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Écrire et être Lu

Author: Jérôme Vialleton

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Prenez en main votre vie d'auteur
45 Episodes
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Un premier roman ne sert jamais à gagner de l’argent, autant vous le dire tout de suite et vous éviter une mauvaise surprise. En revanche, si vous vous débrouillez bien, il est possible de faire connaître son livre et  de se faire un nom à la fois dans la communauté des auteurs et dans celle des lecteurs. Je sais bien que ce n’est pas la gloire qui paie le loyer, mais se forger une réputation, faire connaître son livre est la première étape pour espérer, un jour, dégager un revenu « raisonnable » de votre production littéraire. La seule chose qui est certaine, c’est que cela ne se fait pas en un jour, alors autant s’y mettre tout de suite, dès le premier roman, pour que le second, le troisième et les suivants jouissent de cette renommée. Dans cet article, je vous donne 5 tactiques marketing qui ne feront pas de vous les nouveaux Rockfeller, mais qui vous placeront comme le nouvel auteur sur qui il faudra dorénavant compter. Image par Gerd Altmann de Pixabay 1 — Lancer une promotion gratuite Kindle Amazon est LA plate-forme par laquelle il est le plus simple de commencer. Vos éventuelles considérations éthiques sur ce géant du capitalisme américain sont compréhensibles, mais n’oubliez pas qu’Amazon représente, à lui seul, plus de 50 % du marché francophone du livre. Donc pour faire connaître son livre, c’est là qu’il faut être. Un choix à faire Lorsque vous publiez votre livre sur la plate-forme KDP, Amazon vous demande si vous voulez entrer dans l’offre KDP Select. Cette offre est un contrat de trois mois que vous signez avec Amazon et dans lequel vous vous engagez à ne pas publier votre ebook sur une autre plate-forme que la leur pendant toute la durée du contrat. En contrepartie, Amazon vous fait rentrer dans son programme, ce qui vous permet de bénéficier de : – la possibilité de lancer une promotion (baisse de prix) une fois tous les trois mois, – la possibilité de rendre votre livre gratuit une fois tous les trois mois, – la possibilité pour les abonnés de KDP Select d’emprunter gratuitement votre ebook. Vous serez alors rémunéré par Amazon en fonction du nombre de pages lues. Beaucoup d’auteurs s’interrogent sur le bien-fondé d’adhérer ou non au programme KDP Select. La possibilité de faire des promotions est très intéressante, mais se fermer les portes des autres plates-formes (Kobo, Lulu, Fnac, etc.) en gêne beaucoup. Pour ma part, je considère que c’est un débat qui a du sens si vous êtes un auteur jouissant déjà d’une solide réputation. Mais si vous vous lancez et que vous n’avez qu’un seul roman à proposer, alors n’hésitez pas plus longtemps et adhérez au programme. Multiplier votre présence sur plusieurs plates-formes implique également une multiplication du travail pour se faire connaître sur chacune d’elle… et croyez-moi quand je vous dis que se faire connaître sur Amazon quand on part de zéro, c’est bien assez de travail comme cela. Un outil magique pour faire connaître son livre Par ailleurs, les outils promotionnels proposés par KDP Select sont de véritables épées magiques pour acquérir une petite réputation qui deviendra grande. Promotion et emprunt de votre ebook sont intéressants, mais l’Excalibur de la renommée reste la promotion gratuite. En proposant votre livre gratuitement pendant une petite semaine, vous vous garantissez deux choses d’importance : – d’être découvert par un maximum de lecteurs qui seront intéressés par votre 2e livre payant s’ils ont aimé le premier, – d’augmenter vos chances d’être proposé par Amazon dans les recommandations qu’ils envoient chaque semaine par email à leurs abonnés. (Lisez l’article « 5 façons de faire partie d’une recommandations Amazon ») Attention ! Une promotion gratuite ne vous fera pas gagner des places dans le classement payant d’Amazon. Vous avancerez dans le classement des livres gratuits, mais cette avancée s’évaporera sitôt votre période de gratuité terminée. Image by Sebastian Nikiel from Pixabay LA condition pour faire connaître son livre Enfin, si vous voulez que votre promotion gratuite ait le moindre impact sur votre réputation, vous devez faire en sorte que tout le monde sache qu’elle existe. Et oui ! Pour un livre gratuit comme pour un livre payant, vous ne pouvez pas vous contenter de lancer votre promo et d’attendre que les gens la découvrent. C’est à vous qu’il appartient d’aller chercher les lecteurs. Vous devez vous mettre dans la peau d’un chasseur qui traque son gibier et non d’un pêcheur qui attend que le poisson morde. Alors, parlez-en ! Parlez-en partout et tout le temps. – sur votre page Facebook, Twitter, Instagram, YouTube, – à votre travail, à votre club de gym, à votre église, – sur les groupes Facebook spécialisés : Livres Ebook gratuits, Ebook gratuit pour tous, Livres en PDF gratuits – Par email à vos abonnés (si vous en avez), Parlez-en partout et tout le temps à tout le monde. Vous serez sans doute étonné du résultat et des personnes qui vous aborderont au boulot en disant « J’ai lu ton livre. Il est vachement bien. » 2 — Contacter des blogueurs littéraires De la même façon qu’un premier livre ne vous rendra pas riche, une chronique ne fera pas décoller vos ventes à moins que le chroniqueur ne soit célèbre ou fasse autorité dans son domaine (la rubrique livre de Télématin ou la page « Culture » du Monde, par exemple). Les chroniqueurs sur des blogs ou des vlogs sont aujourd’hui bien trop nombreux pour que leurs recommandations aient un réel impact sur le comportement des lecteurs. En revanche, les blogueurs et vlogueurs sont absolument essentiels pour deux éléments bien plus précieux que les quelques euros de vente de votre livre : – la preuve sociale, – votre réseau, La preuve sociale La preuve sociale, c’est un élément qui va rassurer votre acheteur potentiel sur son futur achat. Cela peut prendre la forme d’un commentaire sur une plate-forme d’achat ou d’une chronique par un blogueur ou un vlogueur. L’origine ou la célébrité du chroniqueur n’a pas d’importance lorsqu’il s’agit de preuve sociale (après tout, nous ne connaissons pas les clients Amazon qui laissent des commentaires sur un produit). Pour l’acheteur, seul compte le fait que quelqu’un d’autre a lu le livre avant lui et qu’il l’a aimé. Pour en savoir plus sur la preuve sociale, lisez l’article « Définition : La preuve sociale » Le réseau Les blogueurs et vlogueurs font partie intégrante des acteurs du monde du livre aujourd’hui, c’est indéniable. Ces acteurs forment une communauté très active et très solidaire sur les réseaux sociaux. La « communauté du livre » prodigue à ses membres conseils, soutien et participe grandement au développement (ou à l’enterrement dans certains cas rares) de la réputation d’un auteur. S’il est établi que les blogueurs n’auraient rien à chroniquer sans les auteurs, il est évident qu’un auteur ne pourrait pas faire connaître son livre sans le réseau que constituent les chroniqueurs et les autres auteurs. C’est donc une coopération, un échange gagnant-gagnant ou chacun doit y trouver son compte. Image par Gerd Altmann de Pixabay Savoir choisir son chroniqueur Aimez-vous tous les genres de livre ? Non ? Alors vous pouvez parier qu’il en va de même pour les blogueurs qui écrivent des chroniques. Tout comme vous, les chroniqueurs se spécialisent dans un ou plusieurs genres de romans : fantasy, littérature blanche ou enfant, policier, horreur ou fantastique. Il est donc inutile de leur demander une chronique sur un roman qui ne correspond pas à leur ligne éditoriale. Vous perdrez votre temps et vous leur ferez perdre le leur. (Lisez l’article « 3 bonnes raisons et 1 mauvaise d’envoyer son livre à un blog littéraire») Pour vous faire connaître auprès des chroniqueurs, vous avez deux solutions : La gratuite 1 — Vous relevez vos manches et vous partez à la chasse aux chroniques sur Google. Cherchez celles du genre qui correspond à votre livre et mettez l’adresse du blogueur dans vos favoris. 2 — Faites connaissance avec le chroniqueur. Laissez des commentaires sur ses chroniques, échangez avec lui sur les réseaux sociaux, etc. Les chroniqueurs sont des personnes avec seulement 24 h dans une journée. Ils doivent se fixer des priorités dans les chroniques à rédiger et ils seront plus à même de répondre favorablement à la vôtre si vous êtes plus qu’un étranger pour eux. 3 — Envoyez-leur un email dans lequel vous vous présentez. Parlez-leur de votre livre, précisez le genre, résumez-en l’histoire et le style en quelques mots et demandez-leur s’ils seraient intéressés pour le lire et éventuellement le chroniquer. 4 — Quand ils vous répondent par l’affirmative, envoyez leur votre roman au format PDF, EPUB ou MOBI selon leur préférence sans contrepartie financière. (Lisez l’article : « EPUB ou Mobi : quel format d’ebook choisir ? » Je vais insister sur ce dernier point qui me semble important (et que je vois malheureusement trop souvent). Faire une chronique de votre livre est un service que le blogueur vous rend. Il est donc totalement impensable de lui demander de payer pour se procurer votre roman. Vous devez le lui envoyer gratuitement. Avantages : excellente pour le réseau et la preuve social et gratuit Inconvénient : C’est long La payante Il existe des sites, comme le site SimplementPro, qui proposent des services de presse gratuits ou payants. Ces sites mettent en relation les auteurs et les chroniqueurs. La version gratuite permet de créer une fiche qui présente votre livre. Vous devez alors partir à la chasse aux chroniqueurs du même genre que le vôtre [idem que la technique précédente] ou attendre que le poisson morde tout seul… ce qui, nous l’avons déjà vu, est inefficace. En revanche, si vous avez quelques euros à dépenser, vous pouvez demander à ce que votre roman soit positionné en haut des listes de recommandations du site et suggéré aux chroniqueurs via une newsletter hebdomadaire. Si vous êtes plus du genre « pêcheur », cela équivaut à balancer 15 kilos d’appât dans l’eau. Ce sont alors les chroniqueurs qui vous contact
Vendre son livre en ligne… Non, vendre UN MILLION d’ebooks en ligne : voilà une promesse qui semble difficile, voire impossible à tenir. Mais c’est pourtant ce qu’a réussi à accomplir John Locke, auteur américain de roman d’espionnage. Une passion qu’il a transformée en une activité louable et commerciale à part entière. John Locke écrit ce que ma grand-mère appelait des romans de gare. Du genre avec une jolie fille dévêtue en couverture sur un pochoir en forme de pistolet. L’équivalent de la collection des romans SAS que l’on trouve en grande quantité au rayon librairie d’Auchan. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ses romans ne laissent pas indifférents. Que ce soit sur Amazon ou booknode, les avis oscillent entre « 5 étoiles : c’est génial » et le « J’ai mis 1 étoile parce que je ne peux pas mettre 0 » avec une moyenne à peine supérieure à 3. Pourtant, John Locke est le premier auteur autoédité à avoir atteint le chiffre de 1 million d’ebooks vendus dans le monde, à avoir atteint la première place du classement général d’Amazon, à avoir occupé la première ET la deuxième place du classement général en même temps… et plein d’autres records du même genre ; et tout cela à temps partiel, sans agent littéraire ni publicité et sans expérience du marketing. Alors comment s’y est-il pris pour vendre ses ebooks en ligne ? Comment a-t-il atteint un tel succès? Un tel volume de vente avec des romans d’une qualité que je qualifierai de litigieuse ? C’est pour répondre à cette question que John Locke a écrit le livre « How I sold 1 millions ebooks in 5 months » (Comment j’ai vendu 1 million d’ebooks en 5 mois) Un livre indisponible en français dont je vous propose une synthèse dans les lignes qui suivent. « Comment j’ai vendu 1 millions d’ebooks en 5 mois » – John Locke Pourquoi les autoédités n’arrivent pas à vendre leurs livres en ligne Les méthodes traditionnelles ne fonctionnent pas pour les autoéditer Je passe rapidement sur les éternels chapitres dédiés à asseoir la légitimité de l’auteur dans ce genre de livre pratique (John Locke a fait ceci, a fait cela, blablablabla…) pour marquer un court arrêt sur les méthodes qu’il a employées pour vendre son livre, et qui n’ont pas fonctionné pour lui.  