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Gestionnaires en action Podcast

Author: Les Affaires

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Le balado Gestionnaires en action traite de l'actualité boursière avec différents gestionnaires de portefeuille.

295 Episodes
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GESTIONNAIRES EN ACTION. Le cessez-le-feu fragile entre les États-Unis et l’Iran a retenu l’attention en Bourse cette semaine, mais les investisseurs devraient plutôt se concentrer sur la saison des résultats financiers du premier trimestre qui s’amorce, estime Luc Girard, gestionnaire de portefeuille à Noël Girard, Lehoux, Valeurs mobilières Desjardins. «Le point important qu’il faut comprendre, c'est que les marchés boursiers n'aiment pas l'incertitude, mais qu’ils ont appris à vivre avec elle. Lorsqu'un cessez-le-feu est annoncé, ce n'est pas tant la bonne nouvelle en soi qui fait bouger les marchés, mais c'est surtout la réduction du risque d'un scénario extrême», dit-il. Selon lui, depuis les années 1940, les marchés boursiers ont réagi aux crises géopolitiques en reculant en moyenne de 5% à 8%. Dans la grande majorité des cas, les marchés ont récupéré leurs pertes en quelques mois. En pratique, ce type d'événement ne modifie généralement pas une stratégie d'investissement à long terme qui a été bien construite», estime Luc Girard. Cela n’empêche pas les marchés de réagir aux conflits, puisque ceux-ci peuvent avoir des effets sur l’inflation, sur la croissance économique, sur les taux d'intérêt et, surtout, sur les bénéfices des entreprises. Début de la saison des résultats financiers du premier trimestre Luc Girard soutient en effet que les bénéfices des entreprises ont beaucoup plus de poids sur la valorisation des marchés boursiers que les nouvelles géopolitiques. «À long terme, environ 85% à 90% du rendement des marchés boursiers provient de la croissance des bénéfices et des dividendes. Pour 2026, les analystes anticipent une croissance des bénéfices d’entre 8% et 15 % pour les marchés américains et de 6% à 8 % au Canada. Il est aussi important de rappeler que les 10 plus grandes entreprises américaines, ça représente environ le tiers de la capitalisation du S&P 500. Vous comprendrez que les résultats ont un effet déterminant sur la direction globale des marchés», estime-t-il. Selon lui, les investisseurs ne devraient donc pas modifier leur stratégie d’investissement en raison de l’invasion américano-israélienne en Iran. Il précise qu’un investisseur qui rate les 10 meilleures journées en Bourse sur une période de 20 ans peut ainsi réduire le rendement de son portefeuille de près de… 50%! «Plusieurs de ces meilleures journées-là surviennent durant les périodes de forte incertitude. Donc, les investisseurs doivent demeurer investis, disciplinés et surtout diversifiés», dit-il. Il ajoute que depuis 1950, les marchés boursiers ont traversé plus de 15 récessions, plusieurs crises financières, des périodes d'inflation élevée, de nombreux conflits internationaux. Malgré tous ces événements, la Bourse a généré un rendement annuel moyen d’entre 9% et 10%. Un portefeuille doit être construit, à la base, pour traverser tout type de scénario.Pour de l’information concernant l’utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
GESTIONNAIRES EN ACTION. À la Bourse, le plus difficile, c’est de savoir quand vient le bon moment de se départir d’un titre, estime François Rochon, président et gestionnaire de portefeuille à Giverny Capital. «La décision de vendre un titre, je dirais que ça dépend beaucoup de notre philosophie d'investissement au départ. Il faut un peu que la philosophie de vente soit en ligne avec la philosophie d'achat», estime-t-il. Il dit regarder divers critères au moment d’ajouter une entreprise en portefeuille, tentant de dénicher celles qui possèdent une valeur intrinsèque supérieure à la moyenne, bénéficient d’avantages concurrentiels durables, d’une bonne équipe de direction et d’un bon bilan tout en ayant de bonnes perspectives de croissance. «Tant que ça, c'est intact, on va vouloir garder le titre en portefeuille. Je dirais qu'il y a deux choses qui peuvent se produire qui nous inciteraient à vendre. La première, c'est que les belles qualités qu'on admirait dans l'entreprise peuvent changer», explique-t-il. La seconde chose qu’il aime moins, c’est si une entreprise augmente beaucoup son endettement, soit avec une acquisition ou pour toute autre raison. «Si je deviens moins confortable avec le niveau de la dette, même si les résultats sont bons, je vais parfois préférer vendre. C'est vraiment du cas par cas», explique-t-il. François Rochon soutient que d’autres éléments peuvent l’inciter à se départir d’un titre est l’émergence d’un concurrent qui possède de meilleures perspectives de croissance. Dans ces circonstances, il peut être avantageux selon lui de vendre le titre avec le moins de potentiel et d’allouer le capital à l’idée la plus prometteuse.   Quand garder un titre : Constellation Software Quelques titres du portefeuille de Giverny Capital ont connu une année difficile en 2025 et l’éditeur de logiciels Constellation Software (CSU, 2441,27$) est l’un de ceux-là, lui qui valait 5300$ au printemps dernier avant d’amorcer un important repli. «Je pense que Constellation Software, c'est une très, très bonne entreprise. Il y a deux, trois facteurs qui expliquent la baisse du titre. Une des raisons, ça a été le départ pour des raisons de santé du président Mark Leonard. Toutefois, la raison principale de la baisse du titre, c'est que toutes les sociétés de logiciels ont beaucoup baissé en Bourse par crainte que l'intelligence artificielle vienne affecter durement leur modèle d'affaires», affirme-t-il. Le titre de Constellation, ces dernières années, se négociait à 30 fois les profits prévus, alors que ce ratio a chuté à 15 fois. «Pourtant, les résultats de 2025 ont été très bons. Le bénéfice par action ajusté a progressé d'à peu près 20%. Il n'y a donc pas de raison de croire, que les fondamentaux de l’entreprise ont changé», juge-t-il, estimant que le recul du titre est exagéré.   Quand garder un titre : Five Below Un autre titre que Giverny Capital a choisi de garder en portefeuille malgré une période tumultueuse est celui du détaillant d'articles à 5 $ et moins Five Below (235,39$US). Le titre a chuté jusqu'à un peu moins de 55 $US avant de rebondir fortement pour dépasser 230$US. Dans ce cas, la patience des actionnaires a été récompensée. La patience a été récompensée dans ce cas. «On a acheté le titre la première fois durant la pandémie, donc en mars 2020. Je pense qu'on avait payé 70$US à l'époque. Les années 2020, 2021 et 2022 ont bien été, sauf que 2024 a été très difficile. Les profits ont baissé et le titre a beaucoup reculé», rappelle-t-il. Le creux de moins de 55$US a été atteint dans la foulée des tarifs du président Donald Trump. Les investisseurs craignaient alors que ces tarifs viennent rogner les marges bénéficiaires de l’entreprise, qui s’approvisionne beaucoup en Asie. «À ce moment-là, le titre était vraiment déprimé, mais je croyais beaucoup dans le modèle d'affaires de la société. Puis bon, le bilan était encore très solide. Ils ont changé de PDG (en embauchant Winnie Park en décembre 2024) et finalement, les résultats de 2025 ont été très bons, ce qui a fait rebondir le titre», dit François Rochon. Cinq ans après l’achat du titre, Giverny Capital était en territoire négatif avec cet investissement, mais selon l’investisseur, c’est la qualité du bilan qui a fait toute la différence.Pour de l’information concernant l’utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
