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Author: Widoowin Cross Asset Solutions

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Bienvenue dans "What DAF’ck”, le rendez-vous hebdo pour celles et ceux qui veulent comprendre ce qui secoue l’économie mondiale et agite les marchés financiers.

Animé par l’équipe de Widoowin Cross Asset Solutions, ce podcast économique vous livre chaque vendredi une lecture claire, aiguisée et sans détour de l’actualité :
🇺🇸 États-Unis, 🇪🇺 Europe, 🇨🇳 Asie, taux d’intérêt, inflation, matières premières, géopolitique.

Chaque vendredi, nous vous résumons l’actualité économique et financière mondiale. 

📊 Ici, des faits, de l’analyse, du contexte. Le tout en moins de 5 minutes, pour prendre de la hauteur et anticiper ce qui vient.

Que vous soyez en train de conduire, de faire votre jogging ou sur votre lieu de travail, "What DAF’ck” vous accompagne partout grâce à son format podcast. 

🎧 Disponible sur Spotify, Apple Podcasts, Deezer, et toutes les plateformes.

À écouter n’importe où : en voiture, au bureau, en marchant. 

💼 Pensé pour les DAF, RAF, trésoriers, investisseurs et tous ceux qui veulent comprendre avant les autres.
What DAF’ck, c’est l’économie mondiale, chaque semaine, sans filtre.

Un podcast imaginé, produit et réalisé par l’équipe Widoowin Cross Asset Solutions.

130 Episodes
Reverse
Cette semaine, les marchés ont été dominés par la montée des tensions géopolitiques, alors que les États-Unis réendossent leur rôle de gendarmes du monde.  🇺🇸 États-Unis Aux États-Unis, les créations d’emplois ralentissent nettement avec seulement 50 000 postes créés, bien en dessous des 73 000 attendus. Ce ralentissement est partiellement compensé par une baisse du taux de chômage, en recul de 0,10% en décembre. La dynamique des prix semble se stabiliser, avec une inflation sous-jacente en baisse et un indice des prix à la consommation stable au mois de décembre. Dans ce contexte, et conformément au Beige Book, l’ensemble de ces éléments pourrait inciter la Réserve fédérale américaine à maintenir une politique monétaire accommodante ces prochains mois.Par ailleurs, la menace d'une poursuite au pénal de l'administration Trump contre Jerome Powell a relancé les interrogations sur l'indépendance de la banque centrale. Cette initiative a suscité des réactions de plusieurs dirigeants monétaires à travers le monde, dont la Banque centrale européenne et la Bank of England, qui ont exprimé leur soutien à Jerome Powell, dont le mandat s’achève en mai. L’enjeu dépasse largement sa carrière, si la politique monétaire ne dépend plus des données économiques mais de la pression politique, c’est la crédibilité des États-Unis qui est en jeu.  Après le Venezuela, l’administration Trump intensifie désormais sa pression sur le Groenland, devenu un enjeu stratégique majeur. Officiellement, Washington justifie cette posture par la nécessité de préserver la sécurité face à la Russie et à la Chine. En arrière-plan, cette justification dissimule des intérêts économiques liés aux terres rares, aux énergies et à son positionnement clé sur les routes maritimes. Dans cette situation, si les États-Unis continuent de jouer les gendarmes du monde, les relations avec l’Europe pourraient se tendre davantage, au risque de peser sur la stabilité économique.  🇪🇺 Europe  En France, le budget revient sur la table dans un climat politique tendu. Faute de majorité à l’Assemblée, le gouvernement n’arrive pas à faire voter le budget. Les débats sont marqués par des motions de censure et la menace d’un recours au 49.3 pour éviter le blocage. La place parisienne souffre depuis plusieurs mois d'une prime de risque sur le marché obligataire par rapport à ses homologues européens, qui devrait perdurer si la situation ne s’améliore pas.En décembre, l’inflation a légèrement ralenti, s’établissant à 0,80% sur un an, conformément aux attentes du marché. Dans ces conditions de prix de l’énergie orientés à la baisse, la désinflation pourrait se poursuivre au cours des prochains mois.Du côté de l’Allemagne, la production industrielle surprend positivement avec une hausse de 0,80% en novembre, enchaînant trois mois consécutifs de progression, une première depuis 2021. Dans ce contexte, la montée en puissance du secteur de l’armement soutiendra l’activité industrielle et contribuera à la croissance.   🇨🇳🇯🇵 Asie  À Taïwan, TSMC, leader mondial des fonderies de semi-conducteurs, a publié des résultats nettement supérieurs aux attentes, portés par l’engouement autour de l'IA. Pour rappel, la fonderie a une position unique grâce à sa capacité à produire des puces de petites tailles alliant très haute performance et faible consommation énergétique. Le fleuron taïwanais devrait stimuler l'appétit chinois pour récupérer l'île et accélérer sa course à l'IA.En Chine, la pression déflationniste s’installe dans la durée, avec des prix à la production négatifs depuis novembre 2022. Cette faiblesse traduit une demande intérieure toujours fragile et érode progressivement les marges des entreprises. Dans ce contexte, Pékin pourrait être amené à accentuer ses mesures de relance pour éviter un essoufflement durable de la croissance.  🛢️ Matières premières  Au Moyen-Orient, les tensions remontent autour de l’Iran. Donald Trump a évoqué un durcissement des droits de douane et n’a pas exclu une intervention militaire, ravivant le risque d’escalade dans la région. Sur les marchés, ces déclarations renforcent l’incertitude, en particulier sur l’énergie.Du côté du pétrole, les prix reculent alors que le marché anticipe un excès d’offre lié au retour progressif des compagnies pétrolières au Venezuela. Dans cette dynamique, les cours pourraient rester orientés à la baisse ces prochaines semaines.Concernant les métaux précieux, l'or stagne alors que l'argent, à l'inverse, profite de son utilisation massive dans l'industrie électronique, les panneaux solaires et l'armement. Cette forte demande pourrait s'accentuer avec les tensions géopolitiques et l’argent continuerait ainsi de s’apprécier.
🪄 Expecto petroleum