À savoir : Écouter les autres pour savoir comment vendre son livre : il a tenté toutes les méthodes traditionnelles proposées par les marketeurs et les pros de l’édition, mais aucune n’a fonctionné pour lui, Vendre son livre en librairie : les librairies ne veulent pas d’auteurs autoédités sur leurs étagères, Se faire interviewer par des journaux : toutes ses demandes ont été rejetées, car il était autoédité et inconnu. Il en donne aujourd’hui, mais ce sont les journaux qui les lui demandent et non l’inverse. Embaucher un publiciste : il a engagé le meilleur publiciste du marché, et il reconnaît que ce professionnel a fait un super boulot… mais même ce super boulot n’a pas donné de résultats, Envoyer des services de presse : il a envoyé plus de 100 000 services presses à tous les médias existants sans résultat. Donner des interviews à la radio, faire de la publicité dans différents médias… toutes ces tentatives n’ont eu pour effet que de lui faire perdre son argent et son temps. La raison principale à cela est son statut d’auto-édité. Souffrant d’une mauvaise presse et d’un manque de soutien patenté de la part du circuit du livre, ce statut seul suffit d’après lui à expliquer pourquoi ces méthodes traditionnelles ne sont pas efficaces dans son cas. Ce que vous faites mal (probablement) Les auteurs autoédités qui ne vendent pas leur livre sont légion, mais les raisons de cette absence de vente, elles, sont au nombre de quatre. Si vous faites partie de cette catégorie d’auteurs qui tentent tout sans arriver à un résultat, vous faites sans doute l’une des erreurs suivantes : Vous n’avez pas de plan pour écrire votre livre Vous n’avez pas de plan pour vendre votre livre Vous ne savez pas qui sont vos lecteurs Vous ne savez pas comment les trouver Les deux premières sont la base, les deux dernières sont primordiales, mais découlent directement des deux premières. Écrire sans un plan et sans savoir comment vendre son livre en ligne, revient à jouer aux fléchettes dans le noir et les yeux bandés. Dans ces conditions, la seule façon d’atteindre le succès est par un coup de chance monumentale. Comme souvent lorsqu’on aborde la question de la vente de livre en ligne, John Locke nous dit que ce qui manque à la plupart des auteurs autoédités, c’est une stratégie claire. Les auteurs n’ont pas besoin d’outils ou de tactiques compliqués pour atteindre leur but. Les outils, nous les avons tous déjà : Un livre à vendre (c’est un minimum ;) ) Un site auteur un compte sur les réseaux sociaux (Twitter en ce qui concerne Locke) un blog Et c’est tout ! Le reste est superflu. Vous pouvez essayer TikTok, Whatsapp, Telegram, etc. et changer d’outil tous les mois jusqu’à trouver celui qui vous permettra de trouver le succès… mais cela ne marchera pas. Car peu importe l’outil, ce qui compte c’est comment et pourquoi vous vous en servez. Les 4 erreurs courantes des autoédités Un plan pour écrire son livre Selon John Locke, le meilleur moyen de vendre son livre en ligne est de savoir qui est votre audience et ce qu’elle veut avant même de commencer à écrire votre livre. Vous devez tout savoir sur vos lecteurs à l’avance et ensuite écrire votre livre. Mais la plupart des auteurs font les choses à l’envers : ils écrivent leur livre d’abord et ensuite il cherche à qui le vendre. Cela revient à être face à 20 000 personnes et devoir en toucher une avec une seule balle. Quelles sont vos chances de l’atteindre ? Proche de zéro. C’est pourtant ce que font la plupart des auteurs. Pourquoi cibler une niche permet de vendre son livre en ligne Toutes les histoires de succès ont commencé avec un type qui a ciblé une niche. Et 9 fois sur 10, quand ils ont essayé de sortir de leur niche, ils ont fini par échouer. C’est la raison pour laquelle John Locke a toujours refusé les propositions des gros éditeurs. Il sait que l’éditeur voudra élargir son lectorat pour toucher plus de lecteurs. Il voudra le sortir de sa niche. Il essaiera de lisser les personnages pour qu’ils plaisent à une audience plus large. Et il détruira, sans le vouloir, ce qui a fait leur succès et les raisons pour lesquelles ses romans plaisent à sa niche. Donovan Creed, le personnage phare des romans de John Locke, possède un petit lectorat. Quatre lecteurs sur cinq n’aiment pas ses livres, mais Locke ne les écrit pas pour eux. Il les écrit pour les 1 sur 5 qui les adorent. « Comprendre qui est son lectorat et ce qu’il veut est le point le plus important pour vendre son livre en ligne. » « Essayer d’étendre sa niche c’est se destiner à l’échec, car vous perdrez ceux qui sont vos fans de la première heure et auraient continué d’acheter vos futurs livres. » Si vous voulez étendre le nombre de vos lecteurs, alors écrivez pour une autre niche, un autre livre qui parlera à d’autres gens. Un exemple de niche Afin d’être plus clair sur ce que John Locke appelle une niche et surtout « savoir ce que les lecteurs veulent », il partage l’analyse de SA niche. En voici un condensé : « Les gens qui aiment mes livres adorent les héros du quotidien. Ils font preuve de compassion pour les opprimés, mais aiment l’irrévérencieux et possèdent un sens de l’humour acide. Ils sont de tout âge, mais un nombre surprenant sont des hommes actifs et des femmes de plus de 50 ans. Plus de 70 % sont des femmes, ce qui surprend quiconque a déjà lu un de mes livres. Beaucoup sont des docteurs, des infirmières et des businessmans. Ce sont des personnes occupées et débordées au-delà de ce qu’on peut imaginer et ils aiment mes livres, car ils cherchent à se libérer du stress. Ils ont lu de nombreux livres plus intellectuels dans le passé, mais aujourd’hui ils lisent essentiellement pour se détendre, pour respirer et rirent des situations extravagantes que je leur propose. Mes lecteurs hommes veulent être Donovan Creed (NdT : héros des romans de J. Locke) et mes lecteurs femmes souhaitent une relation galante avec lui. Elles ne veulent pas l’épouser, car elles savent qu’il n’est pas stable, mais elles sentent un potentiel qui pourrait se développer avec la bonne personne. Mes lecteurs aiment les héros discrets, et ils aiment les voir s’enliser dans des situations dangereuses. Par-dessus tout, ils aiment les voir plaisanter avec les autres personnages qu’ils rencontrent. Ils aiment les romans d’action où les descriptions sont légères et les dialogues présents. Ils aiment les héros malins et plein de ressources, mais ne veulent pas qu’il s’en tire trop facilement (…) Mes lecteurs aiment que je fasse peu de recherche. Ils ne veulent pas être éduqués, mais ils apprécient apprendre un ou deux faits peu connus qu’ils pourront ressortir pendant une conversation à un diner (…) Mes lecteurs aiment les situations impliquant le sexe et les plaisanteries sexuelles. Ils les trouvent drôles, mais ne veulent pas de détails érotique ou pornographique. Ils savent que je ne prends pas mes livres au sérieux et ne s’attendent pas à ce qu’ils le soient. Ils savent que je n’essaie pas de sauver le monde ou d’écrire de la littérature qui sera présentée aux enfants à l’école. » La saga Donovan Creed signée John Locke Comment trouver sa niche Plus votre lectorat est « étroit » et plus il est facile à identifier, car il se distingue par une caractéristique précise. C’est la raison pour laquelle il est plus facile d’identifier des lecteurs pour les livres de cuisine, les romans jeunesse, Young adult et les livres pratiques. Les lecteurs de mystère, thriller ou romance sont plus difficiles à cibler, car ils peuvent toucher tous les âges, toutes les classes, tous les publics… mais c’est possible. Hélas, alors que tous les auteurs sont d’accord pour dire qu’il faut cibler les bricoleurs pour vendre un livre de plomberie, ils abandonnent cette vision
Qu’on le veuille ou non, Amazon est devenu plus qu’un revendeur de livres. Le site du géant américain est un véritable moteur de recherche pour tous les lecteurs en quête de livre. C’est pourquoi il est essentiel, pour un auteur qui veut augmenter ses ventes de livres en ligne, de comprendre le fonctionnement de l’algorithme d’Amazon, car c’est lui qui décide quel livre Amazon va recommander à quel lecteur. Aujourd’hui, et malgré le grand nombre de revendeurs de livres en ligne, il n’y a rien de comparable, en termes de visibilité, à la mention de votre ouvrage dans le top 100 d’Amazon ou dans la liste des recommandations qui est envoyée par email à ses milliers (millions ?) d’abonnés. Le temps de lire cet article, mettez de côté votre éventuel ressentiment pour ce géant du capitalisme et ses méthodes managériales douteuses et prenez conscience de ceci : de nos jours, il n’est tout simplement pas possible d’ignorer ce canal de distribution si vous voulez être lu par le plus grand nombre, et encore moins si vous caressez l’espoir de vivre de vos écrits. Cet article est la première partie d’un dossier qui en compte trois. Dans celle-ci, je vous parle du fonctionnement de l’algorithme d’Amazon qu’il est important de comprendre pour la suite. Dans la seconde partie (la semaine prochaine), j’aborderai de plus près les moyens qu’utilise Amazon pour promouvoir les livres qui se vendent. Enfin, dans la troisième partie, nous parlerons de ce qu’il faut savoir pour améliorer votre classement dans ces listes et augmenter votre visibilité. L’algorithme d’Amazon est un sujet qui peut vite devenir très technique, aussi je vous promets de faire de mon mieux pour rendre ce contenu le plus accessible possible à tout le monde. Mais d’abord… Photo by Hello I’m Nik on Unsplash   C’est quoi un algorithme ? Il faut comprendre que tout le monde fait une erreur en parlant de l’algorithme d’Amazon au singulier. Nous devrions parler DES algorithmeS d’Amazon, car le site en utilise plusieurs pour classer et recommander les livres qu’il vend. Il s’agit d’une combinaison de plusieurs algorithmes qui, comme des sentinelles bien entraînées, ont chacune la charge d’un secteur du magasin. Donc si vous trouvez sur le web un grand manitou qui affirme avoir trouvé LE secret de l’algorithme d’Amazon et qu’il est prêt à le partager avec vous (en échange des 10 chiffres de votre carte bleue évidemment), remerciez-le pour sa générosité, dites-lui que vous allez y réfléchir et barrez-vous en courant. « Mais nom d’une pipe en bois ! Je ne suis pas mathématicien, moi ! Je suis auteur. Alors, dis-moi ça c’est quoi que c’est qu’un algorithme ». D’abord, calmez-vous. Vous en perdez le sens de la syntaxe et mes yeux saignent. Quand on parle d’un moteur de recherche (comme Google) ou d’un site marchand (comme Amazon), un algorithme est un ensemble de règles et de calculs complexes fait par ordinateur pour classer et présenter des résultats de recherche et des produits. L’algorithme d’Amazon est donc une espèce de robot informatique qui décide quels livres il va montrer et l’ordre dans lequel il va les montrer quand un de ses clients tape un mot-clé dans la barre de recherche. Par exemple, si je tape les mots « epic fantasy » dans la boutique Kindle, Amazon me propose pas moins de 50 000 titres. Les livres qui apparaissent et leur ordre d’apparition sont décidés par l’algorithme (l’algorithme A9 pour être précis). Mais cela va encore plus loin, car l’algorithme d’Amazon décide également du classement de votre livre dans sa liste des best-seller et son placement (ou non) dans la liste d’ouvrages recommandés par email. Si vous avez déjà été abonné à Kindle Unlimited, vous avez certainement reçu un email pour vous recommander une liste de livres. Sachez que c’est un algorithme qui a choisi ces livres pour vous. Image par Markus Spiske de Pixabay   Les facteurs de calcul de l’algorithme d’Amazon 1# Venti Ventos invocat (« Les ventes appellent les ventes ») Même si Amazon dispose de plusieurs algorithmes, ils partagent tous la même philosophie : rendre les clients heureux et les inciter à acheter plus de livres, autant que possible. C’est un point important à souligner. Amazon et vous avez le même objectif, c’est-à-dire de vendre des livres. Plus vous en vendez, et plus ils font de l’argent. La seule différence, c’est que vous voulez qu’Amazon vende VOTRE livre, alors qu’Amazon se fiche de savoir quel livre il vend, du moment qu’il le vend. Au final, tout se résume à cela. Quand