GESTIONNAIRES EN ACTION. Boralex (BLX, 36,62 $) est en voie d’être privatisée par Brookfield et La Caisse pour un montant d’environ 9 milliards de dollars. Au rythme où vont les choses, est-ce que les marchés boursiers canadiens sont voués à disparaître? Marc L’Écuyer, gestionnaire de portefeuille à Cote 100, soutient que les entreprises présentes dans l’industrie des énergies renouvelables sont très intéressantes pour des investisseurs institutionnels comme Brookfield et La Caisse. «Ça s'inscrit dans une tendance lourde qu'on constate sur les marchés depuis quelques années. On l'a vu, entre autres, avec Innergex énergie renouvelable l’an dernier, aussi acquise par La Caisse pour 10 milliards de dollars», dit-il. Selon lui, plusieurs raisons peuvent expliquer pourquoi les dirigeants d’une entreprise à capital ouvert souhaitent en fermer le capital : « La réglementation est moins contraignante quand on est une entreprise privée et on a moins de pression de la part des investisseurs pour réaliser de bonnes performances à court terme », note-t-il.   De rarissimes entrées en Bourse Sans oublier qu’en plus des privatisations qui se succèdent, très peu d’entreprises décident, à l’inverse, d’opter pour un premier appel public à l’épargne pour financer leur croissance. Au Québec, la dernière entreprise en lice est le Groupe Dynamite (GRGD, 73,72$), arrivée à la Bourse de Toronto à l’automne 2024. «C'est une tendance qui ne date pas d'il y a deux ans. Avec la crise financière de 2008-2009. On a vu une augmentation de la réglementation, donc ça devient beaucoup plus dispendieux pour les plus petites sociétés d’opter pour une entrée en Bourse», dit-il. Marc L’Écuyer précise aussi qu’avec les privatisations qui se succèdent, celles qui restent en Bourse ont une taille moyenne de plus en plus petite. De plus, selon lui, il est aujourd’hui beaucoup plus facile pour une entreprise de financer sa croissance avec des capitaux privés, ce qui était moins le cas il y a plusieurs années.   Trop facile de privatiser? Le gestionnaire de portefeuille soutient que les gros investisseurs institutionnels bénéficient de certains avantages lorsque vient le temps d’obtenir du financement, notamment grâce à des taux d’intérêt plus bas. «Cela leur donne la capacité de payer plus cher pour procéder à des acquisitions», dit-il. Il soutient que malgré toutes les privatisations, il faut rester optimiste, puisque certaines entreprises québécoises restent des consolidateurs dans leur industrie, citant notamment Alimentation Couche-Tard (ATD, 78,20$), Groupe CGI (GIB.A, 100,74$) et Quincaillerie Richelieu (RCH, 41,93$). Il reconnaît toutefois que les investisseurs canadiens n’ont pas le choix d’opter pour les marchés boursiers internationaux pour obtenir des portefeuilles de qualité.Pour de l’information concernant l’utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
GESTIONNAIRES EN ACTION. Il faut avoir des nerfs d’acier pour ne pas dévier d’une stratégie d’investissement à long terme en période de guerre. Selon Vincent Fournier, gestionnaire de portefeuille à Claret, c’est malgré tout la meilleure réaction que les investisseurs devraient avoir. «Il ne faut pas modifier notre portefeuille en nous basant sur les aléas économiques. En fait, il faut avoir un portefeuille qui répond à nos objectifs de placement à long terme et pas à court terme», dit-il. Il rappelle par exemple que les marchés boursiers ont baissé de 20% dans les premiers mois suivant le début de la guerre en Ukraine en février 2022, mais que les indices américains se sont ensuite rapidement redressés de 50%. «Si on remonte en 1991, les marchés boursiers avaient bien réagi à l’opération Tempête du désert en Irak«, dit-il, précisant que la Bourse avait progressé d’environ 20% pendant le conflit qui s’est étalé de la mi-janvier à la fin février.   L’or échoue dans son rôle de valeur refuge Habituellement, lors des grands conflits armés, l’or et les métaux précieux jouent un rôle de valeur refuge, ce qui n’est pas le cas cette année. «Le prix de l'or qui est en baisse de 25% depuis le début de l'invasion. On est donc loin de voir l'or jouer son rôle de valeur refuge depuis le début du conflit. Ce n’est toutefois pas la première fois que l’on constate des anomalies sur les marchés en temps de guerre», philosophe-t-il. Vincent Fournier rappelle que durant la Deuxième Guerre mondiale, qui s’est étalée de 1939 à 1945, les secteurs qui ont offert la meilleure performance ont été ceux de l’impression (926%) et de la bière et des alcools (723%). «On aurait pu s’attendre à ce que les secteurs de l’acier, de la construction et de la fabrication soient ceux qui profitent le plus du conflit, mais ce n’est pas ce qui s’est produit», raconte-t-il. Le S&P/TSX performe moins bien que le S&P 500 Une autre anomalie que l’on constate est que l’indice canadien S&P/TSX a reculé de 7,6% depuis le début de la guerre en Iran, malgré le fait qu’il soit plus concentré dans le secteur de l’énergie que le S&P 500, qui a subi un recul de seulement 4,4% durant la même période. «Tout cela malgré le fait que le prix du pétrole a progressé de 50% depuis la fin février. À court terme, les marchés peuvent se comporter bizarrement. Toutefois, à long terme, on va avoir de bons rendements», dit-il. Comment arriver garder la tête froide? Vincent Fournier soutient que la réalité de la guerre peut être très stressante pour de nombreux individus. Toutefois, selon lui, l'investisseur, doit absolument regarder loin devant, rappelant que le rendement annuel moyen du S&P 500 est de 11,55% depuis 50 ans.Pour de l’information concernant l’utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
GESTIONNAIRES EN ACTION. Les prix du pétrole ont bondi considérablement depuis le début de l’invasion israélo-américaine en Iran. Dans ce contexte, il est encore temps d’investir dans le secteur canadien de l’énergie, estime Sébastien Mc Mahon, vice-président, stratège en chef, économiste sénior et gestionnaire de portefeuille à iA Gestion mondiale d’actifs. «Je parlais ce matin avec mes collègues gestionnaires d'actions canadiennes et ils me disaient qu'ils sont acheteurs. Quand je regarde les rendements du secteur de l’énergie au cours du dernier mois, je vois 8,5% de hausse contre 1,6% pour le S&P/TSX. Il y a donc clairement une surperformance, mais on aurait pu s’attendre à un écart encore plus grand. Ça veut dire qu'il faut peut-être y aller avec modération, mais certainement, ça peut être intéressant», explique-t-il. Il rappelle que la grosse nouvelle de la semaine a été que les pays membres de l’Agence internationale de l’énergie allaient libérer 400 millions de barils de leurs réserves stratégiques pour tenter de contenir l’augmentation du prix de l’or noir. «Toutefois, le record historique pour sortir des barils d'urgence est d’environ 1,5 à 2 millions de barils par jour. Ce qui veut dire que ça pourrait prendre 200 jours, peut-être même 250 ou 300 jours avant de tout libérer ça. Le prix du pétrole pourra donc rester élevé pendant un petit bout de temps», estime-t-il. Sébastien McMahon est aussi d’avis que le conflit en Iran vient redorer le blason de l’industrie canadienne de l’énergie, qui avait mauvaise presse ces dernières années.   Deux titres favoris Parmi les titres énergétiques, les experts en actions canadiennes d’iA Gestion mondiale d’actifs favorisent présentement celui de Cenovus Energy (CVE, 32,20$). La société a réalisé une importante acquisition l’an dernier (celle de Meg Energy pour un montant de 8,6 milliards de dollars) et il y a des synergies importantes qui peuvent s’en dégager. En ce moment, c'est un titre qui a le vent dans les voiles», dit-il. Un autre titre dans le viseur de la société est celui de Hammond Power (HPS.A, 183,73$). La société se spécialise dans la fabrication de transformateurs électriques. «Si le prix du pétrole reste plus élevé, la demande en électricité pourrait aussi augmenter. La société est aussi présente dans l’industrie des centres de données et bénéficie de ces vents de dos», explique-t-il. Outre le secteur de l’énergie, d’autres industries sont affectées par la fermeture du détroit d’Ormuz, où circule normalement chaque année entre 20% et 25% de la consommation mondiale de pétrole. «Il y circule beaucoup de pétrole, mais aussi tous les dérivés du pétrole et des produits chimiques au sens large, comme le méthanol et tous les produits utilisés dans la conception de plastiques. Ces produits se retrouvent aussi avec des problèmes d'approvisionnement», affirme-t-il.   Que faire en période de guerre? Lorsque des guerres avec un potentiel de contagion à l’économie mondiale éclatent, Sébastien Mc Mahon soutient que, règle générale, les investisseurs devraient toujours garder le cap sur le long terme et faire abstraction des risques géopolitiques à court terme. «Il ne faut jamais oublier que les marchés, ce qu'ils regardent, c'est la capacité des entreprises à faire croître leurs profits. Quand on a des reculs, c'est important de continuer d'investir. Ne changez pas votre stratégie. Des crises géopolitiques comme ça, ce n'est pas la première ni la dernière qu'on voit», dit-il. La grande inconnue selon lui reste la durée potentielle du conflit, puisque le président américain Donald Trump n’a pas expliqué clairement quels étaient ses objectifs en Iran.Pour de l’information concernant l’utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
