun des 75 000 bureaux de vote, ce qui a entraîné la confusion et le désordre dans certains endroits. La plus grande mission d'observation des élections, envoyée par l'Église catholique et l'Église du Christ au Congo, a rapporté que dans 551 bureaux de vote (6 % des bureaux observés), des bagarres ont éclaté, souvent parce que les électeurs étaient fatigués d'avoir attendu pendant des heures ou parce qu'ils ne trouvaient pas leurs noms sur les listes électorales. Dans 3 % des cas, des bourrages d'urnes ou des achats de voix ont été observés, et dans environ un quart des endroits, les dispositifs électroniques de vote, anciennes machines à voter, sont tombées en panne. SYMOCEL, une mission d'observation, a rapporté que 58 % des bureaux de vote ont ouvert tardivement et 13% n'ont simplement pas ouvert du tout. En fin de compte, cette confusion a probablement contribué à une faible participation : seuls 43 % des électeurs inscrits ont pu voter, le taux le plus bas jamais atteint. Lire la suite sur www.ebuteli.orgHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Si les élections ont effectivement eu lieu le 20 décembre malgré les incertitudes, la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) et la classe politique congolaise ont manqué une occasion cruciale de renforcer la confiance des citoyens dans le processus électoral. Après trois scrutins controversés, ces élections, les premières depuis la passation pacifique du pouvoir de 2019, devaient symboliser un progrès démocratique majeur pour les Congolais. Cependant, elles ont été entachées par de nombreuses irrégularités, soulevant des doutes quant à leur intégrité. Quelles leçons en tirer?Bonjour et bienvenue dans ce 50e et dernier épisode de la saison 3 de Po Na GEC, la capsule audio du Groupe d’étude sur le Congo (GEC) de l’Université de New York et d’Ebuteli, qui cherche à éclairer l’actualité de la RDC. Je suis Jacques Mukena, chercheur principal en gouvernance à Ebuteli. Nous sommes le vendredi 22 décembre 2023.Le 20 décembre, dès l’aube, les électeurs ont afflué en masse dans les centres de vote à travers le pays, déterminés à exercer leur droit de vote malgré les incertitudes persistantes, jusqu’à la veille, sur un éventuel report du scrutin. La Ceni, présidée par Denis Kadima, a ignoré les appels à un audit indépendant du fichier électoral, une démarche qui aurait pu renforcer la confiance dans le processus. De même, la Ceni n’a pas suffisamment pris en compte les enjeux logistiques, refusant de reporter, même brièvement, les élections pour permettre une meilleure préparation et un déploiement adéquat du matériel de vote. Cette décision rigide de s’en tenir strictement à son calendrier a entraîné une série de complications inattendues pour les électeurs : les retards dans l’ouverture des bureaux de votes, absence d’équipements dans les bureaux de votes ou, dans d’autres cas, présence du personnel de la Ceni mais sans matériel nécessaire, des dispositifs de vote dysfonctionnels et des listes électorales incomplètes. Bien consciente des défis logistiques, la Ceni a maintenu la date des élections, tout en précisant que le déploiement du matériel se poursuivrait même le jour du vote. Normalement dans une logique dictée par la crédibilité du processus, ces contraintes auraient objectivement justifié un report des élections, mais, malgré la brèche ouverte de certains candidats à la présidentielle concernant les irrégularités du processus électoral en cours,  la date du 20 décembre a été maintenue. Cette décision reflète un choix assumé de privilégier le respect du calendrier électoral établi, quitte à négliger les aspects qualitatifs et les exigences de fiabilité du processus électoral.Après le scrutin, une série de déclarations politiques, à la fois prévisibles et familières, a été entendue. Dès la nuit du 20 décembre, cinq candidats présidentiels, dont Martin Fayulu et Denis Mukwege, ont appelé à la réorganisation des élections. De son côté, Moïse Katumbi appelle à une mobilisation générale en cas de proclamation d’un autre vainqueur que lui. Le Front commun pour le Congo (FCC) de Joseph Kabila, bien qu’ayant boycotté le scrutin, accuse le président sortant Tshisekedi d’être responsable des irrégularités et appelle à la mobilisation populaire. Pendant ce temps, le gouvernement se félicite du respect des délais constitutionnels, minimisant les irrégularités observées comme faisant partie intégrante de tout processus électoral.Mais qu’en est-il du peuple au milieu de ces controverses politiques ? En dépit des imperfections et des retards, une grande partie des électeurs a montré un engagement remarquable, certains restant dans les files d’attente jusqu’à tard dans la nuit, voire jusqu’au lendemain, pour exercer leur droit de vote. Ceci souligne non seulement leur désir de participer activement au processus démocratique, mais aussi leur souhait de voir les acquis démocratiques préservés et renforcés. Lire la suite sur www.ebuteli.org
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