on a compris ça, il est facile de comprendre que le critère de calcul n° 1 de l’algorithme d’Amazon est le nombre de ventes. En somme, plus vous aurez vendu d’exemplaires et plus Amazon le mettra en avant dans sa liste et dans ses emails. Les plateaux et les pics Pour autant, toutes les ventes ne se valent pas. Par exemple, si vous faites une promo de dingue sur une journée et que vos ventes décollent pendant 24 heures avant de retomber en piqué, l’algorithme d’Amazon considérera cette augmentation soudaine comme une anomalie et ne vous récompensera pas autant en visibilité que si ces ventes s’étaient étalées sur plusieurs jours. En d’autres termes, Amazon préfère les plateaux aux pics. Les ventes en plateau du roman B seront préférables aux ventes en pic du roman A   Il vaut donc mieux organiser une promotion qui dure plusieurs jours en planifiant votre communication de façon à ce que tous les lecteurs potentiels n’arrivent pas au même moment ; plutôt qu’une opération coup de poing qui vous fera grimper en flèche et redescendre aussi vite à votre point de départ. Amazon cherche la stabilité. Mot-clé et site auteur On vient de le voir, la période des ventes est importante pour l’algorithme d’Amazon, mais l’origine de ces ventes l’est tout autant. Je m’explique… Vous avez mis votre livre en ligne sur Amazon et vous avez également intégré un lien vers la page Amazon de votre livre sur votre site auteur (et vous avez raison). Les lecteurs ont donc deux moyens d’acheter votre livre : soit en tapant un mot-clé dans le moteur de recherche Amazon, soit en cliquant sur le lien de votre site auteur. (Lisez l’article : Landing page, un outil pour vendre son livre ) Ce sont deux origines différentes de vente pour Amazon qui va donner plus d’importance aux ventes faites pas mot-clés. La raison en est simple : si l’algorithme d’Amazon remarque que votre livre se vend bien pour une recherche de mot-clé donnée, il voudra vous mettre en avant en premier pour cette recherche. Est-ce que cela veut dire qu’il ne faut pas mettre de lien sur son site auteur ? Bien sûr que non. Une vente venant d’un site externe comptera toujours plus que pas de vente du tout. Par contre, cela signifie que vous devez bien choisir les mot-clés qui mèneront les clients d’Amazon tout droit sur votre roman. (Lisez l’article : Trouver les bons mots-clés pour vendre votre livre en ligne ) 2# Le taux de conversion Ce qu’Amazon va récompenser encore plus que les ventes, c’est un bon taux de conversion. Si vous n’êtes pas familier avec ce terme, voilà un petit rappel : une conversion est un événement par lequel un simple visiteur devient un client qui achète votre livre. Quand un internaute arrive sur votre page Amazon et clique sur le bouton « Acheter », c’est une conversion. Le taux de conversion est le ratio entre votre trafic et le nombre de conversions réalisées. Exemple : si 200 personnes viennent sur votre page Amazon et que 15 personnes achètent votre livre, votre taux de conversion est de (15/200)*100=7,5 %. Vente ET taux de conversion sont d’une importance capitale pour l’algorithme d’Amazon, car, plus que tout, Amazon veut vendre des livres. Si l’algorithme a le choix entre deux livres qui font le même nombre de ventes, il va privilégier celui avec le meilleur taux de conversion, car il sait qu’en envoyant plus de trafic sur cette page, il aura plus de vente. C’est la raison pour laquelle il est vital que vous soigniez votre page Amazon le plus possible. Que ce soit avec une couverture professionnelle, un synopsis attractif et une biographie qui déchire. Photo by Volodymyr Hryshchenko -unsplash Voilà pour cette introduction au fonctionnement de l’algorithme d’Amazon, j’espère qu’elle aura été claire pour vous. La semaine prochaine, vous verrez les multiples façons qu’utilise Amazon pour recommander votre livre aux lecteurs. Oui, vous avez bien lu, elles sont multiples et chacune a un fonctionnement différent. Il vaut donc mieux les connaître pour être bien positionné dessus. L’article L’algorithme d’Amazon: comment ça marche? est apparu en premier sur Écrire et être lu.
Que la fin de votre roman soit gravée dans votre tête avant de commencer à écrire ou qu’elle vous vienne au fur et à mesure de l’avancée de votre projet, il y a une chose qu’un auteur doit maîtriser s’il veut laisser une impression durable à ses lecteurs : savoir finir une histoire. La fin d’une histoire a un impact énorme sur comment les lecteurs se souviendront de votre livre. S’ils sont déçus par la fin du dernier chapitre, ils seront moins à même de le relire et encore moins de le recommander autour d’eux. Si le commencement de votre livre va déterminer si le lecteur continue de lire ou non, la fin sera décisive pour transformer un lecteur en fan. Six types de fins (et à quoi elles servent) Bien sûr, il n’existe pas de « bonne » fin universelle. L’écriture est un art et l’art est avant tout subjectif. Chaque lecteur appréciera un film ou un livre pour différentes raisons. Cependant, l’écrivain doit prendre en considération les attentes du lecteur et l’histoire sera meilleure s’il répond à ces attentes (ou s’il n’y répond pas de façon intentionnelle). Ces attentes varient d’un lecteur à l’autre, mais il est possible de les anticiper en tenant compte des éléments suivants : – Le genre, Si vous écrivez une romance, sachez que beaucoup de personnes ne comprendront pas que votre fin sorte du « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants » (ou à minima un « ils furent heureux sur le moment »). – la structure de l’intrigue Si vous suivez le voyage du héros de Campbell pour la structure, votre héros se retrouvera à son point de départ, mais transformé par son expérience. – le lectorat cible, Un enfant aura des attentes très différentes d’un adulte. – le thème du livre, Votre thème et l’impression que vous voulez laisser à votre lecteur détermineront si vous voulez répondre à son attente ou, au contraire, la contrarier de façon intentionnelle (si vous la contrariez, assurez-vous quand même qu’elle soit fidèle au personnage, à l’intrigue et au thème que vous avez choisi sinon le lecteur sera complètement perdu). Puisque je n’ai pas la prétention d’avoir inventé l’eau chaude et que d’autres ont déjà fait cela bien mieux que moi, voici une liste des 6 types de fins que l’on peut trouver dans un roman : 1 — Les fins résolues Emballées avec un gros nœud rose. La fin résolue répond à toutes les questions posées dans le roman et dénoue tous les nœuds de l’intrigue. Tout ce qui arrive au personnage principal est clairement explicité au lecteur. Quand faut-il utiliser une fin résolue ? Très souvent utilisée dans les romans « stand alone » pour lesquels aucune suite ou ambition de série n’est pressentie (sauf si c’est le dernier volet de la série). Elle est très utilisée pour les romances (Et ils vécurent heureux…), mais pas que. 2 — Les fins non résolues Ce type de fin soulève plus d’interrogation qu’il ne donne de réponse, et laisse le lecteur avec l’envie de savoir ce qui va se passer après. Cela laisse généralement pensif, on se remémore toutes les épreuves que le héros a traversées et laisse notre imagination inventer la suite non écrite. Tout ne doit pas être non résolu. Il faut répondre à certaines questions ; laisser un os à ronger au lecteur. Mais des questions doivent être en suspens et de nombreuses portes laissées ouvertes. Quand faut-il utiliser une fin non résolue ? L’anticipation et l’excitation qu’une fin non résolue crée la rendent idéale pour une série de livres. Qui n’adore pas (déteste) un bon cliffhanger ? 3 — Les fins ambiguës Les fins ambiguës laissent le lecteur en train de se demander « Et si… ? ». Plutôt que d’écrire explicitement ce qui arrive aux personnages à la fin du roman, la fin ambiguë instille un léger doute qui va laisser la porte ouverte aux spéculations sur ce qui va se passer après. La fin n’est pas non résolue, mais reste soumise à interprétation. Quand faut-il utiliser une fin ambiguë ? C’est la fin qu’il vous faut si vous voulez que le lecteur continue à réfléchir, après sa lecture, au message véhiculé par votre roman. Une fin résolue répond à toutes les questions et met donc fin à la réflexion. En revanche une fin ambiguë bien tournée tentera de rapprocher le lecteur de ce que l’auteur a voulu dire à travers son histoire. 4 — Les fins inattendues Vous avez conduit vos lecteurs à croire que votre roman va se terminer d’une certaine façon, mais (en bon sadique) vous ajouter un rebondissement qu’ils n’avaient pas vu venir à la dernière minute. Une fin inattendue réussie est une vraie source de fierté pour un auteur. D’autant plus que, aujourd’hui, les lecteurs/spectateurs abreuvés en permanence de films et de séries sont devenus très difficiles à surprendre. Attention néanmoins, car une fin inattendue mal tournée peut frustrer les lecteurs et les rendre furieux. Même inattendue, même surprenante, la fin doit être cohérente avec le reste du roman. Agatha Christie était la reine des fins inattendues. Celle des « Dix petits nègres » est devenue légendaire. Quand faut-il utiliser les fins inattendues ? Dans les romans dans lesquels toute l’intrigue repose sur un mystère (« Qui est le meurtrier ? » par exemple). Les fans du genre « s’attendront à être surpris » et seront même déçus s’ils ne le sont pas. Cela ne veut cependant pas dire que le retournement doit venir de nulle part. Pas de Deus ex machina s’il-vous-plait ! Comme le petit Poucet, vous devez laissé des miettes de pain tout au long du livre, préparez le terrain pour que le lecteur puisse s’y référer quand il aura le mot de la fin et qu’il puisse se dire : « Mais oui, bien sûr ! » 5 — Les fins « en boucle » Si vous suivez le « Voyage du héros » de Campbell comme structure narrative, votre histoire est un cycle dans lequel le héros revient, à la fin, à son point de départ (souvent au sens métaphorique). En d’autres termes, l’histoire se termine là où elle a commencé que ce soit d’un point de vue géographique (au même endroit), contextuel (la même situation) ou événementiel (les mêmes actions). Quand faut-il utiliser les fins en boucle ? Plus commune dans la fiction de genre, ce type de fin a l’avantage de donner une direction pendant que vous écrivez. Après tout, vous allez finir là où vous avez commencé. Mais n’allez pas croire que cela rend l’écriture plus facile. Au contraire, c’est à vous de donner plus de profondeur à ces actions et événements répétés afin qu’à la fin, ils donnent une sensation complètement différente. 6 — Les fins étendues Aussi connue sous le nom d’Épilogue, elle montre ce qui arrive au monde dans lequel se déroule l’histoire après la clôture de l’histoire du héros, à un point plus ou moins éloigné du futur. Quand faut-il utiliser les fins étendues ? S’il vous reste des choses à dire à la fin de votre histoire, ou quelques morceaux à recoller, mais que vous n’en avez pas eu l’occasion durant le récit, alors c’est la fin pour vous. Attention, cependant que la fin étendue vient en plus d’une fin traditionnelle et ne suffira pas à rattraper une fin bancale. Elle est juste là pour donner un coup d’œil aux conséquences du récit sur le reste du monde concerné par l’histoire.   Six astuces pour réussir sa fin de roman Maintenant que vous avez une vue d’ensemble sur les différentes fins possibles et comment vous en servir, voici une petite compilation de trucs et astuces pour créer une fin qui restera dans les mémoires de vos lecteurs. 1 — Trouvez votre fin dans le commencement Même si votre histoire comporte plusieurs intrigues et sous-intrigues, tous les livres tournent autour d’une question posée dans le premier chapitre : Qui a tué le docteur Lenoir ? Cet homme et cette femme vont-ils finir ensemble ? Va-t-il sauver le monde ? Vont-ils sauver leur couple ? Etc. C’est cette question qui sera la force motrice de votre intrigue. Vous voulez donc vous assurer que vous y répondez avant la fin du livre. Même si votre livre est le premier d’une longue série, il faut que chaque livre de la série possède sa propre question centrale et que vous y répondiez avant la fin pour qu’il soit complet. 2 — Mettez une dose d’espoir dans votre fin Votre personnage a traversé l’enfer tout au long du roman, laissez-le donc voir un peu de la beauté du monde pour lui permettre de reprendre son souffle. Un peu d’espoir pour lui permettre de s’engager dans une nouvelle aventure. Même si votre fin doit donner envie au lecteur d’en savoir plus, il doit refermer le livre en se disant que ce monde est cruel, mais aussi merveilleux. 3 — Restez intéressant Ce n’est pas parce que vous avez su amener le lecteur jusque-là que vous devez vous relâcher. Même si certains genres induisent un certain type de fin, vous ne voulez pas que vos lecteurs vous voient arriver à cinquante kilomètres. En d’autres termes, même si une résolution aux questions posées est attendue, il est de votre devoir d’auteur de proposer une fin qui reste originale et intéressante ; pour cela, le conseil est le même que celui pour éviter les clichés : allez plus loin que votre première inspiration. Si c’est la première que vous avez eue, dites-vous que c’est probablement la première à laquelle penseront les lecteurs. Continuez à creuser après votre première idée, voire après la deuxième et la troisième. (Lisez l’article : Comment éviter les clichés) 4 — La dernière impression compte D’une certaine façon, la dernière ligne d’une histoire est encore plus importante que la première. C’est la dernière impression que vous laisserez dans l’esprit du lecteur et le point final de votre livre. Réfléchissez au genre d’émotion sur laquelle vous voulez que votre lecteur referme votre livre et demandez-vous quelle image finale pourrait le mieux provoquer cette émotion. 5 — Bouclez la boucle « Vous devez boucler la boucle. Vous devez terminer là où vous avez commencé. Vous devez prendre la vérité en laquelle votre personnage principal croyait au début de l’histoire et l’exposer comme le mensonge qu’elle est à la fin. Dans votre fin, le personnage principal n’a pas à obtenir ce q