GESTIONNAIRES EN ACTION. La Cour suprême des États-Unis a invalidé le 20 février dernier les tarifs réciproques imposés par le gouvernement Trump en avril 2025. Toutefois, concrètement, la décision de plus haut tribunal du pays aura peu d’effets en Bourse, estime Nicolas Vaugeois, gestionnaire de portefeuille à Fiera Capital. «C’est une grosse défaite du gouvernement Trump aux États-Unis. L’attention des marchés était à deux endroits. La décision peut potentiellement enclencher un processus de remboursement des tarifs auprès de certaines entreprises. Deuxièmement, moins de tarifs, c'est quand même bon pour les entreprises qui exportent vers les États-Unis. Les marchés ont donc bien accueilli la nouvelle», résume-t-il. Les dirigeants de sociétés cotées en Bourse, Costco (COST, 986,74$US) et FedEx (FDX, 387,68$US) ont notamment annoncé leur intention de poursuivre le gouvernement américain pour obtenir un dédommagement. «À quel point les sociétés vont-elles vraiment être en mesure d'avoir un remboursement du gouvernement américain. Ça, c'est vraiment la grosse question à laquelle personne n’a encore de réponse. L’effet immédiat de la décision sur le déficit fiscal américain est très difficile à déterminer», opine Nicolas Vaugeois. Il ajoute que le montant que le gouvernement américain pourrait devoir rembourser dépasserait 100 milliards de dollars américains. Le gestionnaire de portefeuille soutient également que la décision aura peu d’effets au Canada, puisque près de 90% des produits fabriqués au pays sont déjà exemptés de tarifs grâce à l’Accord Canada-États-Unis-Mexique (ACÉUM). «La Bourse canadienne continue de bien performer depuis. Donc, c'est sûr que tout ce qui est exportation vers les États-Unis devrait bénéficier de la décision de la Cour suprême, mais je mettrais un petit bémol pour des industries spécifiques comme celles de l’automobile et de l’acier qui sont toujours sous le coup de tarifs et qui vont continuer d’éprouver des difficultés», dit-il. Selon lui, la performance des banques et du secteur aurifère vont continuer de soutenir le marché boursier canadien.  Pour de l’information concernant l’utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
GESTIONNAIRES EN ACTION. Le gouvernement fédéral a dévoilé le 17 février la première Stratégie industrielle de défense du Canada, qui contient une enveloppe totale de 500 milliards de dollars. Plusieurs grandes entreprises canadiennes cotées en Bourse pourraient profiter de ces sommes colossales, estime Julie Hurtubise, conseillère en placements à Gestion de patrimoine TD. Selon elle, CAE (CAE, 40,67$), Bombardier (BBD.B, 275,84$) et MDA Space (39,00$) sont trois exemples de sociétés qui pourraient obtenir d'importants contrats à long terme. «CAE, c'est un leader en formation et en simulation. Si on modernise les forces armées, il faut donc former des pilotes, des spécialistes, des techniciens. Donc, généralement, le gouvernement canadien, quand il modernise, il donne des contrats de formation sur une longue période. On parle de revenus récurrents», explique-t-elle. Elle ajoute que la situation de Bombardier va aussi au-delà de la vente d'avions. «On parle également de la transformation des appareils pour des missions spéciales et de contrats de maintenance de 20 à 30 ans», dit-elle. Pour MDA Space, qui se spécialise dans la conception de satellites, Julie Hurtubise soutient que c'est le même concept. «Un satellite, ce n'est pas juste un objet dans l'espace, c'est un programme complet. Une conception, un lancement, des stations au sol, de la maintenance, des remplacements de pièces», énumère-t-elle. La stratégie permettra donc de bâtir des programmes à long terme qui soutiendront des entreprises canadiennes durant plusieurs décennies. Les titres de petite capitalisation ne seront pas en reste En plus des trois entreprises citées précédemment, Julie Hurtubise soutient que de nombreuses entreprises canadiennes de petite capitalisation pourront également obtenir leur part du gâteau. Les grosses entreprises remportent les gros contrats, mais elles ont besoin de fournisseurs spécialisés. «C'est souvent là que les sociétés de petite capitalisation entrent en jeu. Par exemple, Firan Technology (FTG, 17,66$) fabrique des composantes électroniques critiques pour l'aérospatiale et la défense. Ce ne sont pas des contrats visibles dans les manchettes, mais ce sont des pions importants dans la chaîne d'approvisionnement», raconte-t-elle. Elle cite également Kraken Robotics (PNG.V, 8,18$), qui développe des systèmes de sonars et de la robotique sous-marine. «Avec les défis liés à la surveillance maritime, notamment dans l'Arctique, ce sont des technologies qui sont essentielles», dit-elle. Que restera-t-il pour les sociétés américaines et non cotées? Julie Hurtubise est d’avis que la stratégie du premier ministre Mark Carney n'est pas anti-américaine, mais que son objectif est clair et vise une diminution de la dépendance trop élevée du Canada envers les États-Unis en matière de défense. «Une société américaine qui a une vraie présence ici, une usine, un centre d'ingénierie, des employés au Québec ou au Canada, pourra également bénéficier de nouveaux contrats. Par contre, au risque de me répéter, Ottawa veut d’abord miser sur des sociétés canadiennes», croit-elle. Plus globalement, la conseillère en placements soutient que la Stratégie industrielle de défense du Canada, si elle est bien exécutée, aura des effets positifs et positionnera le pays comme un fournisseur crédible auprès de ses alliés.Pour de l’information concernant l’utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
GESTIONNAIRES EN ACTION. Bombardier a dévoilé de bons résultats financiers au quatrième trimestre de son exercice 2025, mais d’autres éléments positifs ont aussi retenu l’attention de Luc Girard, gestionnaire de portefeuille à Noël Girard Lehoux, Valeurs mobilières Desjardins. «Globalement, on parle de résultats solides, surtout cohérents avec ce qu'on appelle la transformation de Bombardier des dernières années. Au quatrième trimestre, les revenus ont atteint 3,69 milliards de dollars (G$US), ce qui représente une croissance de 19 % sur un an. La progression vient surtout des livraisons plus élevées des jets d'affaires, mais aussi d'un mix de produits favorables. Mais ce qui frappe le plus que la croissance des revenus, en fait, c'est l'amélioration de la rentabilité. Écoutez, le bénéfice avant intérêts, impôts et amortissement (BAIIA) a atteint 658 millions de dollars (M$US)», résume-t-il. Selon lui, les résultats montrent que Bombardier ne fait pas que vendre des avions, elle génère aussi davantage de bénéfices par avion. Il retient trois éléments importants des résultats trimestriels. Bombardier a livré 64 avions au quatrième trimestre, comparativement à 57 l'année dernière. L'amélioration de la rentabilité avec un bénéfice avant intérêts et impôts (BAII) qui passe à 486M$US, ce qui constitue une hausse de 37% sur un an. Cet élément indique que la restructuration des dernières années a porté ses fruits avec une meilleure discipline financière, une chaîne d'approvisionnement plus stable et une meilleure efficacité industrielle. Génération de liquidités avec des flux de trésorerie libres au quatrième trimestre qui ont dépassé 1G$US. Luc Girard note également la progression du carnet de commandes, qui a atteint 17,5G$US au 31 décembre, lui qui était de 14,4G$US un an auparavant. «C'est quand même une progression de 22% et ce chiffre-là, il est important pour deux raisons. Premièrement, il confirme que la demande pour les jets d'affaires demeure solide, malgré les taux d'intérêt plus élevés et l'incertitude économique mondiale. Deuxièmement, il vous donne une visibilité sur les livraisons futures et ça stabilise les attentes au niveau du marché», dit-il. Prévisions, tensions commerciales et division des services Pour l’exercice 2026, Bombardier vise plus de 10G$US, plus de 157 livraisons d'avions, un BAIIA supérieur à 1,625G$US et des flux de trésorerie libres entre 600M$US et 1G$US. «C'est sûr que les prévisions indiquent que la direction anticipe la poursuite de la croissance, mais avec une certaine prudence sur la génération des liquidités, ce qui reflète quand même un environnement économique encore incertain», soutient Luc Girard. Du côté des tensions commerciales avec les États-Unis, le gestionnaire de portefeuille estime qu’il s’agit du principal point d’interrogation en ce qui concerne le futur proche de Bombardier. «Toute discussion sur des tarifs ou des restrictions commerciales, ça va créer de la volatilité boursière. Mais il faut faire la distinction entre les déclarations et les politiques réelles. À ce stade-ci, on parle davantage d'un risque de perception que d'un effet opérationnel concret», juge-t-il. Luc Girard voit aussi d’un bon œil la bonne performance de la division des services, qui inclut entre autres la maintenance des appareils et le remplacement des pièces. «Ça génère des revenus récurrents et ça donne quand même des marges plus élevées que lorsqu'on vend initialement l'appareil. Plus la flotte installée par Bombardier augmentera, plus cette activité deviendra importante, ce qui rend l'entreprise moins dépendante dans le cycle des nouvelles commandes», explique-t-il. Il note aussi l’émergence des activités de Bombardier dans le secteur de la défense, qui réduisent la dépendance de l’entreprise aux cycles de l’aviation civile.Pour de l’information concernant l’utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