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2026-01-0904:01

Cette semaine, les tensions géopolitiques ravivent des inquiétudes sur la souveraineté des territoires et des ressources naturelles présentes, tandis que les banques centrales restent vigilantes face aux perspectives économiques de cette nouvelle année.  🇺🇸 États-Unis Côté USA, l’enquête de l’ISM montre que l’activité manufacturière s’est contractée en décembre, pour la dixième fois consécutive. Les usines font face à une demande faible et à des coûts en hausse liés en partie aux tarifs douaniers. Parallèlement, le rapport Jolts sur l’emploi montre une baisse significative des nouvelles offres d’emplois en novembre, en dessous des attentes du marché, démontrant un marché du travail toujours en difficulté. Pour rappel, la Réserve Fédérale s’est engagée ces derniers mois dans une politique d’assouplissement monétaire pour soutenir l’emploi et l’activité. Et elle pourrait poursuivre cette orientation si les fragilités du marché du travail, couplées à la détérioration de l’activité industrielle persistent. Néanmoins, le PIB du troisième trimestre est ressorti bien supérieur aux attentes à +4,30%, améliorant ainsi les perspectives économiques pour 2026, notamment les prévisions de croissance revues à la hausse dans la dernière enquête Bloomberg. Malgré un pouvoir d’achat sous pression, l’inflation est désormais mieux maîtrisée, ce qui ouvre la voie à un assouplissement monétaire progressif sans risquer de raviver la hausse des prix.  🇪🇺 Europe Côté européen, l’inflation de décembre ralentit à +2,00% sur un an. Un signal encourageant pour Francfort, alors que la BCE avait relevé ses projections pour 2026 de 1,90 % à 2,20 % en raison d’une inflation des services (loyers, assurances, restauration) plus persistante que prévu. Si ce ralentissement offre une marge de manœuvre à la BCE, les perspectives restent incertaines face aux tensions géopolitiques et aux différends commerciaux mondiaux.Par ailleurs, en 2026, l’Agence France Trésor prévoit d’emprunter 310 milliards d’euros, un niveau record. Depuis 2007, la dette progresse bien plus vite que la richesse produite, tandis que la croissance reste faible, attendue à 0,9 % en 2025 selon la Banque de France. Cette dynamique de croissance pèse sur les recettes fiscales et renforce le recours à l’endettement pour financer les dépenses publiques. La charge des intérêts atteindrait ainsi 74 milliards d’euros en 2026, soit davantage que le budget de la défense.  🇨🇳🇯🇵 Asie En Chine, face à la faiblesse persistante de la demande intérieure, les autorités ont débloqué cette semaine l'équivalent de 7,7 milliards d'euros de subventions pour soutenir la consommation et stabiliser la croissance. Toutefois, cette mesure pourrait s'avérer insuffisante sans être accompagnée de changements structurels qui favorisent la confiance des ménages chinois sur la durée et les incitent à consommer.Au Japon, le rendement obligataire à deux ans a atteint lundi 1,20 %, son plus haut niveau depuis 28 ans.  En parallèle, le rendement de l'obligation 10 ans continue d'augmenter, ce qui alourdit mécaniquement le coût de la dette. Par conséquent, le pays du soleil levant pourrait peiner à financer sa croissance par la dette pour la première fois.  🛢️ Matières premières Côté matières premières, l’or noir vénézuélien, qui constitue les premières réserves mondiales de pétrole, se retrouve au cœur des tensions avec Washington. Si l'instabilité au Venezuela laisse craindre une appréciation des cours, l'abondance de l'offre avec une production en augmentation devrait toutefois contenir cette hausse. Donald Trump, qui ambitionne une baisse des prix de 30 %, maintient sa pression sur le marché mondial en instrumentalisant les réserves de Caracas.
Cette semaine, les banques centrales posent les bases pour l’année 2026, tandis que les fragilités du marché du travail américain persistent.  🇺🇸 États-Unis Aux États-Unis, le marché du travail est toujours sous tension en cette fin d’année, avec un taux de chômage qui s’établit à 4,60%, au-dessus des attentes de la Réserve fédérale. Parallèlement, les chiffres des NFP font état de créations de postes, mais cette dynamique est insuffisante face à la destruction de 105 000 emplois au mois d’octobre. Pour rappel, la Fed s’est engagée ces derniers mois dans une politique d’assouplissement monétaire pour soutenir l’emploi et l’économie. Elle pourrait poursuivre cette orientation si les fragilités du marché du travail persistent.  Par ailleurs, la question de l’indépendance de la Réserve fédérale revient sur le devant de la scène à l’approche de la fin du mandat de Jerome Powell. Les noms de Kevin Warsh et de Kevin Hassett, tous deux proches de Donald Trump, sont régulièrement évoqués. Ils soutiennent une politique monétaire plus accommodante, conformément aux attentes de la Maison-Blanche. Si la Fed venait à dépendre du pouvoir politique, des décisions orientées vers le financement de la dette et le soutien de l’activité pourraient se faire au détriment de la stabilité des prix, avec à terme un risque de perte de crédibilité pour l’institution et pour le dollar.  Du côté de l’inflation, l’indice des prix à la consommation a ralenti à 2,70% en rythme annuel, loin des 3,10% attendus et du niveau de 3,00% observé précédemment. L’inflation est sous contrôle, ce qui laisse à la Fed davantage de marge pour poursuivre sa politique d’assouplissement.   🇪🇺 Europe En Europe, la Banque centrale a décidé de maintenir ses taux directeurs inchangés pour la 5ème fois consécutive. Cette décision intervient dans un contexte où l’inflation en zone euro s’établit à 2,10% au mois de novembre, un niveau proche de la cible de l’institution. Le recul des prix de l’énergie devrait continuer à limiter les pressions inflationnistes dans les prochains mois.  De l’autre côté de la Manche, la Banque d’Angleterre a abaissé ses taux directeurs de 25 points de base, les portant à 3,75%. Le ralentissement de l’inflation à 3,20% a ouvert la voie à un assouplissement monétaire dont l’économie britannique avait besoin. Après une période marquée par une inflation persistante et une économie en perte de vitesse, cette décision pourrait améliorer les perspectives de croissance pour l’année prochaine.   🇨🇳🇯🇵 Asie Du côté du pays du Soleil-Levant, la Banque du Japon a relevé ses taux directeurs de 25 points de base à 0,75%, une première depuis plus de trois décennies. Cette décision vise à contenir la hausse des prix et à ramener durablement l’inflation vers la cible de 2,00%. En revanche, dans un pays proche de la récession et lourdement endetté, ce resserrement monétaire pourrait freiner la croissance, alourdir le coût de la dette et réduire les marges de manœuvre budgétaires pour soutenir l’économie.  🛢️ Matières premières Du côté des matières premières, le prix du baril poursuit sa baisse cette semaine. Les tensions géopolitiques persistantes ne suffisent plus à compenser une offre abondante des principaux producteurs, dans un contexte de demande atone au quatrième trimestre. En revanche, la révision à la baisse de la production américaine attendue pour 2026 par l’EIA pourrait, à terme, modifier l’équilibre du marché. 
Cette semaine, la Réserve fédérale amorce un assouplissement monétaire, mais les tensions persistantes sur les rendements obligataires continuent d’alimenter l’incertitude.  🇺🇸 États-Unis  Aux États-Unis, la Réserve fédérale a abaissé son taux directeur d'un quart de point, le portant à une fourchette de 3,50% à 3,75%, tout en annonçant la reprise des achats d’obligations du Trésor pour soutenir l’économie et le marché du travail. Le dernier rapport JOLTS illustre les tensions encore présentes sur l’emploi, avec des ouvertures de postes en hausse mais des embauches en recul en octobre. Dans le même temps, le PCE ressort à 2,80%, légèrement en dessous des attentes, ce qui confirme que l’inflation est sous contrôle. L’ensemble de ces signaux a conforté la Fed dans sa décision, et les nouvelles projections prévoient deux baisses supplémentaires, une en 2026 et une en 2027.  Par ailleurs, l’incertitude reste forte autour de la dette tandis que le récent shutdown continue de réduire la visibilité en raison du manque de données. Dans ce climat, les rendements obligataires à 10 ans se maintiennent à des niveaux élevés. Néanmoins, les perspectives économiques sont revues à la hausse pour 2026 avec une croissance revue à la hausse et un marché du travail maîtrisé. Même si le pouvoir d’achat s’est détérioré ces derniers mois, l’inflation est désormais suffisamment sous contrôle pour permettre un assouplissement monétaire progressif sans risquer de raviver la hausse des prix. En parallèle, la succession de Jerome Powell revient progressivement sur le devant de la scène, alors que son mandat arrive à son terme en mai prochain. Le président annoncera son choix début 2026, et pour l’instant le favori est Kevin Hassett, conseiller économique de la Maison-Blanche et partisan de nouvelles baisses de taux.   🇪🇺 Europe Sur le vieux continent, la tendance est à l’optimisme suite à la prise de parole de Christine Lagarde pour le Financial Times. La présidente de la BCE se montre confiante quant à la politique monétaire actuelle et devrait donc maintenir le statu quo pour les prochaines réunions. Madame Lagarde entrevoit des perspectives de croissance à la hausse pour l’année 2026. L’économie européenne se montre bien plus robuste qu’attendue face aux tensions commerciales et géopolitiques. En Angleterre, le son de cloche est différent. Le gouverneur Bailey entend réduire le bilan de la BoE qui avait entamé, depuis 2009, une politique de soutien économique via l’achat de dette publique. Cette décision fait écho au resserrement quantitatif voté en septembre et s’inscrit dans une stratégie de réduction de l’exposition au risque de taux.Dans un contexte de fortes tensions sur le marché des rendements obligataires européens, la réunion de l'Eurogroupe et du Conseil des affaires économiques et financières (Ecofin) ce jeudi a pour but d’examiner les politiques de la zone euro. Cet évènement réunit les ministres des finances de chaque État membre afin de mutualiser les objectifs économiques.  🇨🇳🇯🇵 Asie  Au Japon, l’anticipation d’un relèvement des taux en décembre a poussé le rendement obligataire à 10 ans à un sommet inédit depuis dix-huit ans. Le signal est clair, la priorité est de maîtriser une inflation devenue difficile à contenir. Mais cette décision pourrait affaiblir davantage une économie déjà fragilisée, dont le PIB a reculé de 0,60% au troisième trimestre, au risque de pousser le pays vers une récession.Dans la région Asie-Pacifique, les tensions montent alors que la Chine multiplie les démonstrations de force autour de Taïwan. Les manœuvres militaires et les déploiements stratégiques s’intensifient, poussant les pays voisins à renforcer leurs défenses. Cette situation risque d'exacerber l'instabilité et les tensions dans la région en 2026.  🛢️ Matières premières  Côté matières premières, l’argent a atteint un record historique à 62,88 $ en début de semaine. Il se démarque depuis le début de l’année avec une progression de 100%, devant l’or qui affiche 63%. Dans un environnement marqué par les tensions commerciales et géopolitiques, les investisseurs renforcent leur appétit pour ces métaux reconnus comme valeur refuge. De plus, l’argent devenu indispensable grâce à sa forte conductivité, bénéficie d'une forte demande engendrée par la croissance des énergies renouvelables.En parallèle, les prix du pétrole brut reculent sous l’effet d’une offre plus abondante venue de l’OPEP+ et des États-Unis. Cependant, la révision à la baisse de la production américaine prévue pour 2026 par l'EIA pourrait progressivement modifier la dynamique du marché.
Cette semaine, l’économie américaine montre des signes de faiblesse, renforçant les attentes d’une baisse des taux à l’approche de Noël. En Europe, la banque centrale temporise face aux incertitudes, tandis que le Japon affiche une économie encore fragile.  🇺🇸 États-Unis Aux États-Unis, le rapport mensuel du cabinet ADP indique que le secteur privé américain a enregistré une suppression de 32 000 emplois au mois de novembre. Dans ce contexte, les marchés anticipent une baisse des taux lors de la réunion de la Réserve fédérale en décembre, avec une probabilité de 87% selon l’outil FedWatch du CME. Il s’agit de l’un des derniers indicateurs de l’emploi disponible, puisque le shutdown a empêché la publication des chiffres du chômage d’octobre et retardera ceux de novembre, qui paraîtront après la réunion. Parallèlement, les pressions inflationnistes pourraient inciter l’institution à adopter une posture plus prudente dès 2026. Par ailleurs, l’enquête de l’ISM montre que l’activité manufacturière s’est de nouveau contractée en novembre, pour la neuvième fois consécutive. Les usines font face à une demande faible et à des coûts en hausse liés en partie aux tarifs douaniers. Cette nouvelle détérioration de l’activité industrielle renforce l’attente d’un assouplissement monétaire.   🇪🇺 Europe De l’autre côté de l’Atlantique, l’inflation annuelle en zone euro atteint 2,20% en novembre, en légère hausse par rapport au mois précédent. Dans l’ensemble, la Banque centrale européenne a toutes les raisons de maintenir un statu quo lors de la prochaine réunion de décembre, avec une inflation solidement ancrée autour de son niveau cible de 2%. Toutefois comme l’a rappelé Christine Lagarde dans son dernier discours, l’incertitude est toujours présente, et les risques géopolitiques continuent de s’intensifier, atteignant des niveaux jamais vus depuis la guerre froide.De son côté, la Banque d’Angleterre tire la sonnette d’alarme dans son dernier rapport sur la stabilité financière. Elle souligne que les risques systémiques augmentent, notamment à cause des tensions géopolitiques et la surévaluation des valeurs liées à l’IA. Selon l’institution, un choc extérieur pourrait désormais se propager beaucoup plus rapidement dans le système financier britannique, surtout dans un contexte où la croissance est faible et où les tensions sur les prix persistent.  🇨🇳🇯🇵 Asie Au Japon, pendant près de vingt ans sans inflation, le pays a maintenu des taux directeurs proches de zéro, ce qui a permis de soutenir l’économie à faible coût. Les investisseurs en ont profité pour emprunter du yen à bas prix et réinvestir dans des obligations étrangères mieux rémunérées pour profiter de l’écart de taux, une stratégie appelée le carry trade. Aujourd’hui, avec le retour de l’inflation et des rendements obligataires 10 ans à leur plus haut niveau depuis 2008, cette opération perd de son intérêt. Si la tendance se poursuit, le Japon risque de perdre un levier essentiel pour son économie, au moment même où le PIB au troisième trimestre est en contraction.   🛢️ Matières premières Du côté des matières premières, l’or a progressé ces dernières semaines, soutenu à la fois par les attentes de baisse des taux aux États-Unis et par un climat d’incertitude générale. Il se rapproche ainsi de son plus haut niveau historique d’octobre et réaffirme son rôle de valeur refuge. ----Un podcast Widoowin Cross Asset Solutions - rédigé par Eloi Buffeteau et Quentin Di Dia 
🫥 Silence radio

