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Author: Widoowin Cross Asset Solutions

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Bienvenue dans "What DAF’ck”, le rendez-vous hebdo pour celles et ceux qui veulent comprendre ce qui secoue l’économie mondiale et agite les marchés financiers.

Animé par l’équipe de Widoowin Cross Asset Solutions, ce podcast économique vous livre chaque vendredi une lecture claire, aiguisée et sans détour de l’actualité :
🇺🇸 États-Unis, 🇪🇺 Europe, 🇨🇳 Asie, taux d’intérêt, inflation, matières premières, géopolitique.

Chaque vendredi, nous vous résumons l’actualité économique et financière mondiale. 

📊 Ici, des faits, de l’analyse, du contexte. Le tout en moins de 5 minutes, pour prendre de la hauteur et anticiper ce qui vient.

Que vous soyez en train de conduire, de faire votre jogging ou sur votre lieu de travail, "What DAF’ck” vous accompagne partout grâce à son format podcast. 

🎧 Disponible sur Spotify, Apple Podcasts, Deezer, et toutes les plateformes.

À écouter n’importe où : en voiture, au bureau, en marchant. 

💼 Pensé pour les DAF, RAF, trésoriers, investisseurs et tous ceux qui veulent comprendre avant les autres.
What DAF’ck, c’est l’économie mondiale, chaque semaine, sans filtre.

Un podcast imaginé, produit et réalisé par l’équipe Widoowin Cross Asset Solutions.

137 Episodes
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Cette semaine, l’escalade du conflit cette semaine ravive les craintes inflationnistes et a poussé le G7 à se réunir en urgence pour envisager une libération de ses réserves stratégiques.  🇺🇸 États-Unis Aux États-Unis, le rapport NFP de février crée la surprise avec la destruction de 92 000 emplois et un taux de chômage qui grimpe à 4,40%. Selon le Bureau of Labor Statistics, Cette dégradation est en partie liée à une grève dans le secteur de la santé. Dans ce contexte, la pression sur la Fed pour baisser ses taux pourrait s'intensifier, d'autant que l'institution avait déjà amorcé un assouplissement monétaire en fin d'année dernière.En parallèle, les prix du pétrole ont bondi de plus de 50% depuis le 1er janvier, alimenté par le conflit en Iran, ravivant les pressions inflationnistes. Pour rappel, l'indice des prix à la consommation aux États-Unis dépasse déjà la cible des 2,00% fixée par la Réserve Fédérale. L'institution pourrait donc se retrouver une nouvelle fois prise en étau entre uneinflation persistante et un marché du travail sous tension.  🇪🇺 Europe De l’autre côté de l’Atlantique, la flambée des prix de l'énergie a directement alimenté les anticipations d'inflation en zone euro, poussant les taux souverains à la hausse sur l'ensemble de la zone. Si les tensions sur les prix à la consommation se confirment dans les prochains mois, la BCE pourrait être amenée adopter une orientation plus restrictive.Par ailleurs, les dirigeants du G7 se sont réunis en France pour évaluer les risques du conflit en Iran et de ses conséquences sur l'économie mondiale et sur l'inflation. Les discussions ont notamment porté sur une possible coordination entre pays membres pour libérer entre 300 et 400 millions de barils de leurs réserves stratégiques, via l'Agence internationale de l'énergie, afin de contenir les prix du pétrole. Une telle mesure pourrait limiter les pressions inflationnistes à court terme, mais son efficacité dépendra surtout de la durée du conflit et de l’évolution de la situation géopolitique.Du côté de l'Allemagne, les données de janvier confirment une dégradation de l'activité industrielle, avec une chute des commandes plus importante que prévue et une baisse inattendue de la production. Les plans de relance engagés en 2025 n'ont pas produit les effets escomptés, et le gouvernement allemand devra vraisemblablement envisager de nouvelles mesures pour redresser la trajectoire de son économie.  🇨🇳🇯🇵 AsieEn Chine, l’IPC ou indice des prix à la consommation progresse de 1,30% en février, atteignant son plus haut niveau en près de trois ans. Cette hausse, supérieure au seuil symbolique de 1,00%, constitue un signal fort de reprise de la consommation intérieure, attestant de l’efficacité des politiques gouvernementales de soutien à la demande portent leurs fruits. Dans un contexte de prolongement du conflit, la Chine devra rester vigilante face au risque d'une accélération trop rapide de l'inflation, notamment en raison de sa forte dépendance au pétrole iranien. 🛢️ Matières premières Du côté des matières premières, la guerre au Moyen-Orient provoque la plus grave perturbation de l'approvisionnement jamais enregistrée sur le marché mondial du pétrole d’après l’Agence Internationale de l’Energie. En début de semaine le baril de pétrole a frôlé les 120 dollars soit +50% en l’espace de 2 jours, porté par le blocage du détroit d'Ormuz. Les prix ont ensuite reculé, soutenus par les déclarations de Trump laissant entrevoir une fin prochaine du conflit au Moyen-Orient, ainsi que par la possible libération de réserves stratégiques. Néanmoins, cette accalmie n'aura été que de courte durée. Les tensions entre Washington et Téhéran sont remontées d'un cran après que l'Iran a posé des mines dans le détroit d'Ormuz. Dans cette situation, Washington pourrait durcir sa posture et riposter avec une plus forte intensité. 
Cette semaine, après l’entrée en guerre entre les États-Unis et l’Iran, l’un des points de passage les plus critiques du commerce énergétique mondial se retrouve paralysé. Près de 20% du pétrole mondial est désormais pris en otage et le risque d’un nouveau choc inflationniste refait surface.  🇺🇸 États-Unis  Aux États-Unis, les tensions avec l’Iran ont franchi un nouveau cap après les frappes menées par Washington et Israël contre plusieurs installations liées au programme nucléaire iranien. Depuis, les échanges de tirs se multiplient dans le golfe, faisant craindre un retour de l’inflation. Cette situation pourrait inciter la Réserve fédérale à marquer une pause dans sa politique monétaire accommodante, au risque de peser davantage sur la croissance américaine. Du côté macroéconomique, le rapport ADP montre que le marché du travail reste solide avec 63 000 emplois créés dans le secteur privé, au-dessus des 50 000 attendus. Dans le même temps, le Beige Book de la Réserve fédérale souligne l’incertitude qui entoure les dépenses et la confiance des ménages, en particulier chez les foyers à faibles revenus, malgré une légère progression de la consommation. Cette divergence met en évidence une économie à deux vitesses et constitue un élément supplémentaire en faveur d’une pause sur les taux de la Fed.   🇪🇺 Europe De l’autre côté de l’Atlantique, l’Union européenne appelle à la désescalade afin de préserver la stabilité régionale et les routes commerciales dans le golfe. Depuis la guerre en Ukraine, l’Europe a fortement réduit sa dépendance au gaz russe et s’approvisionne davantage en Gaz Naturel Liquéfié transporté par voie maritime. Dans ce contexte, une extension du conflit pourrait perturber l’approvisionnement, alimenter davantage l’inflation et fragiliser une économie européenne déjà sous pression. Cette menace sur les prix de l'énergie intervient alors que l'indice des prix en zone euro accélère à 1,90% en février, contre 1,70% en janvier.  Dans son dernier compte rendu de politique monétaire, la BCE souligne la solidité de l’économie européenne, qui résiste mieux qu’attendu aux tensions commerciales et géopolitiques. Face à ce contexte marqué par de fortes incertitudes, l’institution estime que les taux directeurs devraient rester inchangés en 2026 et possiblement en 2027.    🇨🇳🇯🇵 AsieEn Chine, le positionnement face au conflit est également orienté vers la désescalade. D’un point de vue économique, Pékin a des intérêts énergétiques importants avec l'Iran, représentant à elle seule 80% de ses exportations de pétrole. Pour rappel, la Chine est, de loin, le premier importateur de pétrole de la planète, et une prolongation des tensions pourrait perturber son approvisionnement et fragiliser son économie. Par ailleurs, cette situation profite aux États-Unis, qui voient leur principal rival économique affaibli dans un contexte de rivalité commerciale.   🛢️ Matières premières  Côté matières premières, les tensions montent dans un contexte géopolitique marqué par la guerre au Moyen-Orient. Depuis la fermeture du détroit d’Ormuz, plusieurs pays déploient des moyens militaires pour sécuriser les routes maritimes et défendre leurs intérêts énergétiques. Plusieurs pétroliers ont été attaqués ou immobilisés et des centaines de navires restent en attente. Les marchés anticipent désormais un risque de pénurie, ce qui soutient la hausse des prix de l’énergie et accentue la volatilité, malgré la hausse de production de l’OPEP+.
💣 Atomix & Obelix