GESTIONNAIRES EN ACTION. Alphabet a fait état de résultats financiers robustes au quatrième trimestre de son exercice 2025, mais les investisseurs s’inquiètent des gigantesques dépenses en capital que la direction prévoit effectuer en 2026. «Les résultats d’Alphabet (GOOGL, 331,25$US) ont été exceptionnels, surtout pour une entreprise de cette taille», résume François Rochon, président et gestionnaire de portefeuille de Giverny Capital et actionnaire de longue date de la société spécialisée dans la recherche en ligne et les services infonuagiques. Globalement, l’entreprise a dévoilé un bénéfice net de 34,5 milliards de dollars américains (G$US) durant le trimestre, et des revenus de 113,8G$US. «On parle de plus de 400G$US de revenus en 2025. À ce niveau, une croissance de 18% des revenus sur un an est phénoménale», dit-il. Les marchés ont toutefois fait preuve de prudence devant la volonté de la direction de dépenser entre 175G$US et 185G$US cette année pour financer, notamment, l’avancement de ses services d’intelligence artificielle, qui passent par l’agent conversationnel Gemini.   Alphabet a les moyens de ses ambitions «Je pense que c'est difficile pour des gens, actionnaires ou non, de poser un jugement là-dessus. Alphabet ne va pas donner tous ses secrets, mais il faut voir quel est le réel objectif de ces gros investissements. La bonne nouvelle, c'est que la société a les moyens de payer 185G$US en un an, puisqu’elle génère plus de 200G$US annuellement en flux de trésorerie libres», explique l’investisseur. Il rappelle que Gemini a vu son nombre d’utilisateurs grimper à 750 millions sur une base mensuelle. «En un an, ils ont vraiment fait un travail extraordinaire parce que c'était une réelle menace. Quand ChatGPT est sorti il y a trois ans, Google a très bien réagi. Même le président d'OpenAI, Sam Altman, a reconnu que Gemini était une excellente application. Ça a probablement coûté très cher à développer, mais je pense que ça a préservé le cœur du modèle d’affaires de Google», raconte François Rochon. Ce dernier souligne qu’au dernier trimestre, la division de services infonuagiques Google Cloud a vu ses revenus progresser de 48% sur un an, pour atteindre 17,7G$US. «C’est une meilleure progression que pour les services concurrents AWS d’Amazon (AMZN, 222,69$US) ou Azure de Microsoft (MSFT, 393,67$US)», dit-il.   Le pavé dans la marre d’Anthropic Outre les résultats d’alphabet, la semaine a aussi été marquée par une mise à jour majeure de l’agent conversationnel Claude, conçu par Anthropic, qui améliore grandement sa capacité à effectuer des tâches de programmation, générer des analyses financières ou rédiger des documents légaux. Le secteur des technologies a reculé à la suite de cette annonce, un geste que François Rochon considère comme une «surréaction». «Il y a des entreprises qui ont vu leur titre baisser de 10% à 15% en une journée qui restent extrêmement solides, qui existent depuis des décennies et qui possèdent des avantages concurrentiels difficiles à déloger. Il n’y a pas de niveau d’irrationnalité qui ne peut pas être atteint. Ça fait partie du jeu, mais je pense que la réaction des marchés a été exagérée», dit-il. La mise à jour de Claude ne remet donc pas en question les investissements de Giverny Capital dans des entreprise comme Alphabet ou Meta Platforms (META, 670,21$US). Le titre d'Alphabet a terminé la séance du 5 février sur un léger recul de 1,79$US, ou de 0,54%, à 331,25$US.Pour de l’information concernant l’utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
GESTIONNAIRES EN ACTION. La Banque du Canada et la Réserve fédérale américaine ont choisi de ne pas toucher à leur taux directeur cette semaine. La suite est toutefois plus floue, surtout du côté américain, alors que la Fed se prépare au départ du président Jerome Powell, prévu en mai prochain. La décision de la Fed de garder son taux directeur stable entre 3,5% et 3,75% a d’ailleurs été prise à 10 contre deux. Parmi les deux dissidents, Stephen I. Miran et Christopher J. Waller auraient préféré une diminution du taux directeur d’un quart de point. Marc L’Écuyer, gestionnaire de portefeuille à Cote 100, estime qu’il ne faut pas trop s’inquiéter des deux dissidents, puisque Stephen I. Miran a été nommé à la Fed par Donald Trump en août dernier et que Christopher J. Waller aspire à remplacer Jerome Powell à la tête de la banque centrale américaine dans quatre mois. «Je pense que si on regarde dans l'ensemble, quand on lit le discours de la Fed, qu’il y a plutôt une volonté de maintenir les taux. La Fed a indiqué que le marché de l'emploi s'était amélioré par rapport à ses perspectives du mois de décembre, que l'économie aussi allait mieux. Donc, quand on regarde ça, il y a vraiment un changement de tendance au niveau de la Réserve fédérale pour peut-être reporter les baisses de taux d'intérêt», estime-t-il. Marc L’Écuyer ajoute que même si le prochain président de la banque centrale américaine est enclin à recommander des baisses de taux d’intérêt pour se conformer à la volonté du président Donald Trump, que la décision doit être prise à la majorité parmi tous les gouverneurs de la banque centrale. «L’arrivée d’un nouveau dirigeant est un risque, c'est certain. Oui, ça peut provoquer une diminution de l'indépendance de la Fed par rapport au pouvoir politique. Toutefois, ça ne veut pas dire que la Fed va perdre son indépendance simplement parce qu’elle a un nouveau président qui est nommé par Donad Trump», tempère-t-il. Il concède toutefois que Cote 100 est une entreprise qui investit dans des entreprises en ayant des objectifs à long terme et préfère les pays où la banque centrale est indépendante. «Si à un moment donné, vraiment, on voit que l'indépendance de la Réserve fédérale américaine est compromise. Oui, ça pourrait peut-être remettre en question nos décisions d'investir aux États-Unis», affirme-t-il. Le principal risque d’une diminution de l’indépendance de la Fed serait, selon lui, que des baisses de taux trop agressives fassent rebondir l’inflation, ce qui serait un élément fort négatif pour la croissance économique des États-Unis.Pour de l’information concernant l’utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