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2025-11-2804:16

 Cette semaine, l’économie mondiale marque une pause. Les marchés restent suspendus aux décisions des banques centrales prévues en décembre, tandis que les États-Unis ralentissent et que l’Europe stagne. 🇺🇸 États-Unis Aux États-Unis, l’équilibre économique reste fragile. Le shutdown semble avoir fait reculer la confiance des consommateurs et a donc accentué le ralentissement de la consommation. La résolution de ce dernier a entraîné une très légère reprise qui s’essouffle déjà. Sur le volet de l'emploi, même si les inscriptions hebdomadaires au chômage restent faibles, le ralentissement du marché du travail nécessitera probablement un soutien de la part de la réserve fédérale dans un futur proche.Dans ce contexte, et d’après l’outil du CME FedWatch, les investisseurs anticipent largement un nouvel assouplissement monétaire de la Fed lors de la prochaine réunion le 10 décembre. Cette décision permettrait de soutenir la croissance etd’apaiser les tensions sur le marché du travail, mais elle pourrait aussi compliquer le retour de l’inflation sous la cible des 2%. 🇪🇺 Europe En zone euro, les derniers chiffres montrent que l’économie peine toujours à repartir. La croissance du PIB reste quasi nulle, le PMI composite remonte légèrement, mais demeure sous le seuil des 50, signe d’une activité encore contractée dans l’industrie comme dans les services. En revanche, l’inflation baisse légèrement, portée par la baisse des coûts de l’énergie et une demande intérieure plus faible. Cette tendance offre un peu de marge à la BCE, même si les perspectives restent incertaines, en particulier en raison des différends commerciaux au niveau mondial et des tensions géopolitiques.En Allemagne, la croissance du PIB au troisième trimestre stagne à 0,00%, comme attendu. Ce chiffre illustre ainsi la faiblesse persistante de la première économie européenne, qui souffre de la demande mondiale en berne, et d’une baisse des exportations qui se poursuit après deux années de récession consécutives. L'industrie fait face à la concurrence chinoise accrue et à une baisse des échanges avec les États-Unis l’un de ses principaux partenaires, toujours impactés par les droits de douane. Le plan d'investissement de plusieurs milliards d'euros financé par la dette, n'a pas suffi à redresser l'économie du pays à moyen terme. Le nouveau gouvernement pourrait avoir besoin de réformes structurelles plus profondes pour relancer la croissance.Au Royaume-Uni, l’inflation continue de ralentir, avec une baisse marquée des prix alimentaires et de l’énergie, mais la croissance du PIB reste à l’arrêt. Les derniers indices PMI montrent une économie fragilisée, pénalisée par un secteur manufacturier toujours en contraction et par une confiance des entreprises au plus bas. Pour la Banque d’Angleterre, ces signaux renforcent l’hypothèse qu’un assouplissement monétaire dès début 2026, ce qui pourrait soutenir la croissance du PIB, tout en garantissant des prix stables.  🇨🇳🇯🇵 Asie En Chine, les dernières données confirment un ralentissement persistant. La croissance du PIB attendue pour 2025 est à nouveau revue à la baisse, renforçant les attentes d’un assouplissement monétaire de la part de Pékin. Pour l’instant, les autorités privilégient le statu quo, mais l’absence de reprise de la demande intérieure continue de peser sur la trajectoire de croissance.Au Japon, l’inflation reste élevée autour de 3 %, tandis que le gouvernement vient d’approuver un vaste plan de relance destiné à soutenir la consommation et à redynamiser la croissance après la contraction du troisième trimestre.Cette impulsion budgétaire risque d’alimenter les tensions sur les prix, ce qui renforce la probabilité d’une hausse des taux par la Banque du Japon dès décembre, et marquerait un tournant après des années de politique ultra-accommodante. 🛢️ Matières premières  Du côté des matières premières, le prix du baril reste orienté à la baisse. Les stocks américains continuent de gonfler et l’OPEP+ maintient une offre accrue. Les discussions entre l’Ukraine et la Russie autour d’un possible accord renforcent l’anticipation d’un climat géopolitique moins tendu. Dans ce contexte, les cours du baril risquent de poursuivre leur repli jusqu’à la fin de l’année. ----Un podcast Widoowin Cross Asset Solutions - rédigé par Eloi Buffeteau et Quentin Di Dia 
Cette semaine, le marché de l’emploi américain envoie des signaux contrastés, tandis que les résultats de Nvidia n’apaisent pas les craintes autour de l’IA. De son côté, le Japon cherche un nouveau souffle économique face à un ralentissement de l’activité. 🇺🇸 États-Unis   Aux États-Unis, le marché du travail est nuancé en septembre, avec un taux de chômage en hausse à 4,40% et des créations d’emplois deux fois supérieures aux attentes. Ces données seront les dernières dont disposera la Réserve fédérale avant sa réunion de décembre, en l’absence de publication en octobre et avec un rapport de novembre attendu seulement le 16 décembre, soit 6 jours après. L’absence de nouvelles données au cours des prochaines semaines devrait inciter la Fed à maintenir ses taux directeurs inchangés, alors qu’en septembre, les perspectives semblaient encore orientées vers un assouplissement.Parallèlement, Nvidia publie des résultats stratosphériques au troisième trimestre, avec un chiffre d’affaires de 57 milliards de dollars, en hausse de 62 % sur un an. Toutefois, ces performances ne suffisent pas encore à dissiper les craintes d’une bulle spéculative, alors que le VIX est remonté à 28%, traduisant un niveau d’incertitude toujours élevé sur les marchés. Malgré une forte demande pour ses processeurs et des perspectives solides pour le dernier trimestre, la méfiance des investisseurs reste bien présente. 🇪🇺 Europe De l’autre côté de l’Atlantique, l’activité économique est stable, avec une croissance du PIB maintenue à 0,20% au troisième trimestre et une inflation annuelle à 2,10% en octobre. Cet équilibre offre un répit à la Banque centrale européenne, et les marchés s’attendent désormais à une attitude plus prudente lors des prochaines réunions. Dans le même temps, la Commission européenne anticipe une croissance économique modérée mais résiliente sur les trois prochaines années, malgré un contexte international marqué par des tensions commerciales et géopolitiques. Du côté du Royaume-Uni, le taux d’inflation annuel se contracte à 3,60% en octobre, un niveau encore élevé mais qui marque un début d’amélioration pour une économie tiraillée entre tension sur les prix et croissance atone. 🇨🇳🇯🇵 Asie Du côté asiatique, la Banque populaire de Chine a maintenu son taux préférentiel de prêt à un niveau historiquement bas de 3%. Dans un contexte de ralentissement de l’activité, Pékin pourrait poursuivre cette orientation et même assouplir davantage sa politique monétaire pour soutenir l’économie. Au Japon, les rendements obligataires à vingt ans atteignent désormais 2,85%, un niveau inédit depuis 1999. Après trois décennies de taux proches de zéro, qui avaient poussé les fonds de pension, les assureurs et les banques à investir massivement à l’étranger, le retour du rendement commence à inverser cette dynamique. Alors que Washington émet une dette à des niveaux records, la perte potentielle de l’un de ses principaux acheteurs d’obligations pourrait compliquer le financement de la dette américaine à long terme. Pour le Japon, dont l’endettement public représente près de 260% du PIB, la hausse des taux finira mécaniquement par dégrader sa situation budgétaire.Par ailleurs, l’économie japonaise peine à renouer avec la croissance au troisième trimestre, avec un PIB en recul de 0,40%. Pour y faire face, la Première ministre a dévoilé un plan de relance de plus de 100 milliards de dollars destiné à soutenir l’activité. Toutefois, cette mesure pourrait raviver les tensions sur les prix, alors que l’inflation atteint déjà 2,90%. La banque centrale pourrait donc être amenée à durcir sa politique monétaire dès la réunion de décembre. 🛢️ Matières premières Du côté des matières premières, la surabondance de pétrole aux Etats-Unis couplée à la hausse de l’offre de l’OPEP exerce une pression baissière sur les prix du baril, une tendance qui devrait se poursuivre en fin d’année. ----Un podcast Widoowin Cross Asset Solutions - rédigé par Eloi Buffeteau et Quentin Di Dia 
✅ Reboot Américain