💣 Atomix & Obelix

2026-02-2704:44

Cette semaine, Nvidia explose tous les compteurs et tire les marchés vers le haut pendant que les tensions entre les États-Unis et l’Iran montent d’un cran autour du programme nucléaire iranien.  🇺🇸 États-Unis Aux États-Unis, la Cour suprême américaine a invalidé, par six voix contre trois, les droits de douane imposés par le Président américain, estimant qu’il a outrepassé ses pouvoirs constitutionnels. En réponse, la Maison Blanche s’est appuyée sur un autre fondement juridique pour imposer un tarif temporaire sur toutes les importations. Cette nouvelle incertitude replonge le commerce mondial dans le brouillard et pourrait ralentir une économie déjà fragilisée, alors que le PIB a progressé de seulement 1,40% au quatrième trimestre 2025 en rythme annualisé, pénalisé notamment par le shutdown.Par ailleurs, lors de son discours sur l’état de l’Union devant le Congrès, Donald Trump s’est félicité de la solidité de l’économie et du recul de l’inflation. Pourtant, les dernières données montrent une dynamique des prix plus persistante, avec un PCE en accélération à 2,90%, toujours au-dessus de la cible de 2,00%. Face à cette situation et conformément aux minutes de la réserve fédérale, l’institution adopte un ton prudent et devrait marquer une pause dans sa politique monétaire accommodante. Nvidia, plus grande capitalisation boursière mondiale, et véritable thermomètre du secteur de l’intelligence artificielle, dépasse une nouvelle fois les attentes en publiant un chiffre d’affaires colossal de 215 milliards de dollars sur 2025. Dans un contexte marqué par des interrogations autour de la pérennité et la rentabilité de l'intelligence artificielle, le géant américain réaffirme son statut de leader et rassure les investisseurs. La tendance pourrait se prolonger dans les prochains mois, portée par les investissements massifs des autres géants comme Alphabet, Meta, Amazon et Microsoft.  🇪🇺 Europe Du côté européen, Christine Lagarde, récemment distinguée par le prix Paul Volcker, a profité de son discours pour rendre hommage à l’ancien président de la Réserve fédérale et remettre au centre du débat la question de l’indépendance des banques centrales. Pour rappel, Volcker avait accepté une forte pression politique afin de préserver la crédibilité de la Fed et de lutter contre l’inflation dans les années 80. La présidente de l’institution n’a pas manqué de faire le rapprochement avec la période actuelle, marquée par les tensions entre Donald Trump et Jerome Powell autour de la trajectoire des taux. Si les banques centrales venaient à dépendre du pouvoir politique, des décisions orientées vers le financement de la dette et le soutien de l’activité pourraient alors se faire au détriment de la stabilité des prix.En France, le rendement des obligations d'État françaises à 10 ans est tombé sous la barre des 3,30%, son niveau le plus bas depuis août dernier. Les tensions autour de la politique commerciale américaine pourraient prolonger ce mouvement en renforçant la demande pour les actifs moins risqués, notamment les obligations d’État. Cette explosion de la demande ferait donc mécaniquement baisser les rendements. De l’autre côté de la Manche, la Banque d'Angleterre est partagée entre lutter contre la hausse des prix ou soutenir une croissance en perte de vitesse. Son gouverneur Andrew Bailey n’exclut pas une baisse des taux dès mars, signe que le soutien à l’économie pourrait devenir prioritaire. Parallèlement, en zone euro, l’inflation ressort à 1,70%, un niveau maîtrisé offrant à la banque centrale une marge de manœuvre pour conserver une posture prudente et se concentrer davantage sur la croissance.    🇨🇳🇯🇵 AsieAprès les célébrations du Nouvel An chinois, la Banque populaire de Chine a décidé de maintenir le taux préférentiel des prêts à un an à 3,00% pour la neuvième fois consécutive. Face à un marché immobilier toujours en crise et un marché de l'emploi atone, les consommateurs réduisent leurs dépenses. Si les festivités ont soutenu temporairement la consommation, le gouvernement devra redoubler d’efforts pour soutenir durablement la demande intérieure.Au Japon, l’inflation sous-jacente annuelle a atteint en janvier son plus bas niveau depuis deux ans, s'alignant sur l'objectif de 2,00% fixé par la banque centrale. Cette situation permet à la Banque du Japon de marquer une pause après une période d’inflation persistante.   🛢️ Matières premières Cette semaine, les États-Unis ont renforcé leur présence militaire au Moyen-Orient, avec la plus grande mobilisation dans la région depuis 2003. Dans le même temps, Washington accuse l’Iran de développer des missiles capables de menacer l’Europe, les bases américaines et potentiellement directement les États-Unis. Le président américain dit préférer la diplomatie, mais il a clairement laissé entendre qu’une action militaire pourrait suivre si aucun accord n’est trouvé. Ces dernières semaines, la montée des tensions a fait grimper le prix du baril de pétrole, et cette dynamique devrait se poursuivre si un conflit venait à éclater.
Cette semaine, les chiffres de l'emploi américain déjouent les anticipations, alors que le chômage au Royaume-Uni a atteint des sommets. En parallèle, le Japon profite d'une bonne dynamique économique et le pétrole subit les tensions géopolitiques.  