GESTIONNAIRES EN ACTION. Après trois années de bons rendements boursiers, les investisseurs qui souhaiteraient augmenter la portion obligataire de leur portefeuille en misant sur des FNB ou des fonds communs doivent auparavant porter une grande attention à ce qu’il y a sous le capot. Vincent Fournier, gestionnaire de portefeuille à Claret, reconnaît que le marché obligataire peut servir d’outil pour tempérer les ardeurs du gouvernement américain, puisque la dette atteint 38 billions de dollars américains, soit l’équivalent de 38 000 milliards de dollars américains. «Tout est lié, puisque 30% de cette dette est détenue par des investisseurs étrangers, notamment le Japon, le Royaume-Uni, la Chine et… le Canada! Si tous ces pays décidaient de vendre leurs titres de dette en même temps, il serait plus coûteux pour les États-Unis de refinancer leur dette», explique-t-il, estimant que le pays a besoin de ses partenaires commerciaux, qu’il le veuille ou non. Du côté des investisseurs individuels, après trois années de bons rendements boursiers malgré les multiples tensions géopolitiques qui ont émergé en cours de route, le moment pourrait être bien choisi pour procéder à un rééquilibrage de certains portefeuilles. «Dans certains portefeuilles, on pourrait voir un certain déséquilibre en faveur des actions, puisque cette catégorie d’actifs a très bien performé ces dernières années. Par contre, ce qu'il faut savoir, c'est que la règle d'or en investissement, c'est que l'actualité financière ne devrait jamais dicter l'allocation d’actifs de notre portefeuille», explique Vincent Fournier. Selon lui, chaque individu doit faire ses choix selon ses objectifs à long terme, ce qui implique de ne pas se laisser influencer par l’actualité.   Des fonds de titres obligataires peu avantageux Selon lui, les investisseurs qui décideraient d’augmenter la portion de titres à revenu fixe dans leur portefeuille doivent d’abord bien évaluer les véhicules qu’ils choisiront. «On parle beaucoup des avantages des fonds négociés en Bourse (FNB) pour les actions et on aurait tendance à penser que c'est la même chose du côté des FNB ou des fonds communs de titres à revenus fixes. Il faut faire attention parce que l'investissement indiciel de titres à revenu fixe  investissent généralement 75% de leur actif sous gestion dans des titres d'obligations fédérales et provinciales, qui sont les outils qui donnent le taux d'intérêt le plus faible au Canada», affirme-t-il. À son avis, les obligations de sociétés, qui offrent des rendements plus élevés, permettent de contourner ce problème.Pour de l’information concernant l’utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
GESTIONNAIRES EN ACTION. Le voyage de Mark Carney en Chine peut réchauffer les relations diplomatiques avec le Canada, mais cela pourrait soulever l’ire de Washington. «Le Canada a besoin de diversifier ses marchés d'exportation et nos partenaires économiques. Donc, c'est naturel de vouloir penser à la Chine», explique Sébastien Mc Mahon, vice-président, stratège en chef, économiste sénior et gestionnaire de portefeuille à iA Gestion mondiale d’actifs. Selon lui, il est important de rétablir les relations Canada-Chine, qui s’étaient passablement détériorées sous le règne de Justin Trudeau. «Si on veut s'affranchir de la relation avec les États-Unis et diversifier nos marchés, il faut penser à l'Europe et à l'Asie», plaide-t-il. Un premier pas Il précise qu’il faudra encore plusieurs rencontres entre les dirigeants canadiens et chinois avant que des retombées économiques tangibles profitent aux marchés boursiers du pays. «Au début, on va parler probablement des tarifs sur les voitures électriques chinoises. Bien sûr, l'Ontario ne veut pas qu'on fasse le sacrifice là-dessus. Toutefois, la Saskatchewan et le Manitoba aimeraient qu'on diminue les tarifs sur les autos électriques pour pouvoir, en retour, ramener les ventes de produits agricoles en Chine», dit-il. Sébastien Mc Mahon ne peut passer sous silence que le périple chinois de Mark Carney survient alors que les États-Unis vont de l’avant avec la doctrine Donroe, qui s’inspire de la doctrine Monroe, établie en… 1823! Selon la doctrine Monroe, les États-Unis devaient s'opposer à toute tentative de colonialisme européen en Amérique. Aujourd'hui, la doctrine Donroe repose sur le contrôle accru des États-Unis sur les Amériques au détriment de la Chine et de la Russie. «La stratégie de sécurité des États-Unis qui a été publiée au mois de novembre dernier, est basée sur l'idéologie américaine comme quoi la cour arrière des États-Unis, ce sont les Amériques. Il y avait un enjeu au Venezuela, il y en a un à Cuba, il y en a un au Nicaragua, qui sont plus alignés avec la Russie», explique-t-il, ajoutant que le problème, selon lui, est que le gouvernement de Donald Trump est allé écrire noir sur blanc que les États-Unis devraient faire tout en leur pouvoir pour repousser les sociétés étrangères qui investissent dans les Amériques. «Donc là, on passe d’une stratégie de sécurité à une autre qui est plus économique. La Chine a investi massivement en Amérique du Sud au cours des 20 dernières années. De vouloir repousser les entreprises chinoises à l'extérieur du continent pourrait provoquer de grandes frictions géopolitiques», affirme-t-il. Le stratège ne serait donc pas surpris que Washington voit d’un mauvais œil le voyage du premier ministre du Canada en Chine.Pour de l’information concernant l’utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
GESTIONNAIRES EN ACTION. Le sujet qui retient l'attention en Bourse en ce début d'année est l'arrestation du président vénézuélien Nicolas Maduro par l’armée américaine, survenue dans la nuit du 2 au 3 janvier, et son extradition aux États-Unis. Nicolas Vaugeois, gestionnaire de portefeuille à Fiera Capital, constate que cette arrestation a pour le moment eu un effet négatif sur le secteur canadien de l’énergie, en recul de 2% depuis le début de l’année, alors que l’indice S&P/TSX est en progression de 1,25%. «La raison derrière ça, c'est le fait que le Venezuela pourrait potentiellement recommencer à exporter son pétrole vers les États-Unis, même s’il y a un important bémol. Le Venezuela produit actuellement un million de barils de pétrole par jour. Si on retourne à leur sommet, en 1997, ils en produisant 3,3 millions. Donc oui, il y a de la capacité d'augmenter leur production puis d'exporter leur pétrole», raconte-t-il. Il précise toutefois que les installations pétrolières du pays sont désuètes et que selon les premières estimations, les remettre à niveau coûterait au minimum 100 milliards de dollars américains. «La taille des investissements constitue un frein important, sans oublier qu’il n’y a pas eu de changement de régime au Venezuela, puisque Delcy Rodriguez, qui était le bras droit de Nicolas Maduro, est à présent au pouvoir», dit-il. Selon lui, il faudra que le gouvernement local vote des lois ou des garanties pour que les investissements étrangers commencent à affluer au pays, pour éviter que des expropriations aient lieu comme ce fut le cas sous les règnes de Hugo Chavez et de Nicolas Maduro. Sans oublier que le prix du baril de pétrole se négocie toujours à moins de 60$US, ce qui rend tout investissement plus difficile à rentabiliser. «À ce prix, très peu vont vouloir s'engager au Venezuela. L’économie mondiale produit actuellement 1 million de barils de pétrole de plus qu’elle n’en consomme chaque jour. Si jamais le pays voulait ouvrir les vannes, l’offre augmenterait d’autant et pourrait pousser les prix encore plus bas», soutient Nicolas Vaugeois. Il entrevoit donc que le prix de l’or noir devrait rester proche de ses niveaux actuels cette année ou potentiellement baisser. Outre la situation au Venezuela, les marchés financiers ne doivent pas perdre de vue que la situation de l’emploi sera critique aux États-Unis. «Les données sur la capacité des ménages américains à rembourser les paiements sur leur compte de carte de crédit ou les prêts auto seront à surveiller», note-t-il. Les marchés surveillent aussi le jugement à venir de la Cour suprême des États-Unis sur la légalité des tarifs douaniers imposés par le gouvernement Trump depuis un an. «Si l’imposition des tarifs est jugée illégale, le gouvernement pourrait devoir rembourser les entreprises qui ont été affectées par ces derniers. Plusieurs sociétés sont déjà prêtes à lancer des poursuites», affirme-t-il. L’autre dossier majeur sera la renégociation de l’Accord Canada-États-Unis-Mexique.   *Le balado «Gestionnaires en action» a reçu un honneur, étant reconnu en juin dernier dans le Top 100 des meilleurs balados sur les marchés financiers en ligne par la société américaine Million Podcasts.Pour de l’information concernant l’utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