Vous voulez savoir comment on trouve une idée de roman? Je vais vous le dire, mais laissez moi d’abord vous raconter une histoire. Le 2 décembre 2017, je passais un dimanche tranquille avec ma belle-famille. Ma compagne était alors enceinte de plusieurs semaines. Nous savions que ce serait un garçon, et nous savions que nous l’appellerions Charlie. A cette époque, bon nombre des conversations tournaient autour de la grossesse, des bébés et des enfants. Mon adorable belle-mère s’inquiétait à voix haute de l’effet potentiellement néfaste des smartphones et tablettes sur les tout-petits. J’allais dans son sens, et je racontais comment, étant enfant, je passais des heures dans ma chambre à jouer avec mes figurines, à leur inventer des aventures. C’est sans doute grâce à cela que j’avais acquis ce goût et cette « aisance » à raconter des histoires. Si les tablettes avaient existé en ce temps-là, j’aurais probablement passé tout mon temps le nez collé dessus et ma vie aurait été très différente. J’ai toujours placé l’imagination et la créativité très haut sur l’échelle de mes valeurs. Ma compagne enchaîna en se rappelant que, étant petite, elle avait un ami imaginaire qui la suivait partout. Un homme invisible du nom de Harold et… BING !!!! C’est ce qu’il s’est passé dans ma petite tête. Il y a eu une collision, un choc frontal entre deux idées : un enfant imaginatif qui s’invente des histoires et un ami imaginaire invisible. Ainsi est né le concept de « Charlie et le magicien invisible ». Ce phénomène n’est pas rare. Il est même particulièrement fréquent pour tout et n’importe quoi. J’ai des courgettes, j’ai du fromage… BING ! Je fais un gratin de courgettes. C’est également ainsi que bon nombre d’idées d’invention émergent. J’ai une moto, j’ai des skis… BING ! J’invente la motoneige (ou Ski-doo pour les Québécois). D’où vient une idée de roman? Bref, ce que nous appellerons ici l’inspiration peut se manifester n’importe où, n’importe quand et à n’importe quel sujet. Les Grecs de l’antiquité appelaient les muses, Stephen King y fait référence comme au type qui squatte son garage et pille son frigo, Elizabeth Gilbert l’imagine comme des entités magiques qui nous rendent visite… peu importe. Cette inspiration, c’est elle qui décide où, quand et comment elle frappe. « Mais alors, me direz-vous, comment savoir si cette inspiration va un jour me bénir de son touché gracieux et me faire don d’une idée de roman ? Je vais peut-être attendre toute ma vie pour rien ! » Tututut ! Pas de défaitisme prématuré ! L’inspiration est comme un joueur de baseball qui s’entraîne à la frappe. Plus vous lui envoyez de balles, et plus il a de chances de réaliser un home run. Image par Free-Photos de Pixabay   Voici donc des sources d’inspiration connues et reconnues pour leur efficacité qui vous permettront d’approvisionner votre inspiration en matière première. 1 — Sortir Vous l’avez compris avec mon exemple, une idée peut vous venir n’importe où. Stephen King a eu l’idée de la scène d’ouverture du roman Carrie en faisant un petit boulot de nettoyage du vestiaire des filles, dans un lycée. S’il était resté chez lui, le nez collé sur sa machine à écrire, à attendre que l’inspiration vienne, il serait peut-être encore prof de lycée et non l’un des auteurs les plus prolifiques de ce siècle. Il convient donc de sortir, de s’aérer l’esprit. D’abord parce que l’air frais est un excellent stimulant, mais aussi parce qu’observer la vie en 3D qui se déroule devant vos yeux est source d’inspiration. Vous devez donc être attentif à ce qu’il se passe autour de vous. Soyez un spectateur actif, ne vous contentez pas de mettre un pied devant l’autre en attendant que cela se passe. L’idée de roman que vous recherchez peut venir de n’importe où : la forme d’un nuage, le braiment d’un âne au loin, la démarche d’un passant… Faites ce qui vous convient le mieux. Certains trouvent une grande source d’inspiration dans une promenade en pleine nature, d’autres s’abreuvent en observant les gens passer depuis une terrasse, un verre de vin à la main. Il n’y a pas UN type de sortie meilleur qu’un autre. Vous devez avant tout y prendre du plaisir. 2 — Les nouvelles expériences Avez-vous déjà essayé le canoë ? La nourriture coréenne ? L’accrobranche ? Le théâtre d’improvisation ? La peinture sur soie (ou sur soi ) ? L’expérience est pour moi le plus grand des trésors. C’est ce qui fait de nous des êtres riches et complets. J’ai essayé des centaines d’activités (dans la limite de mes moyens) tout au long de ma vie, et je ne connais pas de meilleures sources d’inspiration pour avoir une idée de roman. Vous découvrirez de nouvelles sensations, de nouvelles façons de voir les choses et les gens, de nouvelles émotions. C’est le saint Graal de tout auteur qui souhaite transmettre des émotions à ses lecteurs et cette manne est abondante et très accessible. Pourquoi s’en priver ? La réponse à cette question est très souvent la peur. Nous avons peur de ne pas y arriver, nous avons peur d’être ridicules devant les autres. Heureusement pour nous, 99,99 % de ces autres personnes ne s’attendent pas à ce que vous soyez parfait dès votre premier essai, et 101 % de ces mêmes personnes se fichent complètement de vos performances et ne vous regardent même pas. Donc, pas d’excuse. Image par Dimitri Houtteman de Pixabay   3 — Rencontrer des gens Parfois, le début d’une idée de roman ne part pas d’un concept, mais d’un personnage. Un caractère, une personnalité loin des clichés habituels qui portera une histoire d’une façon inédite. J’ai une bonne nouvelle ! Les rues de votre ville ou village sont bondées de personnages comme ceux-là. Il ne tient qu’à vous de les rencontrer et de les découvrir. Pour réussir, quelques conseils : Ne les informez pas que vous cherchez de l’inspiration en eux, en tout cas pas au début. Qu’ils puissent se retrouver propulsés dans une histoire dont ils ne savent rien et dans la peau d’un personnage sous le total contrôle de la plume d’un inconnu peut en effrayer plus d’un. Écouter plus que vous parler. C’est vous qui êtes en quête d’inspiration, pas eux. Vous devez donc avoir les oreilles ouvertes et la bouche fermée. Heureusement, la plupart des personnes aiment parler d’elles et n’ont pas besoin d’être poussées très longtemps avant de raconter des histoires et de se dévoiler. Si vous trouvez le personnage de vos rêves parmi une de vos connaissances, gardez le ou les traits de sa personnalité qui vous intéressent, grossissez-les jusqu’à la taille souhaitée… et changez tout le reste. Décrire de façon trop précise une connaissance peut devenir très délicat si la personne en question ne se sent pas flattée par la description. La perception des autres est aussi imprévisible que le tirage du loto. Vous ne pouvez jamais savoir comment ils réagiront. 4 — Parler de ce que l’on connaît Si vous avez pour ambition d’écrire votre premier roman, je vous conseille vivement de débuter avec un sujet que vous maîtrisez déjà. Bien sûr, vous pouvez écrire sur tout ce que vous voulez. En théorie, vous ne souffrez aucune limite. En pratique, si vous abordez un récit à une époque ou dans un contexte dont vous ignorez tout, vous devrez vous immerger dans des heures et des heures de recherches et de documentation afin de comprendre le contexte de votre propre histoire. Vous devrez vous efforcer de comprendre tous les tenants et les aboutissants de chaque événement en partant de zéro. C’est une difficulté qui s’ajoutera à l’apprentissage de la construction d’une intrigue, du développement des personnages, de la structure de l’histoire, du choix du temps, du point de vue, etc. Bref, si vous débutez, simplifiez-vous la vie. Si vous avez passé votre enfance dans les Vosges à escalader des montagnes avec votre papy, vous connaissez déjà le vocabulaire de l’alpinisme, les difficultés que cela représente, les risques de cette activité… Vous êtes déjà imprégné de ce contexte. Rendez-vous service, et commencez par là. Vous pourrez écrire une romance pendant la révolution péruvienne du XVIIe siècle quand vous maîtriserez les bases de l’écriture d’un roman. 5 — Observer les enfants Avez-vous déjà observé des enfants qui jouent ? Quand ils n’ont pas le nez collé à un écran, leur faculté à ouvrir leur esprit et à explorer l’imaginaire à travers le jeu est infinie. C’est la base de toute source d’inspiration, sa substantifique moelle. Si vous avez réussi à garder cette âme d’enfant, vous n’avez sans doute pas besoin de lire cet article. Chaque information que vous recevez peut être retournée et reconvertie en idée de roman, comme les enfants qui s’amusent avec la boîte du jeu que vous venez de leur offrir plutôt qu’avec le jeu lui-même. Si, comme pour beaucoup, l’éducation scolaire a remplacé tout ou partie de cette créativité débridée par des compétences organisationnelles, alors vous pouvez remplacer ce que vous avez perdu en observant les enfants jouer. C’est toujours frais, inattendu, expérimental, décomplexé, drôle et à contre-courant de nos éternels schémas. À consommer sans modération. Image par Sasin Tipchai de Pixabay 6 — Chercher dans l’histoire La vie est la plus grande créatrice de bonnes histoires. Les intrigues au sein de la cour des rois et des reines, les drames passionnels, les enquêtes à rebondissement, tout s’est déjà déroulé un jour, quelque part dans le monde, et reste libre de droits. Vous n’avez qu’à vous servir. Lorsque je parle d’histoire, c’est au sens large du terme. Vous pouvez tout aussi bien trouver une idée de roman dans un manuel scolaire sur l’histoire de France qu’à la page des faits divers de votre gazette locale. Il vous suffit pour cela de la parcourir avec l’esprit ouvert. Gardez toujours cette question à l’esprit « Qu’est ce qui pourrait servir de base à un bon roman ? » Les histoires racontées par vos proches et vos connaissances peuvent également être une grande source d’inspiration. 7 — Se fixer une contrainte Dans le théâtre d’improvisation, il arrive