🇺🇸 États-Unis Les États-Unis subissent une stagnation des ventes au détail au mois de décembre, qui s’explique par l’anticipation du Black Friday par les consommateurs. En revanche, le rapport sur l’emploi a largement déjoué le consensus en affichant 130 000 créations de postes en janvier, contre seulement 65 000 attendues, ramenant ainsi le taux de chômage à +4,30%. Ainsi, cette robustesse du marché de l'emploi pourrait favoriser un rebond de la consommation et garantir le maintien de la croissance économique au premier trimestre.En parallèle, l’indice des prix à la consommation n'a progressé que de +0,17% sur le mois, un rythme de progression nettement inférieur au consensus de +0,30%. Pourtant, janvier est traditionnellement le mois qui connaît les plus fortes hausses de prix. Par conséquent, ces chiffres pourraient confirmer que le pic inflationniste est définitivement franchi, et ainsi favoriser un assouplissement monétaire de la FED.Alphabet, la maison mère de Google, a réalisé une émission obligataire historique d'une maturité de 100 ans, versant un coupon annuel de +6,125%. Ce « Century Bond » témoigne de la volonté du géant de la Silicon Valley de verrouiller des liquidités sur le très long terme pour financer ses infrastructures d'intelligence artificielle et ses investissements énergétiques.  🇪🇺 Europe Côté européen, la réunion de l’Eurogroupe dans le cadre du budget 2027 a mis l’accent sur trois points : le renforcement du rôle international de l’euro, la coordination des États membres face aux déséquilibres mondiaux et l’adoption des grandes orientations budgétaires européennes. Enfin, alors que le PIB de la zone euro a progressé, en ligne avec les attentes au quatrième trimestre 2025 à +0,30%, les ministres ont affiché leur volonté de soutenir des politiques pro croissance. Dans l’objectif d’accroître la résilience financière de l’UE, au vu du contexte géopolitique et économique toujours plus tendu.En France, l’inflation en rythme annuel a légèrement ralenti en janvier, s’établissant à +0,30% conformément aux attentes du marché. Ce niveau, très inférieur à la cible des +2,00%, fait peser un risque déflationniste dans l’hexagone. La BCE sera une fois de plus, confrontée à des pressions dovish (en faveur d'une baisse de taux) alors que les contrastes inflationnistes s'accentuent entre les pays européens.Au Royaume-Uni, le marché du travail se détériore nettement. Le taux de chômage atteint son plus haut niveau depuis plus de dix ans hors pandémie, tandis que la progression des salaires ralentit à nouveau. En parallèle, l’inflation recule à son plus bas niveau depuis mars 2025 à +3,00%, réduisant la pression sur les prix.Ce double signal, alliant affaiblissement de l’emploi et décélération de l’inflation, renforce les anticipations d’une baisse de taux de la Banque d’Angleterre dès le mois de mars, afin de soutenir une économie en perte de vitesse.   🇨🇳🇯🇵 Asie Au Japon, l'économie se montre résiliente malgré un PIB, ressorti à +0,10% au quatrième trimestre 2025. En effet, la consommation des ménages a progressé de +1,30% sur un an, malgré l’impact de l'inflation sur le pouvoir d'achat. L'investissement privé suit cette même dynamique avec +1,70% en rythme annuel. La confiance envers le gouvernement Takaichi pourrait se renforcer, alors que la première ministre annonce vouloir gouverner sans être pris en étau par la dette.Ces signaux encourageants ont permis au Yen de s’apprécier face au dollar, tandis que le Nikkei 225 fait cavalier seul et surperforme les indices mondiaux, avec une hausse de +7,00% sur le mois. De plus, les rendements des obligations d'État japonaises à long terme ont baissé, signalant un apaisement notable du marché obligataire à court terme. C'est un signal rassurant pour les acteurs de marché qui craignaient une fin anticipée du carry trade.  🛢️ Matières premières Côté matières premières, le marché du pétrole fait face à un paradoxe depuis le début de l’année : une offre globale excédentaire, ainsi que des prix en hausse. En effet, le Brent affiche +16% depuis le 1er janvier. Cette tension s’explique par une offre réelle disponible plus restreinte, avec une part croissante des barils russes et iraniens exclus du marché pour de nombreux acheteurs. Les discussions récentes entre les États-Unis et l’Iran à Genève renforcent ces tensions, et accentuent les stocks de barils sous sanctions restant en mer, en attente d’acheteurs.
Cette semaine, l’emploi américain reprend des couleurs, tandis que la montée des tensions autour du détroit d’Ormuz maintient une prime de risque sur le marché de l’énergie.  🇺🇸 États-Unis Aux États-Unis, le marché du travail a surpris positivement en janvier avec des créations d’emplois nettement supérieures aux attentes et un taux de chômage en recul à 4,30%. Ces chiffres, salués par Donald Trump, confirment la résilience de l’économie américaine et pourraient permettre à la Fed de se concentrer sur la lutte contre une inflation toujours au-dessus de sa cible.Le Dow Jones inscrit un record historique à 50 000 points, tandis que la tech marque une pause après une longue phase de surperformance. La rotation vers des secteurs plus défensifs, comme l’industrie, suggère un apaisement de l’appétit pour le risque.   🇪🇺 Europe En Europe, la présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, a de nouveau appelé les dirigeants de l’Union européenne à prendre des mesures pour renforcer la souveraineté européenne face à une politique commerciale américaine imprévisible et à la hausse des importations chinoises. L’objectif est de tirer parti d’un environnement macroéconomique favorable afin de soutenir la croissance.En France, le taux de chômage atteint 7,90%, son plus haut niveau depuis 2021, nettement au-dessus des attentes. Cette dégradation du marché du travail pèse sur la consommation et freine la production. Cette situation pourrait donc fragiliser l’économie française au cours des prochains mois.Au Royaume-Uni, la croissance reste fragile avec un PIB en hausse de seulement 0,10% au quatrième trimestre 2025, après un contexte marqué par les menaces de droits de douane américains. Sur l’ensemble de l’année, l’activité progresse de 1,30%, mais l’inflation persistante pourrait conduire la banque centrale à adopter une politique monétaire plus restrictive. Dans ce contexte, l’institution a revu ses perspectives de croissance à la baisse, à 0,90% pour 2026.   