GESTIONNAIRES EN ACTION. Après une troisième année consécutive de bons rendements boursiers, 2026 sera marquée par la continuité des grandes thématiques qui ont prévalu tout au long de cette année. C’est du moins l’avis de Julie Hurtubise, conseillère en placements à Gestion de patrimoine TD. «Jusqu’à présent en 2025, le S&P/TSX a eu une très bonne année avec un rendement largement positif de près de 30%, ce qui est un des meilleurs résultats dans les marchés développés. Par contre, ce qui est important de dire, c'est que ce ne sont pas tous les secteurs qui ont profité de cette hausse. Les banques et les ressources naturelles ont été les grandes gagnantes», dit-elle. Après une année aussi forte que 2025, il est à son avis normal que l’on doive s’attendre à un ralentissement en 2026, qui devrait tout de même être positive. «Au Canada, les banques devraient continuer de bien performer dans un contexte de taux plus stables, de bilans financiers solides et de dividendes attrayants. Du côté des ressources, le pays demeure très bien positionné, sans oublier que la demande pour l'énergie, les métaux et les infrastructures restera structurellement forte», précise-t-elle.   Actions américaines : encore l’intelligence artificielle En 2025, les marchés boursiers américains ont aussi connu une bonne année, bien que la performance a été très concentrée dans la technologie autour de l'intelligence artificielle (IA). «À l'inverse, d'autres secteurs comme l'énergie, les services à la collectivité et l'immobilier ont été pénalisés par le niveau des taux d’intérêt. Certains segments de la consommation discrétionnaire ont été aussi volatils», résume-t-elle. Julie Hurtubise soutient qu’un thème important à surveiller en 2026 sera celui des investissements en infrastructures autour des centres de données liés à l’IA, qui vont s’étaler sur plusieurs années. Un autre secteur qu'il ne faut pas oublier est celui des soins de la santé. Le secteur a moins de bien fait en 2025 et se positionne bien pour l’année à venir. Grâce à des valorisations encore raisonnables, c'est un secteur moins exposé à l'intelligence artificielle et à l'endettement qui peut être un bon complément à ajouter en portefeuille.   Obligations : entre rendements et taux d’intérêt La conseillère en placements estime que les taux d’intérêt devraient être beaucoup plus stables en 2026 qu’ils ne l’ont été cette année. «Au Canada, le taux directeur devrait rester proche des niveaux actuels. Aux États-Unis, les marchés ciblent une à deux baisses d’un quart de point. Concrètement, ça veut dire qu'on peut acheter des obligations gouvernementales ou de sociétés de bonne qualité qui obtiennent un rendement autour de 3% à 4% au Canada, puis près de 4% aux États-Unis sans prendre de risques excessifs», explique-t-elle. Si les taux baissent un peu aux États-Unis, la valeur des obligations peut augmenter légèrement en plus du revenu qu'elles versent.   Métaux précieux : l’or, le cuivre et l’argent En 2025, le prix de l’once d’or ajusté à l’inflation a battu un record vieux de 40 ans. Peut-on penser que la croissance va se poursuivre en 2026? Oui, selon Julie Hurtubise, qui souligne que Morgan Stanley prévoit que le prix de l'once d’or, actuellement d’un peu plus de 4300$US, pourrait atteindre environ 4500$US vers le milieu de 2026, porté par une demande stable des banques centrales, des FNB ainsi que des anticipations de baisse de taux. «Un autre élément à surveiller pour 2026 c'est l'augmentation des fusions des acquisitions dans le secteur minier. Pour ce qui est de l'argent, la demande industrielle reste forte. Les panneaux solaires, l'électronique et les technologies soutiennent aussi les prix. En ce qui concerne le cuivre, c'est encore plus clair. L'offre est limitée, les nouveaux projets prennent du temps et la demande continue d'augmenter», dit-elle.   Vers un rebond du prix du pétrole? Le prix du baril de pétrole brut, descendu sous les 55$US, à un creux depuis 2021, devrait rester relativement stable l’an prochain, selon la conseillère en placements. «Le secteur de l'énergie entre aussi dans une phase un petit peu plus normalisée. On s'attend à ce que les prix du pétrole restent autour de 60$US le baril. Ce niveau reflète un marché bien approvisionné avec une production mondiale en hausse et une demande qui continue de croître à un rythme plus modéré», raconte-t-elle. Elle précise qu’aux niveaux actuels, les entreprises restent rentables, mais avec des marges plus serrées. Un tel environnement favorisera surtout les producteurs plus disciplinés, ceux qui ont des coûts de production plus bas et des bilans solides.   *Le balado «Gestionnaires en action» a reçu un honneur, étant reconnu en juin dernier dans le Top 100 des meilleurs balados sur les marchés financiers en ligne par la société américaine Million Podcasts.Pour de l’information concernant l’utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
GESTIONNAIRES EN ACTION. Après avoir dévoilé des performances éclatantes en 2025, sept éléments seront à surveiller en 2026 pour que les grandes banques canadiennes poursuivent sur leur lancée. «La force des banques canadiennes repose, selon moi, sur quatre piliers : la diversification des revenus, la qualité du crédit, la marge nette d'intérêt et le ratio du capital», explique Luc Girard, gestionnaire de portefeuille chez Noël Girard Lehoux, Valeurs mobilières Desjardins. Du côté de la diversification des revenus, ce dernier note que les segments des marchés des capitaux et de la gestion de patrimoine ont littéralement explosé, avec des hausses respectives de 50% et de 40% par rapport à l’an dernier. «De plus, quand on parle de qualité de crédit, on regarde des provisions pour perte sur créances qui sont restées sous les prévisions, ce qui démontre vraiment une bonne maîtrise du risque», dit-il. Selon lui, toutes les grandes banques ont dévoilé de bons résultats financiers au quatrième trimestre, mais il soutient que la Banque Royale (RY, 230,00$), la CIBC (CM, 127,64$) et la Banque Nationale (NA, 172,56$) sont, dans l’ordre, celles qui ont le mieux performé.   Sept éléments à surveiller Luc Girard retient sept éléments qui seront à surveiller l’an prochain si les titres bancaires veulent continuer sur leur lancée : La stabilité des taux d'intérêt pour 2026. La Banque du Canada a laissé entendre que les taux actuels étaient au bon niveau pour garder l'inflation autour de 2%. Le message du moment est donc pour une pause prolongée plutôt qu'une nouvelle baisse de taux; La marge nette d'intérêt doit demeurer stable. La marge nette, c'est le différentiel entre ce que la banque gagne sur ses prêts et ce qu'elle paye sur ses dépôts. Cette donnée devrait rester stable en 2026; La qualité du crédit. Oui, il y a une prudence, mais qui est quand même maîtrisée. Les provisions pour pertes sur créances, le coussin qui est pour couvrir les prêts qui tournent mal devront rester dans la même fourchette qu'en 2025; Croissance des prêts et des dépôts. Les banques parlent quand même d'une très belle croissance des prêts autour de 3% à 5% et d'une bonne dynamique au niveau des dépôts; Rendement du capital. Le coussin de sécurité devra rester autour de 13% à 14%; Moteurs de croissance. Les segments des marchés des capitaux et de la gestion de patrimoine vont rester des piliers si les marchés financiers demeurent porteurs; Risques sous surveillance. Bien évidemment, les tensions commerciales entre le Canada et les États-Unis, mais aussi l’immobilier résidentiel où il faudra surveiller les défauts de paiements dans les zones plus fragiles. Luc Girard voit aussi d’un très bon œil les récentes transactions dans le monde bancaire. Il soutient que la vente de la Banque Laurentienne (LB, 39,98$) à Fairstone et à la Banque Nationale vient renforcer la position de cette dernière dans le marché des PME. La Banque équitable (EQB, 98,46$) a aussi récemment acheté la Banque Le Choix du Président à Loblaw (L, 61,42$) pour un montant de 800 millions de dollars. La transaction démontre à son avis le dynamisme des banques de taille moyenne et augmente la concurrence dans le secteur au Canada, deux éléments positifs.   *Le balado «Gestionnaires en action» a reçu un honneur, étant reconnu en juin dernier dans le Top 100 des meilleurs balados sur les marchés financiers en ligne par la société américaine Million Podcasts.Pour de l’information concernant l’utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