Vendre son livre en librairies, c’est une consécration pour un auteur. Un peu comme d’être retenu par un éditeur, mais avec une différence notable : avoir son livre présent dans des points de vente comme la FNAC, Cultura, Espace culturel Leclerc ou n’importe quelle librairie française ou francophone ne dépend que de vous. Pour cela, vous avez seulement besoin de temps et de courage, car être référencé dans les catalogues des libraires peut être un parcours semé d’embûches. Comme d’habitude, on n’a rien sans rien, mais c’est possible à condition de bien comprendre comment les livres sont distribués et référencés dans les librairies françaises, la différence entre ces deux notions et les avantages et inconvénients de chaque méthode pour toucher de nouveaux lecteurs potentiels. Vendre son livre en librairies, est-ce que cela en vaut la peine ? Je réponds oui sans hésiter à condition de le faire intelligemment et de ne pas s’attendre à un raz de marée de ventes supplémentaires aussitôt le référencement terminé. Cela ne fonctionne pas comme cela. Tout d’abord, mon expérience m’a plusieurs fois montré que le vente d’un ebook sur le site d’un libraire a peu ou pas d’intérêt (je ne parle évidemment pas des plateformes de drop shipping comme Amazon, iBook ou Kobo). Vendre un ebook sur le site d’une librairie suppose en effet que la librairie bénéficie d’un trafic important, ce qui n’est pas systématique. De plus, les marges des libraires sur les ebooks sont trop importantes pour espérer dégager une rentabilité intéressante. C’est la raison pour laquelle je préfère garder mes ebooks sur Amazon ou, encore mieux, en vente directe et exclusive sur mon site (comme c’est le cas pour « Vendre son livre quand on n’a pas le temps [et pas d’argent] »). Vendre son livre en librairies reste intéressant, mais essentiellement pour les livres papier, car cela place votre roman dans les habitudes d’achat des lecteurs potentiels. Tout le monde n’achète pas ses livres sur Amazon ou Kobo. Une part non négligeable de lecteurs restent fidèles à une librairie que ce soit une chaîne comme la FNAC ou Cultura ou un libraire de quartier. Vous avez donc tout à gagner à être présents dans ses librairies, même si l’opération est moins rentable qu’en vente directe. Référencer son livre pour être présent dans le catalogue de tous les professionnels du livre Faut-il être référencé pour vendre son livre en librairie ? Avant tout, il faut bien comprendre la différence entre le référencement et la distribution. La distribution, c’est amener physiquement votre livre dans une librairie afin que le libraire le pose bien en vue dans ses rayons (ou sur une étagère poussiéreuse au fond). Cela suppose donc toute la partie logistique d’impression, de livraison (par la Poste ou par livreur) et de facturation à la librairie. Le référencement consiste à inscrire son livre sur l’un des catalogues en ligne consultés par les libraires et autres professionnels du livre (médiathèque, collectivité, etc.). En effet, tous ces professionnels ne commandent pas sur Amazon, mais sur des sites spécialisés comme Dilicom ou la Société Française du Livre. En tant qu’autoédité, votre capacité de distribution est donc très limitée. À moins d’investir des dizaines de milliers d’euros dans l’impression, des véhicules de livraison et des démarcheurs commerciaux, votre rayon d’action se limite aux librairies situées dans votre secteur géographique. Avoir votre livre référencé, par contre, permettra à n’importe quel lecteur de demander votre roman à n’importe quel libraire français ou francophone pour qu’il le commande à un fournisseur. Donc, pour la faire courte : oui, vous devez absolument être référencé pour vendre votre livre en librairies. Mais cela ne signifie pas que votre livre apparaitra physiquement sur les rayonnages des librairies. Pour cela, vous devrez passer par la case « Distribution » mentionnée plus haut. Deux méthodes pour référencer son livre en librairie Avoir son livre référencé en librairie est un avantage certain, et comme toutes les bonnes choses, ce n’est pas gratuit. Il y a un prix à payer, vous n’y couperez pas, mais vous avez le choix sur la monnaie utilisée : Des heures en le faisant vous-même, Des euros en le confiant à un prestataire. Je vous donne ici mon avis personnel sur ces méthodes. Vous verrez qu’il est plutôt tranché. Vous êtes évidemment libre de vous faire le vôtre. 1 — Référencer son livre soi-même avec Dilicom Si vous avez du temps à revendre, alors vous voudrez peut-être référencer votre livre vous-même. Si c’est le cas, sachez que vous vous lancez dans une aventure épique dont peu d’auteurs sont revenus avec l’intégralité de leurs cheveux (vous ne pourrez pas dire que je ne vous ai pas prévenu). La première étape consiste donc à s’inscrire sur les sites de référencement les plus sollicités par les libraires comme Dilicom ou la Société Française des Livres (il y en a d’autres, comme Décitre, mais je ne parlerai que des deux plus importante). Dilicom (Distributeurs LIbraires COMmunication) est une société détenue par une association de libraires et le groupe Hachette. C’est l’un des deux catalogues les plus utilisés avec plus de 8000 points de vente et plus de 15 000 éditeurs. Dilicom est également le gestionnaire du Fichier Exhaustif du Livre qui référence plus de 1,4 million de titres. Pour référencer votre livre sur Dilicom, vous devrez d’abord vous inscrire en tant que fournisseur et, déjà à ce stade, les difficultés commencent. Afin de vous enregistrer, vous devrez fournir deux informations qui ne sont pas sans conséquence : votre numéro SIRET et votre numéro de TVA intracommunautaire. Le numéro SIRET n’est pas très compliqué à obtenir, et la plupart des autoédités en obtiennent un en se déclarant micro-entrepreneur (ce qui N’est PAS une obligation). Pour cela, vous devez vous déclarer en tant que micro-entrepreneur sur le portail autoentrepreneur, puis vous déclarer à l’INSEE pour obtenir votre numéro SIRET. Pas passionnant, mais très faisable. Le numéro de TVA intracommunautaire, c’est une autre paire de manches, car les micro-entrepreneurs n’en possèdent pas. L’un des gros avantages de la microentreprise est de ne pas être soumis à la TVA jusqu’à un seuil rarement atteint par un autoédité en termes de chiffre d’affaires (34 400 euros HT par an). Pour obtenir ce numéro, vous devrez donc créer une société au sens classique du terme (SA, SARL, EURL) ou bien vous déclarer comme étant soumis à la TVA, même en tant que micro-entrepreneur. Pour moi, cela revient à mettre volontairement sa tête sur le billot pour profiter de la vue… mais c’est vous qui voyez hein  La distribution c’est 50% du travail pour vendre son livre en librairies 2 — Référencer son livre soi-même avec la SFL La Société Française du Livre est le deuxième gros catalogue de référencement pour vendre son livre en librairies. C’est une filiale de la FNAC et il est très consulté par les collectivités et de nombreux points de vente et librairies françaises et francophones. Pour inscrire son livre dans leur catalogue, pas de formulaire en ligne. Vous devez leur écrire à l’adresse email suivante : fournisseurs@sfl.com ou à l’adresse postale : 3, avenue Charles Lindbergh, ZA du Haut de Wissous, 91320 Wissous. La SFL se met ensuite en contact avec vous pour vous demander toutes les informations requises et roule ! Rien de très compliqué ici. Mais (car il y a un « mais »), il faut bien prendre conscience de deux points importants : 1 — Être référencé à la SFL ne vous référence pas automatiquement à la FNAC. Et non ! Ne me demandez pas pourquoi. C’est comme ça. Pour vendre votre livre aux lecteurs potentiels de la FNAC, vous devrez procéder à un second référencement directement auprès de la FNAC. Pour cela, même principe que pour la SFL, mais aux adresses suivantes : ref.livres@fnac.com ou FNAC référencement Livres — 9 rue des bateaux-lavoirs — 94768 Ivry-sur-Seine par voie postale. C’est toujours énervant de faire deux fois le même travail, mais ce n’est pas la mer à boire. En revanche le point suivant est, pour moi, rédhibitoire. 2 — La SFL vous considère comme un fournisseur et impose une remise C’est donc à vous que revient la charge de : faire imprimer votre livre en un nombre suffisant d’exemplaires et les stocker, procéder aux envois par voie postale (à votre charge, car les prix de la SFL sont franco de port) établir et envoyer une facture pour obtenir votre paiement, faire le suivi des paiements et relancer si nécessaire. Cela n’a l’air de rien, mais tout cela demande un temps et un travail non négligeable que vous devrez prendre en compte dans le calcul de votre rentabilité, car la SFL impose à tous les fournisseurs une remise systématique de 40 % sur le prix public. Si on ajoute à cela les frais postaux, vous devez prendre conscience que vous passerez sans doute des heures à gérer de la logistique, de la comptabilité et des litiges (la SFL a une réputation de mauvais payeur) pour un gain financier faible, voire négatif. Ça fait envie, hein ? 3 — Déléguer à une plateforme Je prône généralement le DIY (« Do It Yourself » ou « Faites-le vous-même » en anglais), car je pense qu’un auteur doit garder au maximum le contrôle sur ses œuvres et son activité. Si le slogan de ce blog est « Prenez en main votre vie d’auteur », ce n’est pas par hasard . En revanche, je ne pense pas que ce contrôle soit à conserver coûte que coûte au détriment d’éléments importants comme l’efficience ou la rentabilité. C’est la raison pour laquelle, je vous invite à passer par un prestataire comme Bookelis, Librinova ou Books On Demand (BOD) pour cette partie spécifique (pour le reste, continuez à faire les choses vous-même). Une image valant mille mots, je vous propose un petit tuto en vidéo afin de montrer comment référencer votre livre en 30 minutes sur tous les catalogues cités plus haut, avec un minimum de prise de tête et pour la modique somme de 19 € (payable une seule fois) avec Books On
Douter de soi est comme avoir un cancer non diagnostiqué. Alors que nous sommes pressés vers la perfection morale, intellectuelle, le culte de l’apparence tout en devant absolument être soi-même, nous sommes rongés par notre inconscient, nos pensées chaotiques et le regard qu’on porte sur soi. Réfléchissez-y une seconde. Pourquoi les gens intelligents procrastinent ? Pourquoi les gens motivés s’autosabotent ? Pourquoi, malgré le nombre immense d’opportunités que nous saisissons ou le nombre de compétences que nous acquerrons, certains d’entre nous continuent de plafonner en termes de succès ? Comme s’il y avait une espèce de plafond de verre que nous ne savons pas comment briser et qui nous fait douter sur notre capacité à réussir, parfois même sur notre destinée à réussir. Pourtant cela ne peut pas être un problème de ressources ou d’opportunités. Nous vivons une époque ou il n’y en a jamais eu autant. Il suffit d’allumer son smartphone ou son ordinateur pour en trouver à la pelle ! D’un côté, il y a ceux qui ont toutes ces opportunités et ne voient jamais leur rêve décoller. De l’autre côté, il y a ceux qui pataugent dans 20 centimètres de boue et qui rencontrent le succès, la gloire et la richesse. Prenez Albert Einstein par exemple, il a quitté l’école à 15 ans et échoué à l’examen d’entrée de l’école polytechnique de Zurich. Pourquoi restera-t-il dans la mémoire du monde comme l’un des hommes les plus intelligents de la planète, alors que tous les ingénieurs de la Nasa resteront de sinistres inconnus jusqu’à la fin des temps ? Les théories et conseils ci-dessous sont adaptés de ceux donnés par le philosophe et auteur Peter Sage lors du TEDx de Patras. Peter Sage On apprend à douter de soi Un peu de théorie Physiologiquement, on peut dire que notre système nerveux est câblé pour le confort. Il aime la certitude et le calme. En revanche notre esprit, qui fait qui nous sommes, est câblé sur le développement, c’est-à-dire l’incertitude et la mise en danger. Ces deux « organes » cohabitent en chacun de nous et génèrent en nous une frustration. C’est ce qui fait que nous nous disons « Pourquoi je ne me bouge pas pour aller écrire ? » quand nous sommes vautrés dans le canapé, et c’est ce qui nous fait dire « Mais pourquoi je me prends la tête à écrire un livre que personne ne lira ? » quand nous sommes penchés sur notre clavier. C’est cette frustration et la tension entre la zone de confort et la zone de danger qui pousse bon nombre à douter de soi et à continuer de pédaler dans leur roue comme des hamsters. Regardons notre cerveau et ce qui le différencie de celui des animaux : le néocortex du lobe frontal. Il n’est opérationnel que vers l’âge de 7 ans. C’est la raison pour laquelle les bébés dorment autant et pourquoi les plus jeunes vivent une vie faite de jeux et de rêves sans pensées critiques. C’est aussi la raison pour laquelle ils sont aussi impressionnables et faciles à manipuler. « Donnez-moi un enfant pendant 7 ans et je vous rendrai un homme » Aristote Pourquoi