🇨🇳🇯🇵 Asie En Chine, la pression déflationniste s’installe dans la durée, avec des prix à la production négatifs depuis novembre 2022 et une inflation qui ralentit nettement. Cette dynamique reflète une demande intérieure toujours fragile et érode progressivement les marges des entreprises. Dans ce contexte, Pékin pourrait être amené à accentuer ses mesures de relance et à adopter une politique monétaire plus accommodante pour éviter un essoufflement durable de la croissance.  🛢️ Matières premières Du côté des matières premières, les cours du pétrole sont orientés à la hausse, soutenus par l’aggravation de la crise politique en Iran. Les mouvements de contestation perturbent une partie des infrastructures, tandis que la montée des tensions avec les États-Unis ravive les inquiétudes autour du détroit d’Ormuz, un axe stratégique pour l’approvisionnement mondial en pétrole.En parallèle, la première cryptomonnaie peine à retrouver des couleurs après une valeur divisée par deux depuis le début de l'année. Ce sont près de 400 milliards de capitalisation envolés en l'espace d'un mois. Dans un contexte de forte volatilité, les acteurs de marché opèrent un rebalancement stratégique des valeurs refuges.
Cette semaine, l’indépendance historique de la Réserve fédérale est mise à l’épreuve, tandis que l’Europe maintient le statu quo monétaire.  🇺🇸 États-Unis Aux États-Unis, le président américain a nommé l'ancien gouverneur de la Fed, Kevin Warsh, à la tête de la banque centrale. Pour rappel, la Réserve fédérale est l'une des institutions économiques les plus influentes au monde, chargée de lutter contre l'inflation aux États-Unis tout en soutenant un niveau d'emploi maximal. La Fed est également le principal régulateur bancaire du pays. Ce choix est susceptible d'entraîner de profonds changements, et souligne le risque d'une ingérence croissante de la Maison Blanche  sur le futur de la politique monétaire, Kevin Warsh étant plutôt adepte d'une position dovish sur les taux.L'activité manufacturière américaine surprend positivement en renouant avec la croissance en janvier. L'indice PMI manufacturier de l'ISM repasse en zone d’expansion en janvier, au-delà des attentes du marché, à un niveau inédit depuis août 2022. Toutefois, cette amélioration reste fragile, les droits de douane à l’importation pesant sur les coûts des matières premières et perturbant les chaînes d’approvisionnement.Parallèlement, le rapport Jolts sur l’emploi fait état d’une baisse significative des nouvelles offres d’emplois en décembre, en dessous des attentes du marché, démontrant un marché du travail toujours en difficulté. Malgré une activité solide dans les services et l’industrie, les entreprises restent prudentes et privilégient les gains de productivité face aux incertitudes économiques et commerciales.  🇪🇺 Europe En Europe, la BCE a décidé de maintenir ses taux directeurs inchangés. En effet, l’inflation européenne reste partagée entre une inflation headline, tout inclus, sous la cible avec +1,70% alors que la partie core, qui exclue énergie et alimentation, reste supérieure à +2,00%. Christine Lagarde a rappelé que ces chiffres sont conformes aux anticipations. La croissance plus robuste que prévu au quatrième trimestre avec +1,30% rassure le vieux continent. Néanmoins, la prochaine réunion de la BCE devra faire un choix entre privilégier la France avec une inflation très faible, ou bien l'Allemagne qui bénéficierait davantage d'une baisse des taux que sa voisine d'outre-Rhin.De l’autre côté de la Manche, la Banque d’Angleterre a également maintenu ses taux directeurs à leurs niveaux actuels. La bonne tenue du marché de l’emploi, avec un taux de chômage en très légère baisse sur le continent, a justifié cette position attentiste. Après une période marquée par des incertitudes sur la trajectoire des prix, cette normalisation de l’inflation pourrait permettre une politique monétaire plus lisible pour les mois à venir.   🇨🇳🇯🇵 Asie Côté chinois, le yuan poursuit sa baisse face à l’euro, en recul de près de 22% depuis 2022, offrant un avantage concurrentiel majeur aux exportations chinoises. Pékin poursuit deux objectifs contradictoires : faire de sa devise un concurrent du dollar, tout en maintenant un contrôle strict des changes. De leur côté, les États-Unis dénoncent une forme de dumping monétaire et appellent à une appréciation plus rapide et ordonnée du yuan.  🛢️ Matières premières Côté matières premières, l’Opep+ a décidé de maintenir sa production de pétrole inchangée en mars, maintenant une offre abondante sur le marché. Les prix du baril reculent également après les déclarations de Donald Trump évoquant des négociations avec l’Iran, réduisant ainsi les craintes d’une fermeture du détroit d’Ormuz. Par ailleurs, les métaux précieux ont subi une forte correction, notamment l’or après la nomination de Kevin Warsh, qui laisse présager une appréciation du dollar à moyen terme.
Cette semaine, la Réserve fédérale temporise, tandis que l’or enchaîne les records sur fond de tensions géopolitiques et d’incertitudes économiques.  🇺🇸 États-Unis Aux États-Unis, la Réserve fédérale a maintenu ses taux directeurs entre 3,50% et 3,75%, après trois baisses consécutives fin 2025. Dans son communiqué, l’institution estime que la croissance est suffisamment robuste, suggérant que l’économie n’a pas besoin de soutien supplémentaire. Cette décision devrait freiner la pression baissière sur le dollar mais pourrait aussi raviver les tensions entre l’institution et la Maison Blanche.En parallèle, la confiance des consommateurs recule en janvier et atteint son niveau le plus bas depuis plus de dix ans, principalement sous l’effet de la baisse du pouvoir d'achat. Cette baisse intervient dans un contexte marqué par la fin des subventions liées au programme Obamacare en décembre, qui a entraîné une hausse des primes d’assurance santé pour des millions d’américains. Si la pression sur le coût de la vie se maintient, elle pourrait peser dans les décisions de la Réserve fédérale en faveur d’une politique monétaire plus accommodante.   