GESTIONNAIRES EN ACTION. L’achat de Berkshire Hathaway (BRK.B, 503,23 $US) a probablement été la pire décision d’investissement du légendaire Warren Buffett, à en croire François Rochon, président et gestionnaire de portefeuille de Giverny Capital. L’actuel président et chef de la direction de Berkshire Hathaway, âgé de 95 ans, quittera son poste à la fin de l’année pour ne conserver qu’un rôle de président du conseil d’administration. François Rochon, fervent admirateur de Warren Buffett et actionnaire de Berkshire Hathaway depuis de nombreuses années, relate la carrière du milliardaire, amorcée en 1956. C’est neuf années plus tard, en 1965, qu’il acquiert l’entreprise qui allait lui servir de véhicule pour bâtir sa fortune évaluée à 150 milliards de dollars américains (G$US) selon Forbes et à 151 G$US selon Bloomberg. «Un point important est survenu en 1967, lorsqu’il a acheté sa première compagnie d’assurance, National Indemnity. Ça a été un peu le point de départ de toute l’activité d'assurance qui est devenue très importante avec le temps pour Berkshire», soutient François Rochon. Grâce au capital accumulé, il s’est porté acquéreur du prestigieux quotidien Washington Post en 1974, alors que les marchés boursiers vivaient des moments difficiles. Il a revendu la publication 40 ans plus tard.   Nombreux admirateurs Au fil des ans, Warren Buffett s’est forgé une excellente réputation sur les marchés financiers, selon François Rochon, le rendement annuel moyen de 20% sur 60 ans de Berkshire Hathaway est unique dans l'histoire du capitalisme, ce pourquoi il a autant d’admirateurs à travers le monde. «C'est phénoménal, mais il a en plus réussi une telle performance en restant très intègre. Il a toujours traité tout le monde de façon juste. Il n'a jamais non plus spéculé», dit-il. Le gestionnaire de portefeuille ajoute que Berkshire n’a pas seulement investi dans les actions, mais a aussi acheté des entreprises en totalité. «La façon avec laquelle il gère ces entreprises, par son intégrité et ses valeurs d’investisseur à très long terme, ça suscite beaucoup d'admiration», raconte-t-il. Il reconnaît que le milliardaire lui a servi de modèle lorsqu’il s’est lancé dans le monde de l’investissement, avant même la création de Giverny Capital en 1998. «J'ai découvert Warren Buffett, il y a plus de 30 ans et de 1992 à 1993, j'ai tout lu ce que j'ai pu trouver sur lui : tous les livres, tous les articles, même ceux qui avaient été écrits dans les années 1960 et 1970. J'ai vraiment voulu comprendre la source de son succès», explique-t-il.   De bons et de mauvais coups Citant le meilleur coup du milliardaire, François Rochon estime que l’achat de National Indemnity a été très important, lançant les activités de Berkshire dans le domaine de l’assurance. «À l’inverse, si on posait la question à Warren Buffett, je pense qu'il dirait que sa plus grande erreur fut d’acheter Berkshire Hathaway, alors une entreprise qui évoluait dans l’industrie du textile. Il a eu l'intelligence de prendre le capital et d'investir dans d'autres industries, mais pendant plusieurs années, il a conservé des activités de textile et cette partie n'a pas été un bon placement. Il aurait probablement beaucoup mieux fait de simplement démarrer une compagnie d'assurance de zéro et probablement que les rendements auraient été encore meilleurs», raconte-t-il, concédant qu’il puisse être difficile de critiquer un rendement annuel moyen de 20% sur 60 ans. Il ajoute que le milliardaire a commis des erreurs par omission, entre autres en n’achetant pas d’actions de Google, aujourd’hui Alphabet (GOOGL, 317,62 $US) peu après l’introduction en Bourse de l’entreprise en 2004. «Ne pas acheté un titre et voir sa valeur être multipliée par 50 ou plus sur 15 à 20 ans est souvent bien plus dommageable que d’investir dans une entreprise qui offre ensuite des rendements modestes», juge-t-il.   Liquidités de 350G$US François Rochon affirme que Greg Abel, qui succèdera à Warren Buffet au poste de président et chef de la direction de Berkshire Hathaway à la fin de l’année, partage totalement la philosophie d'investissement de son mentor. «Une des choses à surveiller, c'est que la société a beaucoup de liquidités. La société a vendu beaucoup d’actions récemment et a accumulé des liquidités sans faire d’acquisition, évaluées à 350 G$US. Je pense que Warren Buffett a voulu faire un peu table rase pour la prochaine équipe de direction. Ça leur donne des occasions extraordinaires advenant que les marchés boursiers baissent. L'avenir me semble très bon», dit-il. Il précise qu’en plus de Greg Abel, les directeurs de l’investissement Todd Combs et Ted Weschler, qui gèrent une partie des portefeuilles, vont bien prendre le relais.   *Le balado «Gestionnaires en action» a reçu un honneur, étant reconnu en juin dernier dans le Top 100 des meilleurs balados sur les marchés financiers en ligne par la société américaine Million Podcasts.Pour de l’information concernant l’utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
GESTIONNAIRES EN ACTION. Alimentation Couche-Tard a fait état de résultats financiers supérieurs aux prévisions des analystes au second trimestre de son exercice 2026. Marc L’Écuyer, gestionnaire de portefeuille à Cote 100, entreprise actionnaire de Couche-Tard depuis plus de 20 ans, s’est dit satisfait de la performance de l’entreprise. «Les résultats étaient supérieurs à nos attentes aussi. L'entreprise a généré un bénéfice par action de 0,78$US, en hausse de 5% sur un an. On s'attendait à 0,75$US. Il s’agit d’une bonne performance généralisée, autant du côté des ventes de marchandises que de carburant», dit-il Il souligne aussi l’augmentation du programme de rachat d’actions, ce qui était prévisible à la suite du retrait de l’offre d’achat de Seven & i Holdings. «C'est tout un revirement pour un deuxième trimestre consécutif, et la performance a été bonne dans les trois principales régions où Couche-Tard est active, soit les États-Unis, le Canada et l’Europe. Sans oublier que les ventes et les marges ont grimpé. On n’a donc pas augmenté les ventes en sacrifiant la rentabilité en faisant des promotions», explique-t-il. Marc L’Écuyer ajoute que Couche-Tard gagne des parts de marché dans les territoires où elle possède des activités et a déjà les yeux tournés vers 2026. «Du côté des acquisitions, Couche-Tard n’a pas été chanceuse ces dernières années, avec Seven & i Holdings, mais aussi avec Carrefour il y a quelques années. On s'attend à ce qu'il y ait quand même des acquisitions de plus petite taille en continu. On peut aussi s'attendre à des rachats d'actions plus importants s'il n'y a pas d'acquisition majeure», dit-il. Selon lui, si Couche-Tard souhaite augmenter sa présence en Amérique du Nord ou en Asie, des occasions se présenteront. «Couche-Tard, généralement, ne réalise pas d'acquisition hostile. On peut toujours s'entendre avec les gens qu'on souhaite acquérir. Le défi pour l’entreprise est de trouver des partenaires intéressants», croit-il. Principal risque à long terme Marc L’Écuyer estime que le principal risque à long terme pour Couche-Tard est de diversifier son offre dans un contexte de diminution des ventes de carburant. «Même si on ne voit pas ce défi en ce moment aux États-Unis, la société opère dans des marchés où cette réalité-là est bien présente, notamment en Norvège, où la presque la totalité des ventes d'automobiles sont des modèles électriques», rappelle-t-il. Il soutient que la direction de Couche-Tard est bien consciente de ce défi, mais qu’elle possède un beau laboratoire en Norvège pour s’ajuster à la tendance dans ses autres marchés.   *Le balado «Gestionnaires en action» a reçu un honneur, étant reconnu en juin dernier dans le Top 100 des meilleurs balados sur les marchés financiers en ligne par la société américaine Million Podcasts.Pour de l’information concernant l’utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
GESTIONNAIRES EN ACTION. Les investisseurs feraient bien de sortir leur liste de tâches à effectuer pour obtenir le maximum des véhicules d’épargne qui donnent droit à des crédits d’impôts ou à des subventions avant le 31 décembre. Vincent Fournier, gestionnaire de portefeuille à Claret, y va de sa liste de cinq éléments à surveiller d’ici la fin de l’année. Pour ceux qui n’ont pas été propriétaires au cours des cinq dernières années et qui désirent acheter une résidence d’ici 15 ans, Vincent Fournier suggère d’ouvrir un CELIAPP avant le 31 décembre pour ainsi obtenir des droits de cotisation de 8000$. Le CELIAPP «Le CELIAPP, ça devient un incontournable. Comme le REER, il vous donne droit de déduire les cotisations de votre revenu. Si vous voulez en profiter, pensez à ouvrir un compte d'ici la fin de l'année, même si vous ne cotisez pas tout de suite, pour pouvoir accumuler des droits», dit-il. Selon lui, s'il y a des grands-parents ou des parents qui veulent aider les plus jeunes générations, le CELIAPP constitue une excellente manière de léguer un peu de leur fortune à leurs enfants ou petits-enfants. Le REÉÉ Le régime enregistré d’épargne-études (REEE) donne droit à des subventions. Quand on fait des dépôts dans un REEE, le gouvernement nous donne une subvention et la date limite pour y contribuer est le 31 décembre de chaque année. «On peut quand même racheter des années passées, mais on peut seulement racheter une année à la fois. Donc, si on veut racheter plusieurs années, ça prend plusieurs années pour réussir