✅ Reboot Américain

2025-11-1403:37

Cette semaine, les États-Unis tournent la page du shutdown, mais font face à un marché de l’emploi fragilisé, tandis que la COP30 au Brésil rappelle les enjeux économiques et financiers liés à la transition énergétique mondiale.    🇺🇸 États-Unis      Le plus long shutdown de l'histoire des US vient de sonner le glas, républicains et démocrates sont parvenus à un accord après 43 jours de paralysie gouvernementale. C’est un véritable soulagement pour les acteurs de marchés qui y voient une perspective de stabilité dans un contexte économique déjà tendu, notamment marqué par une croissance molle, une inflation persistante et une confiance des consommateurs fragilisée.   Cependant, les dernières données sur l’emploi privé via le rapport Challenger ravivent les inquiétudes sur la fragilité du marché du travail américain. Puisqu’il fait état d’une nette hausse des suppressions de postes en octobre, qui ont triplé depuis l’année dernière. D’après l’outil FedWatch du CME, cette tendance renforce les anticipations des investisseurs d’un nouvel assouplissement monétaire de la Fed lors de la prochaine réunion le 10 décembre. Il faudra maintenant attendre les prochaines données sur l’emploi, qui vont permettre à la Fed d’y voir plus clair sur l'économie, et de prendre des décisions éclairées.     🇪🇺 Europe    Côté européen, l’indice des prix à la consommation allemand progresse légèrement au-dessus de la cible de 2,00 % fixée par la BCE. Ce niveau largement anticipé, confirme que l’inflation reste contenue à l’échelle européenne. La banque centrale semble avoir atteint un point d’équilibre et qualifie désormais la situation de confortable. Le statu quo monétaire devrait ainsi se prolonger jusqu’en 2026.   Au Royaume-Uni, l’économie est en perte de vitesse, avec une croissance du PIB en baisse à -0,10% en rythme mensuel. Le pays reste pris en étau entre une inflation deux fois supérieure à la zone cible des 2,00% et une croissance atone. Cette combinaison rend les décisions de la Banque d’Angleterre particulièrement délicates, entre nécessité de soutenir la croissance et prudence face aux pressions sur les prix.    🇨🇳🇯🇵 Asie    En Asie, la Chine affiche un indice des prix à la consommation en croissance de 0,20% en rythme annuel. Après deux mois consécutifs de déflation, cette métrique apporte un peu d’oxygène dans une économie encore fragile.   En parallèle, les exportations chinoises ralentissent et la consommation intérieure reste insuffisante malgré la stratégie du gouvernement pour la développer.  Dans ce contexte, il est encore trop tôt pour conclure à une véritable relance de l’économie chinoise.    🛢️ Matières premières    Côté matières premières, le Brésil accueille cette semaine la COP30, dix ans après l’Accord de Paris. L’Agence internationale de l’énergie alerte sur la lenteur de la transition énergétique. En effet, si les énergies renouvelables se développent, les énergies fossiles ne sont pas en reste. Sans accord majeur, la demande de pétrole pourrait encore grimper de 13% jusqu'en 2050. Cette situation pourrait s'aggraver avec la croissance de l'IA et ses data centers dont 40% de l'électricité provient des énergies fossiles. ---- Un podcast Widoowin Cross Asset Solutions - rédigé par Eloi Buffeteau et Quentin Di Dia 
Cette semaine, aux États-Unis, on avance toujours à vue, tandis que l’Europe savoure une position plus confortable face à l’inflation, pendant que la banque du Japon laisse entrevoir un changement de cap.    🇺🇸 États-Unis      Aux États-Unis, le shutdown fédéral, désormais à son trente-huitième jour, entretient un climat d’incertitude et prive les marchés de données essentielles, notamment celles sur l’emploi. La Fed doit se contenter des enquêtes ADP pour évaluer la dynamique du marché du travail, faute de publication du rapport NFP. D’après le rapport ADP, le secteur privé américain se porte mieux que prévu avec 42 000 postes créés, une grande première depuis juillet, ce qui laisse penser que la politique d’assouplissement commence à porter ses fruits. Néanmoins, l’inflation, qui accélère depuis le mois de mai, avoisine désormais les 3,00% et pourrait pousser la Réserve fédérale à adopter une politique plus restrictive lors des prochaines réunions.   En parallèle, Jerome Powell a suggéré que la Fed pourrait prochainement mettre un terme à sa politique de Quantitative Tightening mise en place en 2022 dans sa lutte contre l’inflation. Pour rappel, cette méthode consiste à réduire le bilan de la banque centrale en laissant ses obligations arriver à échéance sans les remplacer. Mettre fin au Quantitative Tightening reviendrait à laisser la Fed renouveler son stock d’obligations, ce qui atténuerait les pressions à la hausse sur les rendements obligataires américains.     🇪🇺 Europe    En Europe, l’inflation ralentit légèrement et s’établit à 2,10% en octobre, en ligne avec l’objectif de la Banque centrale européenne. Depuis juillet, l'institution maintient son taux de dépôt à 2,00%, contrairement à ces homologues américains. Dans ce contexte, la différence d’orientation avec la Fed, devrait continuer de soutenir l’euro au cours des prochaines semaines.    De l’autre côté de la Manche, la Banque d’Angleterre a décidé de maintenir ses taux directeurs inchangés pour la 3ème fois consécutive à 4,00%. Cette décision intervient alors que le Royaume-Uni lutte contre une inflation presque deux fois supérieure à l’objectif de 2,00% de la banque centrale, sur fond de croissance atone. Si les tensions sur les prix persistent, l'institution pourra durcir davantage sa politique monétaire, laissant la porte ouverte à de nouvelles hausses de taux dans les prochains mois.    🇨🇳🇯🇵 Asie    En Asie, Pékin et Washington ont amorcé un apaisement après la rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping. Les deux pays se sont entendus sur une baisse des droits de douane américains, en échange d’un accès facilité aux terres rares chinoises. Dans la situation actuelle, Pékin conserve le monopole sur ces ressources devenues indispensables au secteur de la technologie, un atout stratégique désormais utilisé comme arme de dissuasion massive contre les menaces de Washington.   Au Japon, le compte-rendu de la réunion de politique monétaire de septembre met en évidence un changement de ton au sein de la Banque du Japon, où un nombre croissant de membres se montrent désormais favorables à une hausse des taux. On perçoit bien la volonté d’engager progressivement un resserrement monétaire, d’autant que les inquiétudes liées aux tensions commerciales américaines s’atténuent. Dans ce contexte, même si les taux ont été maintenus en octobre, une première hausse pourrait voir le jour dès décembre.    🛢️ Matières premières    Du côté des matières premières, les cours du baril de pétrole brut repartent à la baisse.  En cause, les réserves de pétrole aux Etats-Unis ont connu une hausse surprise de 5,2 millions de barils selon le dernier rapport de l’IEA.   En parallèle, le prix de l’or a reculé ces dernières semaines et oscille désormais autour de la barre symbolique des 4000 dollars. Malgré cette baisse récente, l’or progresse encore de plus de 50% depuis le premier janvier, soutenu par une forte demande et des achats massifs des banques centrales.     ---- Un podcast Widoowin Cross Asset Solutions - rédigé par Eloi Buffeteau et Quentin Di Dia 
Cette semaine, la croissance de l'Union européenne résiste aux tensions commerciales, tandis que Donald Trump tente de renouer des liens avec les pays asiatiques.    🇺🇸 États-Unis      Côté USA, tous les yeux étaient rivés sur la FED et sa baisse de taux déjà actée. Pour la deuxième fois ce trimestre, l’institution a assoupli sa politique monétaire de 25 points de base et continue ainsi, le cycle d’une politique plus accommodante.  Cette décision vise à soutenir l’emploi et la croissance, mais risque d’être un facteur inflationniste de plus. Le contexte reste complexe, le shutdown paralyse toujours une partie des institutions fédérales, empêchant la publication de nombreuses données économiques. Jerome Powell a reconnu naviguer dans un environnement incertain, soulignant que l’absence de visibilité sur le marché du travail rend la conduite de la politique monétaire particulièrement délicate.   Concernant le secteur de la dette privée, les faillites de Tricolor Holdings et First Brands rappellent les risques liés aux subprimes. Ces entreprises spécialisées dans l’automobile d’occasion,sont impliquées dans des pratiques de prêts à haut risque, parfois assorties de garanties opaques ou multiples, qui ont touché plusieurs grandes banques dont JP Morgan, UBS et Barclays. Si ces cas restent pour l’instant isolés, ils mettent en lumière la fragilité croissante du secteur de la dette privée et maintiennent le FMI et les régulateurs internationaux en alerte.     🇪🇺 Europe  Côté français, Moody’s a décidé de conserver la note de la France à Aa3, tout en abaissant la perspective de “stable” à “négative”. Ce signal s’ajoute aux révisions déjà opérées par Fitch et S&P, confirmant la dégradation progressive de la confiance autour de la situation budgétaire du pays. La dette dépasse désormais 113% du PIB, et le déficit reste loin des critères européens, attendu autour des 6% du PIB en 2025. L’agence Moody’s pointe également le ralentissement de la croissance, ainsi que la hausse continue du coût de la dette, qui pourrait franchir les 70 milliards d’euros dès l’an prochain. La suspension de la réforme des retraites accentue ces tensions, même si elle contribue temporairement à calmer le climat politique. Malgré tout, un signal encourageant émerge, le PIB a progressé de 0,50% au troisième trimestre, au-dessus des attentes. L’économie française montre encore des signes de résistance, mais la tension reste palpable sur les marchés obligataires, où les taux à dix ans français s’alignent désormais sur ceux de l’Italie à 3,41%, pourtant notée Baa3.   L’économie allemande montre peu de signes de reprise au troisième trimestre, avec un PIB stable, après le recul du précédent trimestre. Le pays peine encore à sortir de deux années de croissance négative. Le chancelier allemand compte sur un effort budgétaire conséquent pour relancer l'économie, avec un fonds de plusieurs centaines de milliards d'euros destiné à moderniser la défense et les infrastructures, mais dont les effets ne devraient pas se faire sentir sur la croissance en 2026. Le marché du travail reste lui aussi à l’arrêt, avec un taux de chômage inchangé à 6,30% en octobre, un niveau stable depuis mars, reflétant un manque de dynamisme dans la demande d’emploi.    🇨🇳🇯🇵 Asie  Côté asiatique, les tensions commerciales restent au centre des préoccupations. Donald Trump s’est dit confiant quant à la possibilité de conclure un accord avec Xi Jinping, à l’approche de leur rencontre prévue en fin de semaine. Le président américain revendique déjà plusieurs mesures dans la région, que ce soit l’instauration de droits de douane moyens de 19% sur les exportations, des promesses d’achat de produits américains, ainsi qu’un engagement préliminaire à ne pas restreindre l’accès des États-Unis aux terres rares. Un enjeu crucial, tant pour les secteurs technologiques que pour la défense.   Du côté du pays du soleil levant, la Banque centrale du Japon a décidé de maintenir ses taux d'intérêt à 0,50%, comme prévu. Cette décision intervient alors que le Japon fait face à une croissance faible, une inflation persistante et des incertitudes sur les effets des tarifs douaniers.    🛢️ Matières premières    Côté matières premières, l’essor de l'intelligence artificielle fait exploser la demande énergétique. Les data centers représentent déjà 1,50% de la consommation mondiale et pourraient atteindre 3% d’ici 2030, soit l’équivalent de la consommation d’un pays comme le Japon. Ces infrastructures nécessitent une énergie stable et disponible à tout moment, excluant les énergies renouvelables. Dans ce contexte, le nucléaire s’impose comme la seule source capable de soutenir durablement la croissance de l’IA.   ---- Un podcast Widoowin Cross Asset Solutions - rédigé par Eloi Buffeteau et Quentin Di Dia 
Cette semaine, la France perd sa note et sa couronne, tandis que le shutdown se poursuit en Amérique et que la Chine s’enlise dans la déflation.   🇺🇸 États-Unis     Aux États-Unis, le shutdown se poursuit et bloque depuis trois semaines la publication de plusieurs indicateurs économiques. Dans ce contexte, le rapport sur l’inflation attendu vendredi constitue la dernière donnée majeure dont disposera la Fed avant sa décision sur les taux la semaine prochaine. Une nouvelle baisse, largement anticipée par les marchés, pourrait redonner de l’élan à l’économie, mais affaiblirait la compétitivité du dollar et risquerait de raviver l’inflation. D’ailleurs, selon l’outil FedWatch du CME, les investisseurs anticipent désormais à 98,90% une baisse des taux directeurs lors de la prochaine réunion de la Fed. Ces derniers mois, les partenariats se sont multipliés dans le secteur de l’IA. Nvidia soutient OpenAI et xAI, qui réinjectent ensuite leurs fonds dans l’achat de ses processeurs. Par ailleurs, OpenAI s’approvisionne aussi auprès d’AMD tout en collaborant avec Oracle. Les acteurs s’appuient les uns sur les autres et entretiennent une croissance cyclique. Ainsi, la croissance du secteur de l’IA à elle seule a contribué à plus de 80 % de la croissance du PIB américain au premier semestre 2025 et devrait continuer de stimuler l’économie d’ici la fin de l’année.  🇪🇺 Europe  De l’autre côté de l’Atlantique, la France subit une nouvelle dégradation de sa note souveraine. S&P Global Ratings abaisse la note du pays de AA- à A+, évoquant une instabilité politique majeure et une dégradation de la situation budgétaire. L’agence anticipe une dette publique dépassant 120% du PIB d’ici 2028, alors que le pays traverse sa plus grave crise politique depuis la fondation de la Cinquième République en 1958. Dans l’état actuel des choses, le verdict de Moody’s, attendu en fin de semaine, pourrait bien enfoncer le clou et accentuer la perte de crédibilité de la France.  À l’inverse, l’Italie affiche une trajectoire plus rassurante avec un déficit budgétaire prévu autour de 3,00% du PIB en 2025, contre 3,40% en 2024. Cette amélioration, saluée par Christine Lagarde, renforce la crédibilité du pays au sein de la zone euro ce qui lui a permis de voir sa note souveraine relevée par Fitch au mois de septembre. L’Italie reste moins bien notée que la France pour le moment, mais si la tendance se poursuit, l’écart pourrait se réduire, voire s’inverser. Côté macroéconomique, en Europe, l’inflation a légèrement accéléré en septembre pour atteindre 2,20% sur un an. Ce niveau reste proche de l’objectif de la Banque centrale européenne, qui juge sa politique monétaire suffisamment solide pour faire face à d’éventuels chocs inflationnistes. Christine Lagarde rappelle néanmoins que la stabilité des prix reste la priorité, contrairement à ses homologues américains davantage tournés vers l’économie et l’emploi. Face à une reprise éventuelle des tensions inflationnistes, l’institution pourrait durcir sa politique monétaire afin de préserver le pouvoir d’achat.  🇨🇳🇯🇵 Asie  Du côté asiatique, la Banque populaire de Chine a maintenu son taux préférentiel de prêt inchangé, comme largement anticipé par le marché. Pékin reste sur la réserve, dans un contexte de tensions commerciales persistantes avec les États-Unis et de pression déflationniste, alimentée par une demande intérieure en berne. En effet, les prix à la consommation ont de nouveau reculé en septembre, pour la sixième fois depuis le début de l’année 2025. Si cette tendance se prolonge, elle affaiblira davantage la croissance.  🛢️ Matières premières  Après avoir atteint des niveaux historiques, l’or a entamé un repli et semble désormais se diriger vers les 4 000 dollars. Cette correction reflète à la fois une prise de bénéfices massive et un retour des flux financiers vers les actifs plus risqués. De son côté, le prix du baril de pétrole est reparti à la hausse cette semaine, porté par les sanctions américaines visant le pétrole russe. Ce rebond intervient dans un contexte de tendance baissière à moyen terme, alors que l’OPEP+ a décidé d’augmenter sa production il y a quelques semaines.  ---- Un podcast Widoowin Cross Asset Solutions - rédigé par Eloi Buffeteau et Quentin Di Dia 
🏦 House of budget