🇪🇺 Europe De l’autre côté de l’Atlantique, la France a survécu à un vote de censure sur sa loi de finances 2026, ce qui contribue à stabiliser le cadre budgétaire. Cette situation a entraîné un apaisement sur les marchés obligataires, avec un resserrement du spread franco-allemand à son plus bas niveau depuis la dissolution de 2024, une dynamique qui pourrait se prolonger.Du côté de l’Allemagne, les perspectives économiques sont revues à la baisse, avec une croissance désormais attendue à 1,00% cette année contre 1,30% précédemment. Pour rappel, un fonds spécial de 500 milliards d’euros a été lancé en 2025 pour soutenir l’économie, mais seulement 24 milliards ont été déployés jusqu’à présent. La lenteur de sa mise en place limite son effet sur l’activité et ne suffira pas, à lui seul, à soutenir durablement la croissance. Par ailleurs, l’Allemagne plaide pour une Europe à deux vitesses afin de faciliter les décisions et d’accélérer la mise en œuvre de politiques économiques communes. Un noyau dur des principales économies avancerait ensemble pour servir de moteur à l’Europe. Si cette dynamique fonctionne, elle pourrait renforcer la compétitivité européenne et réduire la dépendance face aux États-Unis et à la Chine.   🇨🇳🇯🇵 Asie Au Japon, malgré une l’inflation qui a ralenti en décembre, les prix à la consommation restent au-dessus de la cible de 2,00% depuis près de 4 ans. La faiblesse du yen, les pénuries de main-d’œuvre et des hausses des coûts de production renforcent les pressions inflationnistes, ce qui devrait pousser la Banque du Japon à poursuivre son resserrement monétaire cette année.En parallèle, le gouvernement annonce des aides sur l’énergie, des baisses d’impôts et de nouvelles dépenses budgétaires afin de soutenir une consommation des ménages jugée trop faible. Néanmoins, ces mesures suscitent des interrogations, l’État japonais croule sous la dette et devra accroître ses emprunts dans un environnement de taux élevés.  🛢️ Matières premières Par ailleurs, l’or atteint des niveaux historiques et dépasse désormais les 5200 dollars l’once, porté par les tensions géopolitiques, les achats massifs des banques centrales ainsi que par la dépréciation du dollar. Si les tensions persistent, les cours des métaux précieux pourraient continuer à en bénéficier.Du côté du pétrole, malgré une offre abondante, les prix progressent après les menaces de Donald Trump d’une possible intervention militaire en Iran qui pourrait perturber l'approvisionnement mondial. Cette escalade fait craindre une fermeture du détroit d'Ormuz, passage stratégique par lequel transite plus de 20% du pétrole échangé dans le monde.
Cette semaine, entre tensions géopolitiques persistantes et politiques monétaires à l’arrêt, les marchés naviguent à vue, partagés entre prudence et attente de nouveaux signaux macroéconomiques.   🇺🇸 États-Unis Aux États-Unis, l'indice PCE Core est conforme au consensus à +2,90%, encore loin de la cible des +2,00% d'inflation, tandis que les tensions sur l'emploi persistent. Dans ce contexte, selon l’outil FedWatch du CME, la probabilité d’un statu quo de la Réserve fédérale le 26 janvier atteint 95%. Ce statu quo, qui ne satisfait pas les « dovish » avec Donald Trump à leur tête, pourrait ranimer les craintes autour de l'indépendance de la FED. En effet, les tensions subsistent avec Jerome Powell alors que le limogeage d’un ancien membre du conseil des gouverneurs de la FED est remis en cause en audience cette semaine.  Sur le front géopolitique, les revirements de Donald Trump inquiètent. En effet, l’instauration puis l’annulation répétée de droits de douane illustrent une stratégie de pression de plus en plus assumée des États-Unis, alors que la question du Groenland revient au centre des discussions et alimente les tensions. Cette imprévisibilité, couplée à une violence verbale du président, isole Washington sur la scène internationale. En effet, au sommet de Davos qui se tient actuellement, la fragilité de l'alliance transatlantique n'a jamais été aussi marquée. Les États-Unis y apparaissent isolés face à une Europe exaspérée, qui pourrait souhaiter se détacher de son allié américain. Les réactions ne se font pas attendre, des fonds de pension suédois et danois commencent à vendre massivement les bons du trésor américain. Par conséquent, si le reste de l’Europe suit le pas, le continent pourrait disposer d’un levier de déstabilisation majeur, étant le premier créancier des États-Unis et donc un acteur clé de l’équilibre financier du pays de l’Oncle Sam.   🇪🇺 Europe Côté européen, l’inflation de décembre ralentit à +1,90% sur un an. Un signal encourageant pour la BCE, malgré les perspectives incertaines face aux différends avec les États-Unis. La présidente de la Banque centrale se montre confiante quant à la politique monétaire actuelle et entrevoit des perspectives de croissance à la hausse pour l’année 2026. Au Royaume-Uni, le contexte économique se détériore. La croissance du PIB reste fragile dans un environnement international tendu, tandis que le taux de chômage de novembre se maintient à +5,10%, son plus haut niveau depuis cinq ans. Dans le même temps, l’inflation repart légèrement à la hausse, à +3,40% en décembre après +3,20% en novembre, un chiffre supérieur aux attentes et éloigné de l’objectif de +2,00% de la Banque d’Angleterre. Il s’agit de la première accélération des prix depuis cinq mois, accentuant la pression sur la BOE.Pour la Banque d’Angleterre, l’équation se complique. La remontée de l’inflation réduit la marge de manœuvre monétaire, après une baisse de taux décidée en décembre, qui n’avait pas fait l’unanimité. Dans ce contexte, les marchés privilégient désormais un statu quo lors de la prochaine réunion du 5 février.   