à profiter des subventions qui sont très intéressantes», explique-t-il. Vincent Fournier souligne que les REEE familiaux sont ceux qui offrent le plus de flexibilité, puisque les montants peuvent être transférés d’un enfant d’une même famille à un autre si l’un d’eux décide de ne pas faire d’études post-secondaires. Il prévient aussi que les REEE collectifs ont des règles à suivre pour les retraits qui, bien souvent, ne permettent pas aux bénéficiaires d’utiliser tous les avantages du régime. Le REEI Le gestionnaire de portefeuille parle aussi du régime enregistré d'épargne invalidité (REEI) qui donnent droit à des subventions allant de 100% à 300% du montant qui y est investi, jusqu’à une limite de 70 000$ par bénéficiaire. Les pertes en capital Le quatrième élément cible les pertes en capital, que Vincent Fournier divise en deux catégories : les «bonnes» et les «mauvaises». «Les pertes en capital peuvent être avantageuses, mais ça peut aussi être un couteau à deux tranchants. Pour qu'une perte en capital soit bonne, il faut que ce soit un investissement qui a subi une très forte baisse et qui a très peu de chance de rebondir à court terme», explique-t-il. Il précise qu’une mauvaise perte en capital serait de vendre une action dont le prix vient de reculer de 5% à 7% dans l’espoir de le racheter plus tard. «Le risque est de devoir racheter le titre à un prix plus élevé que celui auquel on l’a vendu», laisse-t-il tomber. Les retraits des REER Le cinquième élément cible les personnes qui ont obtenu peu ou pas de revenus durant l’année. Vincent Fournier soutient que dans de telles circonstances, il peut être avantageux de retirer des montants d’un REER à un taux d’imposition très faible ou nul et de transférer le montant dans un CELI, où il pourra continuer de prospérer à l’abri de l’impôt.   *Le balado «Gestionnaires en action» a reçu un honneur, étant reconnu en juin dernier dans le Top 100 des meilleurs balados sur les marchés financiers en ligne par la société américaine Million Podcasts.Pour de l’information concernant l’utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
GESTIONNAIRES EN ACTION. Malgré les craintes, la saison des résultats trimestriels a offert de nombreux moments de réjouissance aux investisseurs. «On a des surprises positives trimestre après trimestre aux États-Unis. Au début de l’année, on avait peur que la politique commerciale provoque un effondrement ou du moins un passage à vide aux États-Unis, mais ce n'est vraiment pas ce qui s’est produit», explique Sébastien Mc Mahon, vice-président, stratège en chef, économiste sénior et gestionnaire de portefeuille à iA Gestion mondiale d’actifs. Il précise que 82% des entreprises ont battu les attentes de bénéfices et 77% ont battu celles des revenus. «Ça va bien. Maintenant, avec les marchés boursiers américains qui sont dispendieux, on peut se poser la question si on inclut déjà tous les bénéfices attendus en 2026 dans les valorisations actuelles», dit-il. À son avis, la barre est haute, ce qui n’empêche pas que l’élan qu’on observe sur les bénéfices des entreprises américaines pourrait se poursuivre l’an prochain. Encore de bonnes raisons d'aimer le S&P/TSX Du côté canadien, Sébastien Mc Mahon observe le même phénomène, même si le secteur technologique est moins étincelant. «Quand même, la croissance attendue des bénéfices par action cette année est de 12%. En 2026, c’est un peu plus élevé à 13%. Les secteurs de l’énergie, des ressources naturelles et des financières font bien, alors il y a encore de bonnes raisons d’aimer le S&P/TSX», estime-t-il. Toutefois, à Toronto, les résultats des grandes banques canadiennes pour le trimestre terminé le 31 octobre n’ont pas encore été dévoilés. L’expert estime toutefois que les marchés attendent ces résultats avec optimisme. Dans ce contexte, certains investisseurs commencent à craindre une chute des marchés boursiers, une crainte qui n’est pas justifiée pour le moment, selon l’expert. Doit-on craindre une chute des indices? «Il faut toujours être prudent. Un crash boursier, c'est quand même un très grand mot. Vous devez toujours vous méfier de celui qui vous annonce un crash boursier imminent. On ne sait jamais ce qui va se passer», affirme-t-il. Si de bons rendements anticipés sont déjà intégrés dans les valorisations actuelles, Sébastien Mc Mahon constate que les bénéfices des sociétés dominantes comme les sept magnifiques sont toujours au rendez-vous. Il rappelle que les corrections boursières, soit des reculs de plus de 10% depuis les plus récents sommets, surviennent environ une fois par année depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale. À son avis, les investisseurs doivent être capables de négocier avec ce « prix d’entrée » pour réaliser de bons rendements en Bourse. *Le balado «Gestionnaires en action» a reçu un honneur, étant reconnu en juin dernier dans le Top 100 des meilleurs balados sur les marchés financiers en ligne par la société américaine Million Podcasts.Pour de l’information concernant l’utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
GESTIONNAIRES EN ACTION. La Cour suprême des États-Unis qui pourrait infliger un revers au gouvernement de Donald Trump en ce qui concerne l'établissement des barrières tarifaires. «Ce qui se passe à la Cour suprême est quand même important. Les juges ont écouté les arguments du gouvernement, tout en défiant le statut des tarifs imposés par Donald Trump depuis avril. Le tribunal pourrait décider que le gouvernement a excédé ses droits en imposant des tarifs douaniers», explique Nicolas Vaugeois, gestionnaire de portefeuille à Fiera Capital. Ce dernier ajoute qu’il existe une possibilité que le plus haut tribunal du pays renverse les tarifs imposés par le gouvernement Trump. «Ça pourrait forcer le gouvernement à rembourser les tarifs que les entreprises américaines ont payés depuis le début, ce qui aurait un effet sur le budget», dit-il. Si jamais la Cour suprême infligeait un revers au gouvernement américain, Donald Trump pourrait malgré tout utiliser d’autres mécanismes pour imposer des tarifs douaniers. «Il pourrait encore appliquer peut-être un 15% de tarifs pour une période de 150 jours pour protéger les balances commerciales, puis un autre tarif de jusqu'à 50% s'il est capable de démontrer que les pays ciblés sont en train d'abuser des Américains», raconte Nicolas Vaugeois. Il ajoute qu’un revers du gouvernement Trump devant la Cour suprême pourrait bénéficier aux entreprises cotées en Bourse qui recevraient des montants pour compenser les tarifs payés depuis avril. «Toutefois, à quel point ça va vraiment générer un effet positif sur les marchés boursiers, ça reste à voir, puisque beaucoup de bonnes nouvelles sont déjà anticipées, notamment du côté de l’intelligence artificielle», juge-t-il. Hausses des taux obligataires Nicolas Vaugeois soutient que le marché obligataire ressentirait aussi les effets d’une décision de la Cour suprême contre les tarifs douaniers, puisque le remboursement des tarifs ferait grimper l’endettement du gouvernement américain. «L’effet sur le marché obligataire serait ce qu’on appelle une pentification de la courbe, ce qui signifie que les taux des obligations à long terme grimperaient davantage que ceux à plus court terme», dit-il. Paralysie gouvernementale record Nicolas Vaugeois parle aussi de la paralysie du gouvernement américain qui a atteint sa 36e journée cette semaine. On parle donc d'un record de longévité absolu. Le gestionnaire de portefeuille affirme que la paralysie du gouvernement a un effet négatif de 15 milliards de dollars par jour sur l’économie du pays. «Des entreprises comme Microsoft (MSFT, 497,10$US) et Alphabet (GOOGL, 284,75$US), société mère de Google, ne seront pas affectées nécessairement, mais toutes celles qui ont des contrats directs avec le gouvernement vont en ressentir les effets. Plus la fermeture du gouvernement dure longtemps, plus les effets seront négatifs», juge-t-il. Il croit que la légère progression des indices boursiers américains depuis le début de la paralysie gouvernementale est encore une fois attribuable à l’engouement autour de l’intelligence artificielle.   *Le balado «Gestionnaires en action» a reçu un honneur, étant reconnu en juin dernier dans le Top 100 des meilleurs balados sur les marchés financiers en ligne par la société américaine Million Podcasts.Pour de l’information concernant l’utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
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