🏦 House of budget

2025-10-1704:15

Cette semaine, les crises institutionnelles restent au cœur de l’actualité, entre tensions géopolitiques et pressions persistantes sur les matières premières.    🇺🇸 États-Unis       Aux États-Unis, le shutdown des institutions fédérales, en place depuis le 01 octobre, continue d’alimenter un climat d’incertitude. Malgré ce blocage des institutions qui empêche toute publication de statistique, le président de la Fed estime que les perspectives économiques demeurent inchangées depuis septembre, lorsque l’institution avait assoupli sa politique monétaire pour la première fois de l’année. Jerome Powell insiste sur la faiblesse du marché du travail, évoquant la baisse continue des offres d'emploi et le risque d’une hausse du chômage.    En suivant, Powell est intervenu à la réunion annuelle de la National Association for Business Economics et a laissé entendre que la banque centrale américaine était sur le point de procéder à une nouvelle baisse d'un quart de point des taux d'intérêt à la fin du mois, lors de la prochaine réunion du 29 octobre. Cependant, cette orientation accommodante pourrait augmenter les tensions inflationnistes, un risque dont la Réserve fédérale est pleinement consciente.    🇪🇺 Europe    La France avance toujours dans le flou, avec un nouveau gouvernement nommé par Sébastien Lecornu, suite à l’appel du Président. Le nouvel exécutif tente désormais de présenter un budget crédible, avec pour objectif de réaliser 30 milliards d’économies, d’ici un an. La crédibilité internationale du pays reste fragile, tandis que les institutions européennes observent de près la situation. Cependant les chiffres de l’inflation sont encourageants, les prix à la consommation ont progressé de 1,20% sur un an en septembre 2025, contre 0,90% en août. La France conserve l’un des taux d’inflation les plus faibles de l’Union européenne, et reste en dessous de la zone cible de la BCE. Le principal risque demeure dans la trajectoire de la dette publique, qui dépasse désormais les 114 % du PIB. Sans réformes structurelles, ni mesures de consolidation crédibles, la note souveraine de la France pourrait être abaissée, entraînant une nouvelle hausse des taux sur les obligations d’État et alourdissant davantage le coût du financement du pays.   En Allemagne, l’indice des prix à la consommation progresse légèrement au-dessus de la cible de 2,00 % fixée par la BCE. Ce niveau largement anticipé, confirme que l’inflation reste contenue à l’échelle européenne. La banque centrale semble avoir atteint un point d’équilibre et qualifie désormais la situation de confortable. Le statu quo monétaire devrait ainsi se prolonger encore plusieurs trimestres.   Au Royaume-Uni, la croissance économique est en perte de vitesse, avec un PIB en hausse de seulement 0,10 % en rythme mensuel. Le pays reste pris en étau entre une inflation toujours supérieure à la moyenne européenne et une croissance atone. Cette combinaison fragilise la consommation des ménages et rend les décisions de la Banque d’Angleterre particulièrement délicates, entre nécessité de soutenir la croissance et prudence face aux pressions sur les prix.    🇨🇳🇯🇵 Asie    Côté asiatique, les tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis s’intensifient, notamment autour des terres rares et des exportations stratégiques. Le bras de fer entre Washington et Pékin dure depuis plusieurs mois, sans véritable signe d’apaisement. Les deux puissances rivalisent sur plusieurs fronts, aussi bien économiques que technologiques. Difficile de savoir si chacune acceptera de faire un pas vers l’autre avant la rencontre prévue entre Donald Trump et Xi Jinping, en marge du sommet de la Coopération économique Asie-Pacifique la semaine prochaine. Reste à voir si ce rendez-vous permettra de renouer le dialogue ou, au contraire, de raviver les tensions.    🛢️ Matières premières    Côté matières premières, les prix des métaux précieux poursuivent leur ascension. L’or atteint à nouveau des plus hauts historiques, porté par la défiance des investisseurs face à un dollar affaibli et à des tensions géopolitiques persistantes. Il s’impose comme la principale valeur refuge dans ce climat d’incertitude. ---- Un podcast Widoowin Cross Asset Solutions - rédigé par Eloi Buffeteau et Quentin Di Dia 
Cette semaine, les tensions géopolitiques dominent l’actualité des deux côtés de l’Atlantique, avec le shutdown aux États-Unis et une crise institutionnelle qui s’intensifie en France.  🇺🇸 États-Unis                        Aux Etats-Unis, le shutdown fédéral qui est en place depuis le 1er octobre nourrit un climat d’incertitudes. Ce blocage budgétaire prive les marchés de données essentielles, en particulier celles sur l’emploi qui est actuellement le baromètre principal de la FED pour ajuster sa politique monétaire. Ce manque de visibilité complique la lecture de l’économie, alors que l’institution financière doit se réunir le 29 octobre pour décider de l’évolution de ses taux directeurs.  Malgré les tensions politiques, les marchés américains atteignent des niveaux historiques, portés par l’essor de l’intelligence artificielle et les attentes d’un assouplissement monétaire. Dans son dernier compte-rendu, la FED réaffirme sa posture dovish, prévoyant une politique plus accommodante d’ici la fin de l’année afin de soutenir l’économie et l’emploi. Dans ce contexte, les perspectives de croissance sont en hausse pour 2025 et 2026. Néanmoins, cette orientation monétaire pourrait raviver les tensions inflationnistes, un risque dont la Réserve fédérale est pleinement consciente.  🇪🇺 Europe  En Europe, la Banque centrale européenne adopte une approche prudente alors que l’inflation est revenue autour de 2,00%. Christine Lagarde estime que le cycle de désinflation arrive à son terme et souligne l’incertitude entourant l’évolution du commerce international. Dans ce contexte, la faiblesse des exportations, accentuée par la hausse des droits de douane et l’appréciation de l’euro, risque de limiter la croissance économique pour le reste de l’année.  En France, la crise politique s’aggrave avec la démission de Sébastien Lecornu, cinquième Premier ministre en trois ans. Plusieurs scénarios sont désormais envisagés, qu’il s’agisse de la nomination d’un nouveau Premier ministre, ou d’une nouvelle dissolution de l’Assemblée nationale. Dans ce climat, le rendement de l’OAT 10 ans s’envole au-dessus de celui de l’Italie, avoisinant les 3,50%, ce qui accentue le risque d’une dégradation de la note souveraine.  🇨🇳🇯🇵 Asie  Au Japon, Sanae Takaichi devrait devenir la première femme à occuper le poste de Premier ministre, une nomination attendue à la mi-octobre. Face à une économie qu’elle juge encore fragile, elle défend des conditions monétaires plus accommodantes. Une fois en poste, elle prévoit de prendre la main sur la politique budgétaire et monétaire, ce qui pourrait exercer une pression sur la Banque du Japon et relancerà nouveau le débat sur l’indépendance des banques centrales.  En Chine, le gouvernement espère utiliser l'IA comme catalyseur pour relancer la croissance économique qui s'essouffle. En effet, les investissements chinois sur l'IA ont grimpé et pourraient atteindre 100 milliards de dollars en 2025. Pékin s'appuie sur DeepSeek et Alibaba, tirant parti des ressources locales, notamment les terres rares. En parallèle, les États-Unis investissent massivement pour préserver leur avance et réduire leur dépendance avec la Chine. Par ailleurs, les tensions entre les États-Unis et la Chine risquent de s'exacerber avec l'annonce récente du ministère chinois d'un durcissement des exportations de terres rares.   🛢️ Matières premières  Côté matières premières, l’or atteint des niveaux historiques et dépasse désormais les 4000 dollars l’once, porté par la montée les tensions en Europe de l’Est, ainsi que par l’orientation accommodante de la Réserve Fédérale aux Etats-Unis. De son côté, le cuivre progresse également, porté par des perturbations d’approvisionnement chez les principaux producteurs et par une demande accrue liée à la transition énergétique.   ---- Un podcast Widoowin Cross Asset Solutions - rédigé par Eloi Buffeteau et Quentin Di Dia 
☁️ Shutdown