🇨🇳🇯🇵 Asie En Asie, la banque populaire de Chine, maintient ses taux directeurs inchangés pour le 8ème mois consécutif. Pour rappel, le gouvernement a mis en place plusieurs plans d'aide à la consommation depuis la fin d’année dernière. Si la demande intérieure ne s’améliorait toujours pas, l'institution pourrait être amenée à adopter une politique monétaire plus accommodante.En parallèle, la croissance du PIB en 2025 atteint +4,40% ce qui inférieur aux attentes, mais néanmoins considérable. Si la Chine garde son statut d'usine du monde, ses exports pourront lui permettre de préserver une forte croissance sans demande intérieure, surtout depuis que le pays se spécialise dans les secteurs de hautes technologies. Au Japon, la Banque Centrale a maintenu le statu quo comme le prévoyaient les marchés. Elle est aujourd’hui prise en étau puisque relever les taux ferait mécaniquement exploser le coût de la dette publique déjà proche de 260% du PIB, et accélérerait la contraction de la croissance. À l’inverse, baisser les taux relancerait une inflation non maîtrisée. Par conséquent, le Japon pourrait rester bloqué dans cette situation qui érode le pouvoir d'achat des ménages.   🛢️ Matières premières Côté matières premières, l’or inscrit de nouveaux records, portés par les tensions géopolitiques autour du Groenland et les menaces tarifaires américaines, reflet d’un positionnement toujours prudent des investisseurs. À l’inverse, le pétrole recule, l’Agence internationale de l’énergie anticipant une surproduction mondiale au premier trimestre, un facteur qui devrait maintenir les prix du baril sous pression. 
Cette semaine, les marchés ont été dominés par la montée des tensions géopolitiques, alors que les États-Unis réendossent leur rôle de gendarmes du monde.  🇺🇸 États-Unis Aux États-Unis, les créations d’emplois ralentissent nettement avec seulement 50 000 postes créés, bien en dessous des 73 000 attendus. Ce ralentissement est partiellement compensé par une baisse du taux de chômage, en recul de 0,10% en décembre. La dynamique des prix semble se stabiliser, avec une inflation sous-jacente en baisse et un indice des prix à la consommation stable au mois de décembre. Dans ce contexte, et conformément au Beige Book, l’ensemble de ces éléments pourrait inciter la Réserve fédérale américaine à maintenir une politique monétaire accommodante ces prochains mois.Par ailleurs, la menace d'une poursuite au pénal de l'administration Trump contre Jerome Powell a relancé les interrogations sur l'indépendance de la banque centrale. Cette initiative a suscité des réactions de plusieurs dirigeants monétaires à travers le monde, dont la Banque centrale européenne et la Bank of England, qui ont exprimé leur soutien à Jerome Powell, dont le mandat s’achève en mai. L’enjeu dépasse largement sa carrière, si la politique monétaire ne dépend plus des données économiques mais de la pression politique, c’est la crédibilité des États-Unis qui est en jeu.  Après le Venezuela, l’administration Trump intensifie désormais sa pression sur le Groenland, devenu un enjeu stratégique majeur. Officiellement, Washington justifie cette posture par la nécessité de préserver la sécurité face à la Russie et à la Chine. En arrière-plan, cette justification dissimule des intérêts économiques liés aux terres rares, aux énergies et à son positionnement clé sur les routes maritimes. Dans cette situation, si les États-Unis continuent de jouer les gendarmes du monde, les relations avec l’Europe pourraient se tendre davantage, au risque de peser sur la stabilité économique.  🇪🇺 Europe  En France, le budget revient sur la table dans un climat politique tendu. Faute de majorité à l’Assemblée, le gouvernement n’arrive pas à faire voter le budget. Les débats sont marqués par des motions de censure et la menace d’un recours au 49.3 pour éviter le blocage. La place parisienne souffre depuis plusieurs mois d'une prime de risque sur le marché obligataire par rapport à ses homologues européens, qui devrait perdurer si la situation ne s’améliore pas.En décembre, l’inflation a légèrement ralenti, s’établissant à 0,80% sur un an, conformément aux attentes du marché. Dans ces conditions de prix de l’énergie orientés à la baisse, la désinflation pourrait se poursuivre au cours des prochains mois.Du côté de l’Allemagne, la production industrielle surprend positivement avec une hausse de 0,80% en novembre, enchaînant trois mois consécutifs de progression, une première depuis 2021. Dans ce contexte, la montée en puissance du secteur de l’armement soutiendra l’activité industrielle et contribuera à la croissance.   🇨🇳🇯🇵 Asie  À Taïwan, TSMC, leader mondial des fonderies de semi-conducteurs, a publié des résultats nettement supérieurs aux attentes, portés par l’engouement autour de l'IA. Pour rappel, la fonderie a une position unique grâce à sa capacité à produire des puces de petites tailles alliant très haute performance et faible consommation énergétique. Le fleuron taïwanais devrait stimuler l'appétit chinois pour récupérer l'île et accélérer sa course à l'IA.En Chine, la pression déflationniste s’installe dans la durée, avec des prix à la production négatifs depuis novembre 2022. Cette faiblesse traduit une demande intérieure toujours fragile et érode progressivement les marges des entreprises. Dans ce contexte, Pékin pourrait être amené à accentuer ses mesures de relance pour éviter un essoufflement durable de la croissance.  🛢️ Matières premières  Au Moyen-Orient, les tensions remontent autour de l’Iran. Donald Trump a évoqué un durcissement des droits de douane et n’a pas exclu une intervention militaire, ravivant le risque d’escalade dans la région. Sur les marchés, ces déclarations renforcent l’incertitude, en particulier sur l’énergie.Du côté du pétrole, les prix reculent alors que le marché anticipe un excès d’offre lié au retour progressif des compagnies pétrolières au Venezuela. Dans cette dynamique, les cours pourraient rester orientés à la baisse ces prochaines semaines.Concernant les métaux précieux, l'or stagne alors que l'argent, à l'inverse, profite de son utilisation massive dans l'industrie électronique, les panneaux solaires et l'armement. Cette forte demande pourrait s'accentuer avec les tensions géopolitiques et l’argent continuerait ainsi de s’apprécier.
🪄 Expecto petroleum