est-ce important pour arrêter de douter de soi ? Imaginons une scène (fictive, je vous rassure) C’est mon tour d’aller faire les courses et je suis seul avec mon Charlie de 3 ans. Sa mère est au travail et elle n’aura pas le temps de remplir le frigo. Je dois donc m’en occuper. Le truc, c’est qu’en ce moment, ça ne va pas très fort. Nous avons eu des dépenses imprévues et nous sommes déjà à découvert le 10 du mois. En plus, le matin même, je me suis disputé avec madame et je rumine mes arguments depuis qu’elle est partie travailler. Charlie, lui, n’a aucune idée de ce qu’il se passe dans ma vie d’adulte. Il ne vit pas dans ce monde. Alors quand nous arrivons à la caisse, ils voient les jouets que les chefs de rayon ont habilement placés à la hauteur de ses yeux. « Papa je veux un jouet ! » « Non tu ne peux pas. On n’a pas les moyens et ce n’est pas le moment » Ceux qui ont des enfants savent qu’ils sont des experts dans l’art de la persistance, alors il continue. « Papa ! Papa ! Je veux un jouet ! Est-ce que je peux avoir un jouet s’il te plaît ? » Charlie ne vit pas dans le monde des découverts bancaires. Il ignore que le banquier va m’appeler encore et encore pour me dire de trouver une solution. Il ne rumine pas les arguments que je vais ressortir à sa mère ce soir pour gagner notre dispute du matin. Tout cela tourne dans ma tête et je pète un câble : « Tu ne peux pas avoir un jouet, car tu n’es pas sage, tu n’es pas un gentil garçon aujourd’hui ». Je pense que cela va garder Charlie calme et me permettre de retourner à mes problèmes d’adultes. Mais ce que j’ignore, c’est ce que Charlie entend. Il entend : « Je ne suis pas sage », « Je ne suis pas un gentil garçon », « Je ne le mérite pas ». Le plus grave, c’est qu’il va passer le plus clair de sa vie à vérifier inconsciemment cette croyance. Il va même la vérifier en s’autosabotant si jamais la menace du succès mets en péril le modèle du monde qu’il s’est construit. Obnubilé par mes préoccupations (légitimes) et sans le savoir, j’ai enseigné à mon fils à douter de lui-même. Alors, comment changer cela ? Comment renverser la vapeur pour arrêter de douter de soi ? Voici les 3 défis que vous devrez relever pour y arriver. Douter de soi s’apprend durant l’enfance Premier défi : désapprenez ce qu’on vous a appris L’auteur et philosophe Peter Sage le dit très bien : « Nous ne nous élèverons jamais plus haut que la propre opinion que nous avons de nous-même. » Or cette perception de vous-même est déjà faite à l’heure où vous lisez ces lignes. Nous nous la construisons pendant nos sept premières années, quand nous avons pensé être aimés ou non de ceux qui nous importent le plus. De la même façon, personne ne peut nous aimer plus que nous nous aimons nous-mêmes. Au final c’est donc un travail à réaliser sur l’estime de soi, l’amour de soi et la confiance en soi. Un sujet que j’ai déjà traité ici même dans l’article que je vous invite à lire : « 10 traitements chocs pour améliorer l’estime de soi » Deuxième défi : rééduquez votre néocortex La puissance des habitudes Nous sommes des êtres d’habitudes. Notre néocortex est le centre de nos prises de décisions. C’est l’organe le plus complexe et le plus exigeant de notre corps. Il représente seulement 1/150e de notre masse corporelle, mais utilise 20 % des calories totales consommées chaque jour. Quand nous utilisons notre néocortex, notre esprit tire ses conclusions inconscientes et fait quelques raccourcis : « Tu utilises ton intelligence pour prendre cette décision. Ça doit donc être une bonne décision. » Mais votre cerveau, comme votre corps, se moque de savoir si vous prenez une décision intelligente ou non, son rôle à lui est de s’adapter à ce que vous lui proposez. Donc si vous prenez les frites à la place de la salade, et que vous répétez cette décision plutôt que d’utiliser l’intelligence de votre néocortex, alors cette décision émigre dans le mésencéphale et devient un comportement inconscient, un schéma que l’on appelle une habitude. Cela peut être une bonne chose, car il y a de bonnes habitudes, mais cela crée parfois des situations incongrues. Vous êtes-vous déjà habillé et préparé pour aller travailler un jour férié ? ou vous êtes-vous demandé ou sont passé les 2 derniers kilomètres de voiture pour rentrer à la maison ? Ces situations cocasses (ou inquiétantes) nous arrivent parce que nous n’utilisons notre néocortex que 5 % de notre temps, les autres 95 % du temps, nous dormons éveillé. Nous sommes sur pilote automatique. C’est comme si notre pensée critique était une fourmi. Travailleuse et déterminée. Elle sait ce qu’elle veut et elle marche vers le nord pour atteindre son but conscient : sa vision de la réussite. Le problème, c’est qu’elle marche sur le dos d’un éléphant qui va vers le sud. Cet éléphant c’est notre inconscient avec ses croyances limitantes, ses schémas limitants, et tous nos problèmes non résolus qui poussent à douter de soi. C’est pourquoi nous nous auto-sabotons. Comment faire bouger l’éléphant pour qu’il aille dans la bonne direction ? L’esprit est comme une boussole. Il ne peut pointer que dans une seule direction à la fois. Quand nous utilisons notre pensée critique les 5 % du temps, nous sommes capables de prendre cette boussole et de la pointer dans la direction que nous voulons. C’est ce que notre libre arbitre nous permet de faire. Mais ce n’est pas ce que nous faisons 95 % de notre temps, et dès que nous lâchons cette boussole, elle revient d’elle-même à son orientation par défaut qui, malheureusement, est négative pour la plupart des gens. Il n’est pas possible de fonctionner sur la pensée critique 100 % de notre temps. Tôt ou tard, le pilote automatique reprend le dessus et nous retrouvons nos mauvaises habitudes. En revanche, il est possible de changer ses habitudes. De répéter les mêmes bonnes actions suffisamment longtemps pour qu’elle passe dans notre mésencéphale et que ce pilote automatique réoriente sa boussole dans la direction qui nous convient. Un conscient, ça trompe énormément 3e défi : choisissez votre environnement Notre attention sera toujours battue par notre environnement. Imaginons : vous adorez la musique, mais vous détestez le jazz. Ce n’est pas votre truc. Vous préférez la variété française. Vous en écoutez dans votre voiture pour aller travailler, mais votre voiture tombe en panne et doit rester au garage pendant une semaine. Alors vous allez covoiturer avec un collègue le temps de la faire réparer, et ce collègue adore le jazz. Il en écoute tous les jours pendant tous ses trajets. Peu importe ce que vous pensez consciemment, en moins de 3 jours vous allez taper du pied en cadence et au bout de 5 jours, vous chantonnerez « Take Five » sous la douche. Nous ne sommes pas capables de choisir ce que nous sommes programmé pour faire. Nous ne pouvons que choisir la façon dont nous sommes programmés. En d’autres termes, vous pouvez passer une heure par jour devant la glace à vous dire que v
Écrire un roman à la troisième personne est l’option qui s’impose par défaut quand vient le choix du point de vue. Pour autant, ce n’est pas un choix qui se fait à l’aveugle. Certes, il est plus courant, plus connu et donc plus « facile » que celui d’une narration à la première personne. Mais il a également ses contraintes, ses limites et ses subtilités. Vais-je vous conseiller d’écrire un roman à la troisième personne sans les connaître ? De vous lancer comme ça ? À l’aveugle, en vous disant « Mais oui ! Ça va le faire ! » Ce serait mal me connaître Dans cet article, je vous propose : – une description complète des deux types de points de vue à la troisième personne, – les avantages et inconvénients de chacun d’eux, – les situations dans lesquelles vous devez choisir tel ou tel point de vue, – la subtilité qui donne du rythme et de la profondeur à vos personnages quand vous écrivez à la troisième personne. Le tout illustré par des extraits faits maison. Partant ? Si vous me répondez non avec un programme pareil, je vous conseille de laisser tomber l’écriture et de vous mettre au macramé. Image par Patricia Alexandre de Pixabay Point de vue omniscient ou limité ? Le choix d’écrire un roman à la troisième personne du singulier n’est que le premier d’une série de trois options que vous devrez prendre avant et pendant l’écriture de votre livre. La deuxième de ces options à prendre avant le début de la phase d’écriture est celle du point de vue omniscient ou limité. Pourquoi avant ? Parce que ce choix est final et ne devra pas être changé une fois fait. Que vous choisissiez l’un ou l’autre, vous serez uni pour toute la durée de votre travail pour le meilleur et pour le pire. Alors oui, il est toujours possible de divorcer et de revenir en arrière, mais cela signifie également reprendre tout ce que vous avez déjà écrit pour que ce soit cohérent. Les divorces coûtent cher (on est nombreux à pouvoir en témoigner), alors réfléchissez bien avant de dire « oui ». Le point de vue omniscient L’auteur est omnipotent quelque soit sont point de vue, mais il n’est omniscient qu’avec la troisième personne. Omniscient est à prendre au sens littéral : vous savez tout, sur tout et tout le monde. Cela signifie que votre connaissance de votre histoire ne connaît pas de frontière géographique, temporelle et émotionnelle. Vous pouvez vous déplacer dans votre récit comme bon vous semble d’un endroit à un autre, d’une époque à une autre et d’un personnage à un autre. Personnages dont vous connaissez par cœur les pensées, rêves, souvenirs et désirs. Exemple : « Paul dansait presque devant la porte du bureau de Julie tant il passait rapidement d’un pied sur l’autre. Il voulait simplement l’inviter à dîner, mais il avait l’impression de se présenter à un examen. Il avait tout mûrement réfléchi : le choix du restaurant, les vêtements qu’il allait porter, le programme de la soirée, pour être sûr de correspondre à ce qu’il pensait être son genre d’homme idéal. Si seulement il avait su que Julie mourrait d’envie de se trouver un compagnon qui lui proposerait des soirées pizza à regarder le foot à la télé. Il se serait sûrement détendu un peu. » Voilà typiquement ce que peut faire un point de vue à la 3eme personne omnisciente. C’est efficace, court et direct, car le narrateur est en mesure d’expliquer le malentendu qui oppose Paul et Julie de but en blanc. Image par Zhivko Dimitrov de Pixabay Le point de vue limité Avec un point de vue limité, le narrateur est contraint à un seul angle. Il ne peut avoir accès qu’à la version de l’histoire de Paul ou celle de Julie à la fois. Alors vous allez me dire « Mais quelle différence alors entre écrire un roman à la troisième personne limitée et à la première personne ? » C’est une bonne question (et je vous remercie de l’avoir posée). La différence tient dans la flexibilité, plus grande, du point de vue limité. Il vous sera plus facile de changer de points de vue, c’est-à-dire de passer d’un personnage à un autre, qu’avec la première personne du singulier. Tout ce que vous aurez à faire pour cela, c’est de sauter une ligne. Les lecteurs savent qu’un saut de ligne peut introduire un changement majeur dans la narration d’une histoire à la troisième personne. Ce changement peut concerner l’emplacement géographique, la ligne temporelle et le point de vue d’un personnage. Pas de souci à ce niveau-là, donc. En revanche, il convient de le mettre rapidement au parfum. Le changement que vous opérez devra être introduit très rapidement, dès la première phrase, pour que le lecteur ne se sente pas largué. Exemple : « Paul dansait presque devant la porte du bureau de Julie tant il passait rapidement d’un pied sur l’autre. Il voulait simplement l’inviter à dîner, mais il avait l’impression de se présenter à un examen. Il avait tout mûrement réfléchi : le choix du restaurant, les vêtements qu’il allait porter, le programme de la soirée, pour être sûr de correspondre à ce qu’il pensait être son genre d’homme idéal. De son côté, Julie se désespérait en fixant le calendrier humoristique posé sur son bureau. Le Chat de Geluck semblait la narguer en lui rappelant l’imminence du prochain week-end et qu’elle n’avait, à nouveau, personne avec qui le passer. Elle allait à nouveau manger une pizza en solitaire devant la champion’s league et cette idée lui donnait le cafard. Le foot, ça se partage ! » Oui, c’est plus