☁️ Shutdown

2025-10-0305:29

Cette semaine, les regards sont tournés vers les tensions budgétaires aux USA, la Chine reste au ralenti et l’Europe est dans le brouillard.    🇺🇸 États-Unis   Cette semaine, l’inflation monte côté US avec l’indice des prix à la consommation en progression à 2,70%, largement au-dessus de la cible de 2,00% fixée par la Fed. Même si ce chiffre était attendu, la situation pourrait échapper au contrôle de la Fed, dont la politique d’assouplissement alimente la hausse des prix.   L’absence d’accord au Congrès entre républicains et démocrates sur un texte budgétaire a provoqué le shutdown du gouvernement, c’est-à-dire la fermeture partielle des administrations fédérales faute de financement. Une situation inédite depuis sept ans, sous le premier mandat de Donald Trump. Ainsi, les agences fédérales ferment leurs portes et des milliers de fonctionnaires sont placés en congé forcé sans salaire. Dans ce contexte, la publication des statistiques économiques : emploi, inflation et PIB sont retardées. La Fed et les investisseurs avançaient déjà dans le brouillard, et la situation risque désormais de s’aggraver.   Dans ce contexte, le rapport ADP sur l’emploi est ressorti en dessous des attentes, avec 32 000 postes supprimés dans le secteur privé en septembre. C’est la deuxième fois cette année que l’économie américaine enregistre une perte nette d’emplois privés. Ainsi, l’assouplissement monétaire de la Fed tarde à produire ses effets, alors que l’inflation progresse en parallèle, transformant la situation en véritable course contre la montre, aggravée par le shutdown.     🇪🇺 Europe    Côté européen, Christine Lagarde la présidente de la BCE a affirmé que la hausse des droits de douanes américains n’a pas provoqué de choc économique majeur sur la croissance ou l’inflation.  Cette résilience s’explique notamment par les investissements massifs dans la défense et un euro qui s’est apprécié face au dollar. Cependant, elle soutient qu’il faut surveiller l’impact des droits de douanes dans les prochains mois. Du côté tricolore, l'activité dans le secteur manufacturier français s'est contractée en septembre, avec une baisse de la production et des nouvelles commandes, dans un contexte d'incertitude politique. Au global, cela augmente le climat d’instabilité, entre les tensions commerciales, les politiques douanières changeantes et les doutes liés aux dépenses de défense, qui alourdissent la dette publique. L’État français emprunte désormais plus cher que certains de ses fleurons tricolores comme LVMH. Ce renversement s’explique par la dégradation de la note souveraine par Fitch début septembre, combinés aux tensions politiques. Pour rappel, en 2025, l’État doit lever 300 milliards d’euros sur les marchés, soit 15 milliards de plus qu’en 2024 et 30 milliards de plus qu’en 2023. Dans cette situation, la dette publique pourrait ainsi franchir le seuil des 3 500 milliards d’euros d’ici décembre. Par ailleurs, les prix à la consommation ont progressé de 1,20% sur un an en septembre 2025, contre 0,90% en août. La France conserve l’un des taux d’inflation les plus faibles de l’Union Européenne et en dessous de la zone cible de la BCE.   Côté Royaume-Uni, le PIB du deuxième trimestre ressort en légère croissance de 0,30%, un rythme particulièrement faible. Le pays se retrouve tiraillé entre une inflation persistante et une croissance économique en berne, une situation qui devrait compliquer les décisions de politique monétaire dans les prochains mois.    🇨🇳🇯🇵 Asie    Côté asiatique, la Chine voit son indice PMI manufacturier rester en contraction pour le sixième mois consécutif en septembre, soulignant la faiblesse du secteur industriel. Toujours sous pression en raison de la faible demande étrangère, et l’impact des droits de douane américains sur l’économie, qui pèsent sur la confiance des entreprises. L’activité commerciale chinoise s’améliore peu ces derniers mois, et risque d’entraîner davantage de mesures de relance de la part de Pékin.  Concernant le dossier TikTok, il est au cœur des tensions sino-américaines. Washington exige depuis plusieurs mois que l’application soit cédée à un acteur américain, invoquant des risques pour la sécurité nationale liés à la gestion des données. Une rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping est prévue lors du sommet Asie-Pacifique, où la question pourrait avancer. À terme, l’issue de ce dossier aura un impact majeur sur l’avenir de TikTok aux États-Unis, mais aussi sur l’équilibre des relations commerciales et technologiques entre les deux puissances.    🛢️ Matières premières    Côté matières premières, l'or, grimpe à un nouveau record, entérinant son statut de valeur refuge. Son cours s'envole de plus de 47,00% cette année, le plaçant en bonne voie pour enregistrer sa plus forte hausse annuelle depuis 1979. Le baril de Brent, qui avait grimpé jusqu’à 70 dollars la semaine dernière avant de retomber autour des 65 dollars, évolue dans l’attente de la réunion de l’OPEP+ prévue ce dimanche. Les marchés anticipent une nouvelle augmentation de la production. Or, tant que celle-ci progresse, le risque demeure de voir une offre trop abondante par rapport à la demande.   ---- Un podcast Widoowin Cross Asset Solutions - rédigé par Eloi Buffeteau et Quentin Di Dia 
☕️ Big Bank Theory