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2026-01-0904:01

Cette semaine, les tensions géopolitiques ravivent des inquiétudes sur la souveraineté des territoires et des ressources naturelles présentes, tandis que les banques centrales restent vigilantes face aux perspectives économiques de cette nouvelle année.  🇺🇸 États-Unis Côté USA, l’enquête de l’ISM montre que l’activité manufacturière s’est contractée en décembre, pour la dixième fois consécutive. Les usines font face à une demande faible et à des coûts en hausse liés en partie aux tarifs douaniers. Parallèlement, le rapport Jolts sur l’emploi montre une baisse significative des nouvelles offres d’emplois en novembre, en dessous des attentes du marché, démontrant un marché du travail toujours en difficulté. Pour rappel, la Réserve Fédérale s’est engagée ces derniers mois dans une politique d’assouplissement monétaire pour soutenir l’emploi et l’activité. Et elle pourrait poursuivre cette orientation si les fragilités du marché du travail, couplées à la détérioration de l’activité industrielle persistent. Néanmoins, le PIB du troisième trimestre est ressorti bien supérieur aux attentes à +4,30%, améliorant ainsi les perspectives économiques pour 2026, notamment les prévisions de croissance revues à la hausse dans la dernière enquête Bloomberg. Malgré un pouvoir d’achat sous pression, l’inflation est désormais mieux maîtrisée, ce qui ouvre la voie à un assouplissement monétaire progressif sans risquer de raviver la hausse des prix.  🇪🇺 Europe Côté européen, l’inflation de décembre ralentit à +2,00% sur un an. Un signal encourageant pour Francfort, alors que la BCE avait relevé ses projections pour 2026 de 1,90 % à 2,20 % en raison d’une inflation des services (loyers, assurances, restauration) plus persistante que prévu. Si ce ralentissement offre une marge de manœuvre à la BCE, les perspectives restent incertaines face aux tensions géopolitiques et aux différends commerciaux mondiaux.Par ailleurs, en 2026, l’Agence France Trésor prévoit d’emprunter 310 milliards d’euros, un niveau record. Depuis 2007, la dette progresse bien plus vite que la richesse produite, tandis que la croissance reste faible, attendue à 0,9 % en 2025 selon la Banque de France. Cette dynamique de croissance pèse sur les recettes fiscales et renforce le recours à l’endettement pour financer les dépenses publiques. La charge des intérêts atteindrait ainsi 74 milliards d’euros en 2026, soit davantage que le budget de la défense.  🇨🇳🇯🇵 Asie En Chine, face à la faiblesse persistante de la demande intérieure, les autorités ont débloqué cette semaine l'équivalent de 7,7 milliards d'euros de subventions pour soutenir la consommation et stabiliser la croissance. Toutefois, cette mesure pourrait s'avérer insuffisante sans être accompagnée de changements structurels qui favorisent la confiance des ménages chinois sur la durée et les incitent à consommer.Au Japon, le rendement obligataire à deux ans a atteint lundi 1,20 %, son plus haut niveau depuis 28 ans.  En parallèle, le rendement de l'obligation 10 ans continue d'augmenter, ce qui alourdit mécaniquement le coût de la dette. Par conséquent, le pays du soleil levant pourrait peiner à financer sa croissance par la dette pour la première fois.  🛢️ Matières premières Côté matières premières, l’or noir vénézuélien, qui constitue les premières réserves mondiales de pétrole, se retrouve au cœur des tensions avec Washington. Si l'instabilité au Venezuela laisse craindre une appréciation des cours, l'abondance de l'offre avec une production en augmentation devrait toutefois contenir cette hausse. Donald Trump, qui ambitionne une baisse des prix de 30 %, maintient sa pression sur le marché mondial en instrumentalisant les réserves de Caracas.
Cette semaine, les banques centrales posent les bases pour l’année 2026, tandis que les fragilités du marché du travail américain persistent.  🇺🇸 États-Unis Aux États-Unis, le marché du travail est toujours sous tension en cette fin d’année, avec un taux de chômage qui s’établit à 4,60%, au-dessus des attentes de la Réserve fédérale. Parallèlement, les chiffres des NFP font état de créations de postes, mais cette dynamique est insuffisante face à la destruction de 105 000 emplois au mois d’octobre. Pour rappel, la Fed s’est engagée ces derniers mois dans une politique d’assouplissement monétaire pour soutenir l’emploi et l’économie. Elle pourrait poursuivre cette orientation si les fragilités du marché du travail persistent.  Par ailleurs, la question de l’indépendance de la Réserve fédérale revient sur le devant de la scène à l’approche de la fin du mandat de Jerome Powell. Les noms de Kevin Warsh et de Kevin Hassett, tous deux proches de Donald Trump, sont régulièrement évoqués. Ils soutiennent une politique monétaire plus accommodante, conformément aux attentes de la Maison-Blanche. Si la Fed venait à dépendre du pouvoir politique, des décisions orientées vers le financement de la dette et le soutien de l’activité pourraient se faire au détriment de la stabilité des prix, avec à terme un risque de perte de crédibilité pour l’institution et pour le dollar.  Du côté de l’inflation, l’indice des prix à la consommation a ralenti à 2,70% en rythme annuel, loin des 3,10% attendus et du niveau de 3,00% observé précédemment. L’inflation est sous contrôle, ce qui laisse à la Fed davantage de marge pour poursuivre sa politique d’assouplissement.   🇪🇺 Europe En Europe, la Banque centrale a décidé de maintenir ses taux directeurs inchangés pour la 5ème fois consécutive. Cette décision intervient dans un contexte où l’inflation en zone euro s’établit à 2,10% au mois de novembre, un niveau proche de la cible de l’institution. Le recul des prix de l’énergie devrait continuer à limiter les pressions inflationnistes dans les prochains mois.  De l’autre côté de la Manche, la Banque d’Angleterre a abaissé ses taux directeurs de 25 points de base, les portant à 3,75%. Le ralentissement de l’inflation à 3,20% a ouvert la voie à un assouplissement monétaire dont l’économie britannique avait besoin. Après une période marquée par une inflation persistante et une économie en perte de vitesse, cette décision pourrait améliorer les perspectives de croissance pour l’année prochaine.   🇨🇳🇯🇵 Asie Du côté du pays du Soleil-Levant, la Banque du Japon a relevé ses taux directeurs de 25 points de base à 0,75%, une première depuis plus de trois décennies. Cette décision vise à contenir la hausse des prix et à ramener durablement l’inflation vers la cible de 2,00%. En revanche, dans un pays proche de la récession et lourdement endetté, ce resserrement monétaire pourrait freiner la croissance, alourdir le coût de la dette et réduire les marges de manœuvre budgétaires pour soutenir l’économie.  🛢️ Matières premières Du côté des matières premières, le prix du baril poursuit sa baisse cette semaine. Les tensions géopolitiques persistantes ne suffisent plus à compenser une offre abondante des principaux producteurs, dans un contexte de demande atone au quatrième trimestre. En revanche, la révision à la baisse de la production américaine attendue pour 2026 par l’EIA pourrait, à terme, modifier l’équilibre du marché. 