long. C’est normal, le point de vue limité ne permet pas la présentation directe des événements comme l’omniscient, mais cela offre certains avantages… Les avantages du narrateur limité Au final, vous allez le voir, la grande différence entre le point de vue omniscient et le point de vue limité se résume à une question de distance entre le lecteur et le personnage. En effet, écrire un roman à la troisième personne ne signifie pas pour autant éloigner drastiquement le lecteur du personnage. Il est possible de le garder impliqué dans son histoire et de l’aider à s’identifier à lui. C’est juste plus ou moins facile en fonction du point de vue choisi. Avec le point de vue omniscient, c’est très compliqué, pour ne pas dire impossible. Le narrateur se baladant d’un personnage à un autre en permanence, il est très difficile pour le lecteur de s’attacher à eux. Il voit la scène d’un point en hauteur et éloigné. De ce fait, on est plus dans la présentation des événements (quelqu’un raconte l’histoire) que dans la représentation de ces événements (quelqu’un vit cette histoire). Il n’y a pas d’identification possible, pas de partage d’émotion. Le lecteur est toujours réduit au statut de témoin, à l’extérieur de l’histoire. La 3e personne limitée rallonge le temps (comme on l’a vu dans l’exemple précédent), mais elle raccourcit la distance entre le lecteur et le personnage. Le récit est plus long, mais le lecteur s’implique plus dans la vie du personnage. Le point de vue limité ne peut pas nous montrer autant de choses en aussi peu de temps comme l’omniscient, mais la vision qu’il nous offre est plus proche et personnelle. Image par Pezibear de Pixabay   Alors, écrire un roman à la troisième personne… ou pas ? « Ben me vl’a beau, me direz-vous. Avant j’hésitais entre la troisième et la première personne, et maintenant j’ai encore plus de choix et plus de doute. Merci bien ! » Pas de panique. Ne vous abonnez pas encore au blog mon-macrame.fr, on va détricoter tout ça pour que ce soit plus clair. La chose à comprendre c’est qu’il n’y a pas un choix meilleur que les autres, mais un choix plus adapté que les autres en fonction de l’histoire que vous voulez écrire et de votre style d’écriture. Présentation ou représentation ? Nous l’avons déjà vu, la présentation met le narrateur en avant (celui qui raconte) alors que la représentation l’efface au profit du personnage (celui qui vit l’histoire). Sachant cela, on sait que la narration à la première personne et le point de vue omniscient sont plus dans la présentation que dans la représentation. Donc si votre objectif est de vous effacer le plus possible tout en partageant les émotions de vos protagonistes, alors la 3e limitée est la meilleure option pour vous. Voulez-vous être drôle ? Voir quelqu’un qui tombe peut être drôle, très drôle même. Mais voir quelqu’un qui tombe et se fait mal ne l’est pas. Pourquoi ? Réponse: la distance. Si nous voyons la douleur chez l’autre, nous compatissons. Nous nous mettons à sa place. Nous faisons preuve d’empathie, car nous avons tous ressenti une douleur similaire dans notre vie. En conséquence, si vous voulez que votre lecteur rie en lisant votre roman, vous devez mettre de la distance entre lui et votre personnage. Vous aurez donc intérêt à écrire votre roman à la troisième personne omnisciente ou, éventuellement, la première personne si votre ressort comique repose principalement sur l’ironie. Quelle est l’échelle de votre roman ? Votre roman est-il un huis clos se déroulant sur les 48 heures d’une garde à vue ou une saga sur une guerre intergalactique entre deux peuples immortels ? Nous l’avons déjà vu, le point de vue limité peut être long à écrire. Vous avez sans doute intérêt à être concis si votre histoire couvre une large période, si vous vous déplacez beaucoup d’un endroit à l’autre ou si vous suivez de nombreux personnages. Sinon, vous risquez de faire comme Georges R Martin qui a dû laisser Hollywood terminer son histoire avant lui (et on sait ce que ça a donné). Souvenez-vous que le point de vue omniscient vous fera gagner en efficacité et en concision. Envie de réel ? Si vous préférez l’effet de réel induit par un témoignage, la première personne est votre meilleure option. Style riche/histoire pauvre ou style pauvre/histoire riche ? Si vous doutez de votre style, mais que vous avez confiance dans votre histoire alors la troisième personne limitée est l’option qui vous offrira une écriture fluide et claire. C’est la raison pour laquelle c’est le choix le plus courant et celui qui est recommandé au débutant. Les lecteur
Écrire un roman à la première personne est l’un des choix que vous avez à faire avant de commencer à écrire. C’est l’une des étapes essentielles à ne pas sous-estimer dans la préparation de votre roman. C’est le choix du narrateur, celui qui va prendre le lecteur par la main et l’emmener tout au long de votre récit. Grammaticalement, vous avez le choix entre la troisième personne (la plus commune), la deuxième (très rare) et la première personne. Avec un large panel de possibilités qui lui sont propres, l’écriture d’un roman à la première personne est un exercice difficile, mais qui peut en valoir la chandelle si on la choisit pour les bonnes raisons et en prenant garde aux pièges qu’elle nous tend. Dans cet article, je vous propose une liste de points, astuces et conseils pour écrire un roman à la première personne tout en m’appuyant sur des références littéraires et des exemples de mon cru. (Lisez l’article : « Comment éviter les clichés« ) Image par StockSnap de Pixabay Pourquoi écrire un roman à la première personne ? Mais alors, si c’est si difficile d’écrire un roman à la première personne, pourquoi s’embêter avec cela ? Pourquoi ne pas se contenter du point de vue à la troisième personne ? Parce qu’utiliser la voix du narrateur est un outil puissant pour impliquer le lecteur émotionnellement et le rapprocher de votre personnage, mais cet outil a ses exigences : si votre personnage est ennuyeux, votre histoire sera ennuyeuse. S’il raconte ses exploits, il aura l’air vaniteux, etc. En écrivant à la première personne, vous donnez un télescope au lecteur et vous le lui pointez directement sur le cerveau de votre personnage. Autant dire que ce qui s’y trouve a intérêt à valoir le coup d’œil. Un exemple : « Si vous êtes marié comme moi, vous savez comment sont les femmes : impatientes, exigeantes. Elles sont comme des papillons de nuit. Elles se réchauffent, s’éblouissent aux lumières d’un homme, mais elles s’envolent à la première panne de secteur. Alors il faut rester au top. Leur montrer que vous êtes toujours là pour prendre les décisions. Les bonnes décisions. Je sais bien que la plupart des femmes vous diront qu’elles veulent un homme tendre et attentionné, mais c’est des conneries. Elles ne veulent pas de tendresse, elles veulent savoir quoi faire, qui écouter et à qui obéir. Ça les rassure. Ça fixe des limites. Tout le monde a besoin de savoir où sont les limites. N’importe quel psychologue vous le dira. Les limites posent un cadre. Elles fixent les règles pour une vie saine et sereine. Et c’était exactement ce que j’avais fait hier soir. Elle avait dépassé les limites et je lui avais rappelé où elles se trouvaient. » Bien sûr, nous n’aimerons jamais ce personnage, mais en écrivant son histoire à la première personne nous le connaîtrons mieux que personne. Ce passage révèle son mode de pensée, sa vision biaisée de la réalité. En choisissant ce narrateur, je vous montre son point de vue. Dans le même temps, en le faisant se justifier (« N’importe quel psychologue vous le dira ») et en montrant sa vanité phallocrate («  Elles se réchauffent, s’éblouissent aux lumières d’un homme »), je vous montre également mon désaccord avec ce qu’il fait et pourquoi il le fait. Il n’y a donc pas de risque pour qu’un lecteur éclairé confonde mon point de vue avec celui de mon personnage. Si c’est le résultat que vous voulez, alors la première personne est le point de vue qu’il vous faut. Image par aytuguluturk de Pixabay Créer une voix originale Si vous décidez d’écrire un roman à la première personne, vous faites le choix de dire votre histoire avec la voix d’un autre, celle du personnage qui raconte. En tant qu’acteur de théâtre (amateur), je peux vous dire que l’écriture à la première personne est très proche de l’interprétation d’un rôle. Il s’agit véritablement de s’exprimer avec la voix de son narrateur. De refléter sa personnalité et son niveau d’instruction à travers vos mots bien choisis. La différence entre l’écriture et la comédie se fera évidemment au niveau de l’orthographe et de la ponctuation. Si votre narrateur est peu éduqué, par exemple, ou une personne venant d’une région avec un accent marqué, vous devrez faire attention à ce que ses origines géographiques et sociales ne se reflètent qu’à travers sa syntaxe et son vocabulaire. Ne prenez pas trop de liberté avec l’orthographe. Par exemple, si votre narrateur est un natif de la ville de Marseille, évitez d’écrire ainsi : « J’avais une faimg de loup. Mathilde m’avait préparé un civet de laping et putaing. Je me suis régalé. » De la même façon, si votre narrateur parle comme un paysan des années 40, évitez les libertés orthographiques et l’inondation d’apostrophes dans ce genre : « J’peux pas croive qu’un gars d’son genre il ait fèt un truc comm’sa » Ok, vous trouvez peut-être ça rigolo sur une phrase ou deux. Mais vous imaginez-vous lire 300 pages écrites comme cela ? Moi non. D’ailleurs, si on y réfléchit deux minutes, cela n’a pas de sens de retranscrire l’accent de votre narrateur à l’écrit, car lui n’a pas conscience d’avoir un accent. C’est l’auteur (donc vous) qui a un accent différent de celui de son narrateur et qui se croit donc tenu de l’écrire différemment. Enfin, vous l’aurez peut-être remarqué dans les exemples ci-dessus, l’abus de raccourcis ou d’apostrophes tend à dénigrer le personnage concerné, à se moquer de lui. Aussi vaut-il mieux l’éviter quand on veut écrire un roman à la première personne. Le narrateur doit-il être le personnage principal ? C’est logique. Si vous écrivez en utilisant la voix de l’un de vos personnages, il faut que ce personnage soit un protagoniste important de votre histoire. Dans la mesure où le narrateur ne raconte que ce qu’il a vu et entendu, il est inévitable qu’il soit impliqué dans l’action et le déroulement des scènes. Attention, je n’ai pas dit que cela devait être LE protagoniste principal (même si c’est souvent le cas), mais l’un d’entre eux. L’exemple le plus connu de cette nuance est certainement les aventures du célèbre Sherlock Holmes de Conan Doyle. Les enquêtes du plus british des détectives sont contées à la première personne par son assistant, le docteur Watson et non par le personnage principal. Et là, je pose LA question qui compte vraiment : pourquoi ? Pour faire des cachotteries La première de ces raisons est sans doute la commodité du stratagème pour entretenir le suspens jusqu’au bout. Holmes étant un génie de l’observation et de la déduction, il voit et comprend des choses que le commun des mortels ne conçoit pas. Si Doyle avait écrit du point de vue de Holmes, il aurait été contraint de tout nous révéler au fur et à mesure de l’avancée de l’enquête, ce qui aurait gâché le suspense. Mais en optant pour le point de vue de Watson, Doyle est en capacité de nous faire des cachotteries qui ne seront révélées qu’à la fin. Les narrateurs peuvent distribuer les informations au compte-goutte. Cela peut paraître illogique, mais c’est bien accepter par les lecteurs à la condition qu’il les divulgue au fur et à mesure qu’il les apprend et pas seulement quand ça arrange l’auteur. Des phrases dans le genre… « Elle m’a dit autre chose, mais je ne me suis rendu compte que c’était important que bien plus tard. » … peuvent très bien être acceptées par le lecteur de temps en temps. Mais si cela devient une habitude, nous perdons la confiance qu’il place en nous. Au lieu de nourrir le suspens (ce qui est l’objectif), nous ne faisons que l’affaiblir. On passe du temps avec les gens qu’on apprécie La deuxième raison du choix de Doyle, c’est que Sherlock Holmes est un connard vaniteux que le lecteur aurait sans doute eu du mal à supporter pendant autant de livres, autant de pages. Le lecteur doit éprouver une certaine sympathie pour le