☕️ Big Bank Theory

2025-09-2604:49

Cette semaine, les banques centrales se retrouvent au centre de l’actualité, entre enjeux politiques, orientations monétaires et risques inflationnistes.  🇺🇸 États-Unis Aux États-Unis, la Maison Blanche cherche à renforcer son emprise sur la Fed en tentant de limoger un gouverneur d’un autre bord politique et en poussant des proches du pouvoir comme Stephen Miran à occuper des postes stratégiques. À l’approche de la fin du mandat de Jerome Powell, le président des États-Unis pourrait accentuer cette pression, ce qui nourrit la crainte d’une institution plus dépendante et risque de fragiliser la confiance des investisseurs. Pour rappel, l’indépendance des banques centrales est essentielle pour garantir la stabilité des prix et agir dans l’intérêt des citoyens. Par ailleurs, la Réserve fédérale a abaissé ses taux directeurs la semaine dernière afin de relancer l’économie et redonner de l’élan à un marché de l’emploi fragilisé. Néanmoins, cette décision ravive aussi les craintes d’un retour de l’inflation. Dans ce contexte, le PCE core trimestriel est en hausse à 2,60%, au-dessus du consensus et de l’objectif des 2,00% de la Fed, renforçant les inquiétudes sur la dynamique des prix. Dans un environnement géopolitique et commercial tendu, la trajectoire de l’inflation pourrait devenir un enjeu central à moyen terme. Toutefois, L’OCDE estime que la Fed pourrait abaisser ses taux à trois reprises d’ici le printemps 2026, portant les taux à une fourchette de 3,25% à 3,50%. Ces baisses de taux exerceraient une pression à la baisse sur le dollar, ce qui risquerait de fragiliser les importations américaines.  🇪🇺 Europe  En Europe, la Banque centrale européenne est déterminée à maintenir l’inflation autour de 2,00%. Depuis le début de l’année, l’inflation recule, portée par la baisse des prix de l’énergie et des tensions sur l’offre de biens et services. Ce contexte pourrait favoriser une baisse des taux directeurs, afin de soutenir une économie au ralenti. Du côté de la Suisse, la Banque nationale a choisi de maintenir son taux directeur à 0%, une décision largement attendue en raison d’une hausse de l’inflation au cours des derniers mois. Il s’agit du premier statu quo depuis mars 2024, après une série de baisses consécutives. La BNS devra prêter attention à la hausse des droits de douane à 39%, sur les exportations vers les États-Unis. Ainsi, si l’inflation continue de progresser, l’institution pourrait être contrainte de resserrer sa politique monétaire. En France, la dette publique grimpe, tandis que les taux de rendement des obligations d’État 10 ans évoluent à des niveaux historiques. Face à cette situation, le nouveau Premier ministre, Sébastien Lecornu, hérite d’un climat politique tendu et se voit confier la mission de trouver le remède miracle contre la dette. En l’absence de mesures concrètes, la pression sur les finances publiques risque de s’intensifier, fragilisant durablement la stabilité économique.  🇨🇳🇯🇵 Asie  Du côté asiatique, la Banque populaire de Chine a maintenu son taux préférentiel de prêt à un niveau historiquement bas, conformément aux attentes. Dans un contexte de ralentissement économique, Pékin pourrait poursuivre cette orientation et même assouplir davantage sa politique monétaire pour soutenir l’économie. Au Japon, la BOJ est scindée en deux camps, l’un en faveur d’une hausse pour juguler l’inflation, l’autre d’une baisse des taux pour stimuler l’activité économique. Par ailleurs, l’indice des prix à la consommation de base stagne à 2,00% sur un an, en ligne avec l’objectif de la Banque centrale. Cette stabilisation progressive des prix à moyen terme pourrait offrir un répit aux ménages et favoriser un regain de consommation après une période en berne.  🛢️ Matières premières  Côté matières premières, l’or atteint des niveaux historiques, porté par la montée des tensions en Europe de l’Est, ainsi que par l’orientation plus accommodante de la politique monétaire de la Fed. Du côté du pétrole, les cours repartent à la hausse, portés par trois évènements : la menace de nouvelles sanctions européennes contre Moscou, des frappes ukrainiennes sur des raffineries russes, et une baisse surprise des stocks de brut américain.   ---- Un podcast Widoowin Cross Asset Solutions - rédigé par Eloi Buffeteau et Quentin Di Dia 
Cette semaine, les yeux sont rivés sur les politiques monétaires mondiales et notamment celle de la Réserve fédérale américaine qui semble commencer un nouveau cycle monétaire.    🇺🇸 États-Unis Côté USA, tous les yeux étaient rivés sur la FED et sa baisse de taux qui était déjà actée. Pour la première fois depuis décembre 2024, l’institution a desserré sa politique monétaire de 25 points de base et commence un nouveau cycle d’une politique plus accommodante. Cette baisse va redonner de l’oxygène à l’emploi, qui risque d’être un facteur inflationniste de plus. Néanmoins, Jerome Powell, dans son discours, souligne un climat d’incertitudes économiques et avance au jour le jour. De son côté, le FOMC a communiqué ses projections économiques sur les taux d’intérêt via les dots plots qui projettent les perspectives des futurs taux d’intérêt. Le Comité fédéral anticipe d’autres détentes monétaires au cours du dernier trimestre de cette année, tout en se réservant la possibilité d’être un peu plus prudent en 2026.  On notera également, que le Sénat a approuvé lundi, un nouveau gouverneur à la Fed, Stephen Miran, l’un des principaux conseillers de Donald Trump. Son mandat, a été approuvé à 48 votes pour, face à 47 votes contres, autant dire qu’il ne fait pas l’unanimité. D’autant plus qu’il ne prévoit pas de démissionner de son poste actuel de conseiller du président. Une situation inédite pour un gouverneur, qui garde un lien avec la Maison Blanche, et soulève, une fois de plus, des inquiétudes sur l’indépendance de la banque centrale alors que la Maison Blanche accentue sa pression, en plaçant petit à petit ses pions au sein de l’institution américaine.    🇪🇺 Europe  Côté européen, on a vu vendredi dernier la dégradation de la note française par l’agence de notation Fitch. La France perd ainsi son double A, et passe de AA- à A+. Un évènement historique, jamais Fitch n’avait noté la France aussi bas. Avec une dette qui grossit à +113% du PIB, un déficit qui avoisine les +6,00% du PIB en 2024, loin des +3,00% prévus par Bruxelles, le tout dans un climat politique incertain. La situation devient incertaine et la France perd de la crédibilité sur le marché mondial. Outre-Manche, l’indice des prix à la consommation a progressé de +3,80% sur un an en août. La Banque d'Angleterre a maintenu son taux directeur inchangé à +4,00%, après l'avoir abaissé de 25 points de base en août. L'inflation reste plus élevée au Royaume-Uni, que dans la zone euro, loin de sa zone cible des +2,00% qu’elle s’est fixée. Comparé à ses voisins européens qui eux sont à +2,00% en rythme annuel en août. Cette inflation reste hors de contrôle, malgré une baisse des taux en août. Ce postulat amène à se poser la question d’une décision prématurée sur les taux directeurs, qui n’a pas eu l’effet escompté. On constate également que le marché du travail britannique montre des signes d’améliorations, même s’il continue d'exercer une pression à la hausse sur les prix, démontrant une spirale inflationniste, difficile à contenir.    🇨🇳🇯🇵 Asie  En Asie, Pékin reste sous pression, entre les négociations commerciales avec Washington et les restrictions américaines sur les semi-conducteurs, la situation est plus tendue. Le gouvernement interdit aux géants technologiques chinois, d’acheter des puces d’intelligence artificielle de Nvidia, ce qui marque une nouvelle étape dans la guerre technologique avec les USA. Ce tournant intervient alors que Pékin cherche à renforcer son industrie nationale.  Quant à la politique monétaire de la Banque du Japon, elle a gardé ses taux inchangés. Ce statu quo était anticipé par les marchés, au vu de l'assombrissement de l'horizon économique sur fond de guerre commerciale et d'une croissance atone. La prochaine hausse des taux pourrait n'intervenir qu'en 2026, compte tenu des incertitudes politiques liées à la formation du nouveau gouvernement.    🛢️ Matières premières    Côté matières premières, l’augmentation de la production de l’OPEP+ pèse sur les prix du pétrole à long terme, tandis qu’à moyen terme, les tensions géopolitiques soutiennent le cours. Par ailleurs, la demande devrait reculer au dernier trimestre, exerçant une pression baissière sur les prix.   ---- Un podcast Widoowin Cross Asset Solutions - rédigé par Eloi Buffeteau et Quentin Di Dia 
Mille milliards de dollars baby    Cette semaine, les regards sont tournés vers les banques centrales qui doivent composer avec des niveaux de dette élevés et un contexte géopolitique tendu.     🇺🇸 États-Unis Aux Etats-Unis, entre guerre politique et guerre économique, Donald Trump continue d’attirer l’attention. La Cour suprême doit trancher sur la légalité des droits de douane instaurés sous son mandat. Si le cadre juridique venait à être jugé non conforme, l’administration fiscale devrait rembourser près de 1 000 milliards de dollars, un décaissement sans précédent. Dans le même temps, la tentative de révocation de Lisa Cook, gouverneure de la Réserve fédérale, a été suspendue par une juge fédérale, estimant que les accusations portées contre elle ne sont pas suffisantes à ce stade. Ces deux affaires montrent que, face aux pressions politiques, c’est bien la justice qui fixe les limites et rappelle que l’indépendance de la Réserve fédérale doit être préservée face à la Maison Blanche.    Par ailleurs, l’attention se porte également sur le marché de l’emploi à l’approche de la réunion de la Réserve fédérale. Les dernières données montrent que les inscriptions au chômage ont nettement dépassé les attentes, atteignant un niveau historique depuis juin 2023. Ce chiffre vient s’ajouter aux statistiques déjà catastrophiques publiées la semaine dernière, qu’il s’agisse du rapport NFP, de l’enquête ADP ou encore des données JOLTS.    En parallèle, l’inflation accélère avec l’indice des prix à la consommation en progression de 2,90%, largement au-dessus de la cible de 2,00% fixée par la Fed. La dynamique est principalement portée par les services, ce qui traduit un risque inflationniste persistant. Le contexte pourrait donc devenir particulièrement tendu pour la Fed dans les prochains mois, tiraillée entre un marché de l’emploi qui ralentit et des prix à la consommation qui montent. Elle devrait malgré tout abaisser son taux directeur de 25 points de base le 17 septembre, ce qui redonnerait de l’élan au marché de l’emploi et à l’économie.      🇪🇺 Europe  En Europe, la Banque centrale européenne a décidé de maintenir ses taux directeurs inchangés pour la 3ème fois consécutive. Cette décision intervient dans un contexte où l’inflation en zone euro se maintient proche de la cible des 2,00% et où le chômage se stabilise. Néanmoins, il faudra surveiller l’instabilité politique en France et à la faiblesse de l’économie allemande dans les prochains mois, deux éléments susceptibles de compliquer les décisions de l’institution.  En France, on a assisté sans surprise à l’échec du gouvernement de François Bayrou. Aussitôt remplacé par un nouveau Premier ministre, chargé de la délicate mission de trouver le financement d’une des dettes les plus lourdes d’Europe. Dans ce contexte, le rendement de l’OAT à dix ans se stabilise à des niveaux historiques, pointant du doigt la méfiance des marchés sur le coût grandissant de la dette française. En l’absence de solution crédible, l’incertitude pourrait durer et les obligations souveraines risqueraient de voir leurs rendements grimper.     🇨🇳🇯🇵 Asie  Du côté asiatique, le Japon reprend des couleurs avec un Nikkei qui atteint des niveaux historiques et une croissance du PIB au deuxième trimestre meilleure qu’attendue, en nette progression par rapport au premier. Après une croissance en berne, ce retour de dynamisme pourrait redonner confiance aux investisseurs et offrir davantage de marge de manœuvre à la BOJ pour se concentrer sur la stabilité. Même si le statu quo est largement anticipé pour la prochaine réunion fin septembre, une hausse des taux reste envisagée d’ici la fin de l’année afin de renforcer le Yen et freiner durablement les pressions inflationnistes. Toutefois, la Banque du Japon devra arbitrer avec prudence, puisqu’une politique plus restrictive se traduirait par une augmentation du coût de la dette.    En Chine, le pays s’enfonce un peu plus dans la déflation, l’indice des prix à la consommation a reculé de 0,40% sur un an, bien en dessous des attentes. Cette situation s’explique par une série de déséquilibres qui secouent l’ensemble de l’économie. En effet, la consommation est faible, le pays vieillit, et la guerre commerciale avec les Etats-Unis renforce ce climat d’incertitude.     🛢️ Matières premières  Côté matières premières, l’OPEP+ a de nouveau relevé sa production de pétrole, alors que la demande mondiale ralentit traditionnellement au quatrième trimestre. Une stratégie visant à regagner des parts de marché, au risque de voir le baril passer sous la barre des 60 dollars à moyen terme.  Dans le même temps, l’or bat un nouveau record, soutenu par les anticipations de baisse des taux de la Fed, un dollar faible et des tensions géopolitiques persistantes.    ---- Un podcast Widoowin Cross Asset Solutions - rédigé par Eloi Buffeteau et Quentin Di Dia 
Cette semaine, la rentrée est marquée par des tensions obligataires mondiales, qui met en évidence une dette prête à exploser.    🇺🇸 États-Unis Aux États-Unis, la Réserve fédérale a jugé la trajectoire de l’emploi préoccupante et a ouvert la voie à une possible baisse des taux pour soutenir l’économie. En août, le Bureau of Labor Statistics a revu à la baisse ses estimations de mai et juin, retirant au total 258 000 emplois des bilans initiaux et révélant la faiblesse du marché du travail, une révision qui a coûté son poste à la directrice de l’agence. Par ailleurs, les données récentes renforcent cette perspective, puisque les rapports JOLTS, ADP et NFP traduisent un ralentissement des créations ainsi que des offres d’emploi. L’ensemble de ces éléments pourrait orienter la Réserve fédérale dans sa volonté d’assouplir la politique monétaire dès sa prochaine réunion.  En parallèle, les rendements obligataires du Trésor américain reculent très légèrement après avoir atteint des niveaux historiquement élevés. C’est paradoxal, car un emploi décevant est habituellement perçu comme un signal négatif, alors qu’ici il nourrit l’espoir d’une baisse de taux et redonne confiance aux marchés. D’ailleurs, selon l’outil FedWatch du CME, les investisseurs anticipent désormais à 99,40% une baisse des taux directeurs lors de la prochaine réunion de la Fed.  De plus, la décision de baisser les taux pourrait raviver l’inflation, d’autant que le PCE core indique une légère hausse des prix. C’est tout l’équilibre que devra trouver Jerome Powell dans les prochains mois, entre soutenir l’économie et contenir l’inflation dans un contexte de dette massive et de tensions avec la Maison-Blanche.     🇪🇺 Europe  En Europe, l’inflation repart légèrement à la hausse et atteint 2,10%, repassant au-dessus de l’objectif fixé par la Banque centrale européenne pour la première fois depuis avril. D’après les données d’Eurostat, cette accélération provient principalement de la hausse des prix des biens, liée en partie aux droits de douane. Cette dynamique renforce l’idée que la BCE optera pour un statu quo la semaine prochaine.  Dans l’Hexagone, c’est la rentrée et le rendement des obligations d’État françaises à 30 ans a atteint son plus haut niveau depuis 2009, poussé par des inquiétudes budgétaires grandissantes. Pour rappel, la dette publique représente 114% du PIB et le gouvernement cherche encore 44 milliards d’euros d’économies. Dans ce contexte, le Premier ministre François Bayrou cherche désespérément à éviter le renversement du gouvernement, alors qu’un vote de confiance se tiendra le 8 septembre et que l’échec paraît inévitable. Cette instabilité politique et budgétaire pourrait bien provoquer une nouvelle dégradation de la note souveraine française.  Cette situation n’est pas isolée, puisqu’elle s’étend à l’ensemble de l’Europe, notamment au Royaume-Uni et en Allemagne où les taux atteignent des niveaux inédits depuis plusieurs décennies. Mais la situation de la France est vraiment préoccupante, car elle est désormais le troisième pays le plus endetté d’Europe derrière l’Italie et la Grèce, considérés comme les mauvais élèves en matière de dette. Si la tendance se poursuit, la hausse des taux de rendement des OAT pourrait fragiliser la France, en rendant son recours massif à l’endettement de plus en plus coûteux.     🇨🇳🇯🇵 Asie  L’Asie n’échappe pas non plus aux tensions liées à l’endettement. Au Japon, les rendements des obligations d’État atteignent des sommets historiques, sur fond de déficit public et de dépenses élevées. Avec une dette abyssale de 260% du PIB, il sera crucial de suivre l’évolution de l’inflation. En effet, si le Japon parvient à la contenir dans les mois à venir, cela donnera à la BOJ de la marge de manœuvre pour assouplir sa politique monétaire.     🛢️ Matières premières  Côté matières premières, l’OPEP+ envisage une fois de plus d’augmenter sa production pour gagner des parts de marché, provoquant ainsi une baisse du prix du baril de pétrole.   Sur le plan géopolitique, Donald Trump s’est dit déçu de Vladimir Poutine après leur rencontre en Alaska, qui n’a abouti à aucun progrès concernant la guerre en Ukraine. Face à l’intensification des bombardements, Washington envisage désormais de nouvelles options, ce qui pourrait menacer à la fois l’équilibre géopolitique mondial et les prix de l’énergie.  Pendant ce temps, l’or atteint des plus hauts historiques, profitant de la défiance des investisseurs face au marché obligataire, et entérinant de nouveau son statut de valeur refuge.   ---- Un podcast Widoowin Cross Asset Solutions - rédigé par Eloi Buffeteau et Quentin Di Dia 
Cette semaine, tous les projecteurs sont braqués sur les Etats-Unis et sur la France, tous deux confrontés à de fortes tensions institutionnelles et politiques.    🇺🇸 États-Unis Aux Etats-Unis, Donald Trump a créé la surprise en annonçant le limogeage de Lisa Cook, gouverneure de la Réserve fédérale, une décision inédite dans l’histoire américaine. On perçoit bien la volonté d’influencer l’institution monétaire afin qu’elle agisse selon les souhaits de la Maison Blanche. Dans ce contexte, Christine Lagarde rappelle que la Fed doit préserver son indépendance, puisqu’une baisse inappropriée des taux pourrait fragiliser durablement l’économie.  Par ailleurs, lors de la réunion de Jackson Hole la semaine dernière, Jerome Powell a évoqué une possible baisse des taux dès septembre, afin de soutenir un marché du travail en ralentissement. En contrepartie, cette décision pourrait affaiblir le dollar et donc être un facteur inflationniste. De plus, le PCE core annuel, indicateur privilégié par la Réserve fédérale, ressort à 2,90% conformément au consensus. Cette donnée pourrait conforter le président de la FED à engager l’assouplissement monétaire.    🇪🇺 Europe  De l’autre côté de l’Atlantique, la France est en pleine instabilité politique avec un gouvernement menacé de dissolution dès le mois prochain, après l’avoir déjà été par le passé. Dans la foulée, le taux de l’OAT 10 ans a nettement progressé et pourrait poursuivre sa hausse, au risque d’un abaissement de la note souveraine. Dans son dernier compte-rendu, la BCE met en évidence la progression de l’euro face au dollar ainsi qu’une inflation stabilisée autour de 2,00%, ce qui renforce les perspectives économiques. Toutefois, l’institution reste préoccupée par une croissance économique faible, alors que le récent accord commercial entre Washington et Bruxelles pourrait aggraver la situation.  De plus, les dernières données indiquent un léger repli de l’inflation en France comme en Allemagne, en rythme mensuel. Toutefois, il faudra rester vigilant face au risque de déflation à court terme.    🇨🇳🇯🇵 Asie  Côté asiatique, Pékin fait face à la menace de Donald Trump qui envisage d’imposer jusqu’à 200% de droits de douane si la Chine maintient ses restrictions sur les exportations de terres rares. Pour rappel, dans le cadre de la trêve en cours, les droits de douane sont fixés à 30% du côté américain et à 10% du côté chinois. La finalisation de l’accord sur les droits de douane contribuerait à apaiser les tensions sur les prix à l’échelle mondiale. Pendant ce temps, le Japon montre des signes encourageants avec une baisse considérable de l’inflation sous-jacente, atteignant la cible des 2,00%. Une bonne nouvelle qui devrait redonner un peu d’oxygène à son économie, tiraillée entre faible croissance et inflation persistante.     🛢️ Matières premières  Côté matières premières, les prix du pétrole brut baissent depuis plusieurs semaines, sous l’effet des hausses de production des pays de l’OPEP+. En parallèle, la Russie et l’Ukraine se montrent disposées à négocier, ce qui pourrait accentuer la baisse et aider à contenir l’inflation. Par ailleurs, l’or se maintient à des niveaux élevés, dû à l’affaiblissement du dollar et aux tensions géopolitiques. Les anticipations de baisses de taux de la Fed en septembre devraient renforcer cette dynamique.   ---- Un podcast Widoowin Cross Asset Solutions - rédigé par Eloi Buffeteau et Quentin Di Dia 
⌛️ Taux ou tard