personnage de premier plan, surtout si vous écrivez une série ou une trilogie. Votre narrateur devra donc accomplir des choses intéressantes ou bien souffrir pour justifier de son rôle dans l’histoire et ne pas être un simple spectateur qui prête sa voix au récit. Image par shell_ghostcage de Pixabay Attention au mélo Si écrire un roman à la première personne est un exercice difficile, c’est parce que votre façon de présenter les choses sera un subtil dosage entre la personnalité de votre protagoniste et l’émotion que vous essayez de transmettre au lecteur. Un exemple : Si votre narrateur assiste à la mort de son enfant, percuté par un chauffard, vous devrez jongler entre le débordement d’émotions larmoyantes et (trop) mélodramatiques et la description clinique des événements qui fera passer votre narrateur pour une personne froide et insensible, voire morbide. Une autre possibilité est de contourner la difficulté en n’étant pas témoin de la scène et en se la faisant raconter par un témoin. Efficace, mais un peu facile. Faites tomber le 4e mur Je reviens à ma métaphore sur le comédien de théâtre. Lorsqu’il joue face au public, on dit que le comédien est face au 4e mur. Il ne voit pas les gens dans la salle, mais s’imagine être face à un mur invisible qui le sépare des spectateurs. Lorsqu’on décide d’écrire un roman à la première personne, le 4e mur est un luxe que l’on ne peut pas se payer. Le narrateur qui s’exprime à la première personne prend physiquement part à l’action. Il se doit donc d’avoir une raison de raconter son histoire et il sait parfaitement à qui il s’adresse. Vous devez donc intégrer dans l’histoire la raison ET la façon dont la narration se déroule. Pour cela, il existe plusieurs « astuces » d’auteur que vous pouvez utiliser comme bon vous semble : 1 — L’histoire dans l’histoire Un type entre dans un bar et raconte à son voisin de comptoir l’incroyable histoire qui lui est arrivée : on introduit l’histoire à la première personne comme un événement passé et racontée dans le présent dans des circonstances données. Vous pouvez introduire cette circonstance au travers d’un prologue que vous écrirez à la troisième personne, puis vous écrirez à la premiè
Vivre avec un auteur, ce n’est pas toujours une sinécure. En tant qu’épouse de l’un d’eux, je suis bien placée pour le savoir. Vous me connaissez peut-être très vaguement à travers les articles de mon mari. Je suis parfois évoquée pour illustrer un exemple. Parfois aussi, pour mon soutien ou ma patience dans ses projets, point sur lequel je reviendrais plus tard… Il arrive aussi que je serve d’inspiration pour ses articles. Et cette semaine, il m’a carrément demandé de l’écrire à sa place. Plutôt que de parler de ce que c’est que d’être un auteur qui vit en couple, ou en famille, il a décidé que ce serait intéressant d’aller directement à la source. (Lisez l’article: « 7 sources d’inspiration pour trouver l’idée de son livre« ) Ce n’est pas toujours simple de vivre avec un auteur. Peut-être que vous avez l’habitude. Peut-être que la personne dans votre vie est sur le point de se lancer dans l’écriture, ou de reprendre après un break… Que vous soyez sa femme, son mari, son enfant, son parent, son chien ou même son hamster, vous savez déjà sûrement que vous devez accepter certaines particularités de caractère, de disponibilité, ou d’attention. Mon mari écrit depuis que nous nous connaissons, je parle donc en connaissance de cause. Avec cet article, je m’adresse aux compagnons des écrivains, cette armée silencieuse, ces piliers d’endurance et de longanimité, avec ces quelques conseils qui vous aideront peut-être vous, et par conséquent, l’auteur aussi. Image par StockSnap de Pixabay Vivre avec un auteur en un mot Comme je le disais plus tôt, quand mon merveilleux époux a pour la première fois parlé de cet article et des conseils que je pourrais donner, le tout premier mot qui ait apparu en gros dans ma tête, en lumière néon clignotante, c’est le mot « PATIENCE ». Vous avez déjà dû l’entendre maintes fois, l’écriture, ce n’est ni facile ni rapide. L’auteur avec qui vous partagez votre vie travaille très sûrement sur un ouvrage qui va lui prendre du temps, le sien et le vôtre. Du temps en longueur, mais aussi sur votre quotidien et votre temps ensemble. Je me réveille très souvent avec un espace vide à côté de moi parce que mon mari s’est réveillé très tôt avec le cerveau en ébullition et s’est levé pour s’engouffrer dans le bureau. Le bureau c’est une sorte de trou noir dans notre vie, qui avale le temps et la disponibilité de mon mari avec une persévérance qui en devient presque admirable. Il y a déjà bien longtemps que j’ai accepté de partager mon mariage avec cette entité. Ça fait partie de notre vie, ça fait partie des obligations de l’écriture. C’est aussi cela vivre avec un auteur. M’arrive-t-il d’être jalouse ou possessive, voire carrément boudeuse ? Évidemment que oui ! Mais si je veux un époux épanoui, et de surcroît une vie de famille plus heureuse, je dois laisser de la place à cette entité, et je fais preuve de toute la patience que je peux trouver au fond de moi. Si vous vivez avec un auteur, vous devez accepter ces absences, voir même l’aider à créer du temps pour en avoir. Être écrivain, ça fait partie de la personne qu’il est, et aussi très probablement de la personne avec qui vous vivez, et il ne serait pas réaliste de lui demander de ne pas être cette personne à part entière. Image par Samuel F. Johanns de Pixabay   Soyez ferme Si vous avez lu le paragraphe précédent et si vous l’avez appliqué, félicitations, vous êtes très compréhensifs, et youpi, vous voilà avec un auteur heureux (du moins côté disponibilité). Mais attention, ça va dans les deux sens. Je ne pense pas que ce serait raisonnable de ne jamais voir la personne dans votre vie. Je pense que ce genre de chose doit être donnant, donnant. (Lisez l’article: « Comment ne plus être trop débordé pour écrire« ) Si vous lisez régulièrement les articles de mon mari, vous savez peut-être que je cours beaucoup. Et c’est là que ce fait l’échange. Courir est semblable à l’écriture dans le fait que cela crée des absences, et si j’accepte de bon cœur que l’homme de ma vie soit souvent dévoré par le monstre de la créativité, il doit aussi accepter que je disparaisse plusieurs fois par semaine pour gambader comme si j’avais une meute de zombies aux fesses. Il doit (et il est) être très compréhensif sur le fait que je souhaite pouvoir m’absenter, et aussi que je veux également profiter de sa présence et de son temps, et ça n’en vient quasiment jamais au point des reproches. Mais pour être sûre d’éviter complètement ces reproches, vous devez parler à votre auteur. Trouvez votre équilibre. Soyez clair dans ce que vous voulez. Vous avez aussi le droit d’une place à part entière dans son temps, et vous ne devez pas être oublié. Ainsi, vous éviterez d’en venir à ressentir de la rancune à son égard, et votre auteur n’en viendra pas à se sentir coupable de chaque seconde d’absence. Soutenez-le « Je suis nuuuuuuuuuuuuul ! »… Ça vous parle ? L’écriture c’est compétitif. Votre auteur pense avoir une idée originale ? Il en existe déjà 50 versions. Il a publié ? Les retours tombent… Écrire, c’est mettre une partie de soi à nu, ça rend très vulnérable, et je peux vous garantir qu’aucun auteur n’est à l’abri des crises de confiance ou du redoutable « writer’s block », ou syndrome de la page blanche. C’est à ces moments-là que vous devenez indispensable. Et peu importe comment. Que ça prenne la forme de: « Mais non mon amour, c’est toi le meilleur et ils sont tous méchants », « On va en parler pour mettre tout ça au clair », « Viens, on sort pour se changer les idées », « Tu veux une bière ou deux ? », ou même juste du silence et de l’espace. Vous lui balancez du chocolat en respectant une distance de sécurité et vous attendez qu’il se calme. Vous devez comprendre à quel point c’est important pour votre auteur et à quel point il est terrifié. Il est possible que tout ce que vous dites n’ait pas autant d’impact que vous auriez voulu, mais ce dont il a besoin c’est de savoir que vous êtes là ; qu’il peut compter sur vous durant les crises de confiance les plus difficiles, surtout s’il se lance dans un nouveau projet. Je ne saurais plus compter le nombre de fois ou j’ai vu quelqu’un vouloir tenter quelque chose de nouveau dans sa vie, et se buter à un « Houla, t’es sûr que c’est pour toi ça ? » (Lisez l’article: « La traversée du désert« ) Si vous faites ça avec votre auteur, vous lui donnez un grand coup de frein à main avant même qu’il ait écrit le premier mot. Évidemment, il est possible que tout ne finisse pas en conte de fées plein d’arcs-en-ciel et de licornes rose bonbon qui butinent dans les prés… mais chaque chose en son temps. Vivre avec un auteur, c’est avant tout croire en lui dès le début. Image par Digital Photo and Design DigiPD.com de Pixabay   Vivre avec un auteur, c’est savoir s’adapter Vous écrivez peut-être vous aussi, ou vous dessinez, ou vous faites quelque chose de créatif en lien avec l’imaginaire. Si c’est le cas, vous savez déjà que cela demande de la concentration. Quand mon ours de mari disparaît dans sa grotte pour écrire, ce n’est pas juste sa personne qui disparaît, c’est aussi son esprit. Il part dans un monde où je ne peux pas, et ne dois pas, le suivre. Il écrit dans un état presque second, s’il est dérangé toutes les cinq minutes avec des « Où as-tu rangé le… ? », « Quand t’as fait les courses, t’as pris du… ? », « T’as des nouvelles de… ? »… il ne va pas apprécier. Tant que ça ne relève pas de « Les rideaux sont en feu », ou « Il manque un bras à notre enfant », ces interpellations peuvent attendre. C’est mieux pour tout le monde. Sinon c’est un ours très grognon que vous aurez sur les bras. Un auteur a besoin de pouvoir se détacher du monde réel pour pouvoir avancer, et c’est rarement possible de le faire en 5 minutes. C’est donc à vous de vous adapter autour de ces moments. Un sas de décompression Il faut aussi savoir qu’un auteur ne décroche pas complètement de cet état second instantanément. Vous allez sûrement vous rendre compte que le fil de sa pensée n’est pas toujours synchro avec le vôtre. Vous allez lui parler de quelque chose de banal, de logistique, de votre journée, d’une blague… et vous allez voir qu’il n’est pas complètement avec vous.C’est aussi ça de vivre avec un auteur. Ce n’est pas que vous ne l’intéressez pas, ce n’est pas personnel, et ce n’est pas qu’il s’en fiche de ce que vous lui racontez, c’est juste que ça fourmille toujours là-dedans, et le ramener trop brutalement sera mal vécu. La meilleure solution c’est d’attendre que votre auteur revienne de lui-même. Cela évitera bien des dérapages. Soyez critique (mais honnête !) Je suis la première lectrice de mon talentueux mari, et, ça va sans dire, sa plus grande fan. J’adore lire ce qu’il écrit, j’adore partir avec lui où ses pensées sont parties creuser. Et quand j’aime, je lui dis ! Et quand je n’aime pas, je lui dis aussi… Oui, ça arrive. Votre auteur a sûrement du talent, peut-être beaucoup, mais ça ne veut pas dire qu’il est infaillible. Si vous voulez l’aider, vous devez faire plus que juste dire « C’est super, c’est top, c’est parfait, rien à revoir ! » de peur de le vexer. Bien sûr qu’il ne va pas aimer entendre que ce paragraphe ne sert à rien, que ce chapitre devrait être au début, que ce personnage est devenu antipathique, que ça n’a plus de sens, que c’est trop long, qu’il ne soit pas le premier à penser à ça, que le ton ne soit pas adapté, que ce ne soit pas assez drôle, ou assez effrayant, ou assez dramatique, ou que la science-fiction ce n’est pas son truc, ou que moi j’aurais fais comme ça, ou que… Qu’est-ce que je disais déjà ? Ah oui ! Vous devez être honnêtes. Blague à part, sans pour autant le descendre et détruire sa confiance, il est préférable que les critiques honnêtes viennent de vous maintenant plutôt que des lecteurs plus tard. Quand vous lisez quelque chose qu’il a écrit, prenez le temps de le digérer, de bien mettre de l’ordre dans vos observations, et choisissez bien vos mots pour le lui dire. On peut tout dire,
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Bonnes Nouvelles!

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2020-09-2010:35

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