⌛️ Taux ou tard

2025-08-0104:47

Cette semaine, tous les regards étaient tournés vers la Réserve Fédérale, tandis que l’Europe cédait du terrain à Washington.    🇺🇸 États-Unis Aux États-Unis, la Fed a maintenu ses taux inchangés entre 4,25% et 4,50%, pour la cinquième fois consécutive. Elle justifie ce statu quo par une inflation élevée et un marché du travail solide. En comparaison, la BCE a déjà entamé un assouplissement de sa politique monétaire, et le taux directeur américain est plus élevé que celui de la plupart des grandes banques centrales. À cela s’ajoutent les incertitudes liées aux droits de douane, poussant la Fed à conserver une approche prudente.   Côté macroéconomique, après un premier trimestre difficile, le PIB américain au second trimestre a connu une croissance significative. Parallèlement, les rapports ADP et NFP indiquent une progression des créations d’emplois, même si le NFP ressort en dessous du consensus. En revanche, l’indice PCE Core annuel montre une accélération de l’inflation en juin, dépassant les attentes des analystes. Dans ce contexte, la reprise de la croissance et la solidité de l’emploi renforcent les attentes d’un assouplissement en septembre, mais la hausse des prix pourrait compliquer la décision de la Fed.   Par ailleurs, les finances publiques des États-Unis se détériorent à un rythme préoccupant. D’après les projections, la dette publique pourrait atteindre 169% du produit intérieur brut d’ici 2055. Ce niveau est déjà élevé, mais ce qui inquiète surtout, c’est le poids des intérêts qui pourrait passer de 2,10% à 5,40% du PIB sur la même période.    🇪🇺 Europe  De l’autre côté de l’Atlantique, l’accord commercial entre l’Union européenne et les États-Unis s’est conclu par une victoire écrasante pour Washington. Sous la pression, l’UE accepte de tripler les droits de douane, passant de 4,80% en début d’année à 15%. Elle s’engage aussi à augmenter ses importations d’énergie, ses investissements et ses achats d’armement, pour un total de plusieurs centaines de milliards de dollars. Pour l’instant, la faiblesse du dollar face à l’euro permet de compenser en partie l’impact des tarifs douaniers. Mais à plus long terme, cet accord pourrait freiner les exportations et ralentir la croissance.   Sur le plan macroéconomique, l’Europe est à l’arrêt, que ce soit au niveau du PIB, de l’inflation ou de l’emploi. Malgré les baisses des taux d’intérêt et le plan de relance allemand, l’activité peine à repartir. Cette situation fragile pourrait pousser la BCE à accélérer l’assouplissement de sa politique monétaire pour soutenir la croissance.    🇨🇳🇯🇵 Asie  Du côté asiatique, la Banque centrale du Japon a décidé de maintenir ses taux d'intérêt à 0,50%, comme prévu. Cette décision intervient alors que le Japon fait face à une croissance faible, une inflation persistante et des incertitudes sur les effets des tarifs douaniers. Du côté de Pékin, les négociations avec Washington se poursuivent et n’ont pas encore abouti à un accord concret. En effet, les deux camps ont discuté de la possibilité de prolonger la trêve tarifaire au-delà du premier août, mais aucune décision n’a été prise pour le moment. Dans ce contexte, la signature d’un accord pourrait redonner un nouveau souffle à l’économie chinoise, confrontée à une croissance en berne.    🛢️ Matières premières    Le président américain intensifie la pression sur le Kremlin en menaçant d’imposer des sanctions sur le pétrole russe afin d’accélérer la fin du conflit en Ukraine. Si la guerre économique semble lui avoir réussi, la paix en Ukraine, promise dès le début de son mandat, tarde à se concrétiser.   Par ailleurs, depuis que la Maison Blanche a annoncé la surtaxe de 50% sur le cuivre, son prix à New York dépasse de 26% celui de Londres. Cette situation entraînera une hausse des coûts pour les industriels américains, qui la répercuteront sur les prix finaux, alimentant l’inflation.   ---- Un podcast Widoowin Cross Asset Solutions - rédigé par Eloi Buffeteau et Quentin Di Dia 
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