Cette semaine, la Réserve fédérale amorce un assouplissement monétaire, mais les tensions persistantes sur les rendements obligataires continuent d’alimenter l’incertitude.  🇺🇸 États-Unis  Aux États-Unis, la Réserve fédérale a abaissé son taux directeur d'un quart de point, le portant à une fourchette de 3,50% à 3,75%, tout en annonçant la reprise des achats d’obligations du Trésor pour soutenir l’économie et le marché du travail. Le dernier rapport JOLTS illustre les tensions encore présentes sur l’emploi, avec des ouvertures de postes en hausse mais des embauches en recul en octobre. Dans le même temps, le PCE ressort à 2,80%, légèrement en dessous des attentes, ce qui confirme que l’inflation est sous contrôle. L’ensemble de ces signaux a conforté la Fed dans sa décision, et les nouvelles projections prévoient deux baisses supplémentaires, une en 2026 et une en 2027.  Par ailleurs, l’incertitude reste forte autour de la dette tandis que le récent shutdown continue de réduire la visibilité en raison du manque de données. Dans ce climat, les rendements obligataires à 10 ans se maintiennent à des niveaux élevés. Néanmoins, les perspectives économiques sont revues à la hausse pour 2026 avec une croissance revue à la hausse et un marché du travail maîtrisé. Même si le pouvoir d’achat s’est détérioré ces derniers mois, l’inflation est désormais suffisamment sous contrôle pour permettre un assouplissement monétaire progressif sans risquer de raviver la hausse des prix. En parallèle, la succession de Jerome Powell revient progressivement sur le devant de la scène, alors que son mandat arrive à son terme en mai prochain. Le président annoncera son choix début 2026, et pour l’instant le favori est Kevin Hassett, conseiller économique de la Maison-Blanche et partisan de nouvelles baisses de taux.   🇪🇺 Europe Sur le vieux continent, la tendance est à l’optimisme suite à la prise de parole de Christine Lagarde pour le Financial Times. La présidente de la BCE se montre confiante quant à la politique monétaire actuelle et devrait donc maintenir le statu quo pour les prochaines réunions. Madame Lagarde entrevoit des perspectives de croissance à la hausse pour l’année 2026. L’économie européenne se montre bien plus robuste qu’attendue face aux tensions commerciales et géopolitiques. En Angleterre, le son de cloche est différent. Le gouverneur Bailey entend réduire le bilan de la BoE qui avait entamé, depuis 2009, une politique de soutien économique via l’achat de dette publique. Cette décision fait écho au resserrement quantitatif voté en septembre et s’inscrit dans une stratégie de réduction de l’exposition au risque de taux.Dans un contexte de fortes tensions sur le marché des rendements obligataires européens, la réunion de l'Eurogroupe et du Conseil des affaires économiques et financières (Ecofin) ce jeudi a pour but d’examiner les politiques de la zone euro. Cet évènement réunit les ministres des finances de chaque État membre afin de mutualiser les objectifs économiques.  🇨🇳🇯🇵 Asie  Au Japon, l’anticipation d’un relèvement des taux en décembre a poussé le rendement obligataire à 10 ans à un sommet inédit depuis dix-huit ans. Le signal est clair, la priorité est de maîtriser une inflation devenue difficile à contenir. Mais cette décision pourrait affaiblir davantage une économie déjà fragilisée, dont le PIB a reculé de 0,60% au troisième trimestre, au risque de pousser le pays vers une récession.Dans la région Asie-Pacifique, les tensions montent alors que la Chine multiplie les démonstrations de force autour de Taïwan. Les manœuvres militaires et les déploiements stratégiques s’intensifient, poussant les pays voisins à renforcer leurs défenses. Cette situation risque d'exacerber l'instabilité et les tensions dans la région en 2026.  🛢️ Matières premières  Côté matières premières, l’argent a atteint un record historique à 62,88 $ en début de semaine. Il se démarque depuis le début de l’année avec une progression de 100%, devant l’or qui affiche 63%. Dans un environnement marqué par les tensions commerciales et géopolitiques, les investisseurs renforcent leur appétit pour ces métaux reconnus comme valeur refuge. De plus, l’argent devenu indispensable grâce à sa forte conductivité, bénéficie d'une forte demande engendrée par la croissance des énergies renouvelables.En parallèle, les prix du pétrole brut reculent sous l’effet d’une offre plus abondante venue de l’OPEP+ et des États-Unis. Cependant, la révision à la baisse de la production américaine prévue pour 2026 par l'EIA pourrait progressivement modifier la dynamique du marché.
Cette semaine, l’économie américaine montre des signes de faiblesse, renforçant les attentes d’une baisse des taux à l’approche de Noël. En Europe, la banque centrale temporise face aux incertitudes, tandis que le Japon affiche une économie encore fragile.  🇺🇸 États-Unis Aux États-Unis, le rapport mensuel du cabinet ADP indique que le secteur privé américain a enregistré une suppression de 32 000 emplois au mois de novembre. Dans ce contexte, les marchés anticipent une baisse des taux lors de la réunion de la Réserve fédérale en décembre, avec une probabilité de 87% selon l’outil FedWatch du CME. Il s’agit de l’un des derniers indicateurs de l’emploi disponible, puisque le shutdown a empêché la publication des chiffres du chômage d’octobre et retardera ceux de novembre, qui paraîtront après la réunion. Parallèlement, les pressions inflationnistes pourraient inciter l’institution à adopter une posture plus prudente dès 2026. Par ailleurs, l’enquête de l’ISM montre que l’activité manufacturière s’est de nouveau contractée en novembre, pour la neuvième fois consécutive. Les usines font face à une demande faible et à des coûts en hausse liés en partie aux tarifs douaniers. Cette nouvelle détérioration de l’activité industrielle renforce l’attente d’un assouplissement monétaire.   🇪🇺 Europe De l’autre côté de l’Atlantique, l’inflation annuelle en zone euro atteint 2,20% en novembre, en légère hausse par rapport au mois précédent. Dans l’ensemble, la Banque centrale européenne a toutes les raisons de maintenir un statu quo lors de la prochaine réunion de décembre, avec une inflation solidement ancrée autour de son niveau cible de 2%. Toutefois comme l’a rappelé Christine Lagarde dans son dernier discours, l’incertitude est toujours présente, et les risques géopolitiques continuent de s’intensifier, atteignant des niveaux jamais vus depuis la guerre froide.De son côté, la Banque d’Angleterre tire la sonnette d’alarme dans son dernier rapport sur la stabilité financière. Elle souligne que les risques systémiques augmentent, notamment à cause des tensions géopolitiques et la surévaluation des valeurs liées à l’IA. Selon l’institution, un choc extérieur pourrait désormais se propager beaucoup plus rapidement dans le système financier britannique, surtout dans un contexte où la croissance est faible et où les tensions sur les prix persistent.  🇨🇳🇯🇵 Asie Au Japon, pendant près de vingt ans sans inflation, le pays a maintenu des taux directeurs proches de zéro, ce qui a permis de soutenir l’économie à faible coût. Les investisseurs en ont profité pour emprunter du yen à bas prix et réinvestir dans des obligations étrangères mieux rémunérées pour profiter de l’écart de taux, une stratégie appelée le carry trade. Aujourd’hui, avec le retour de l’inflation et des rendements obligataires 10 ans à leur plus haut niveau depuis 2008, cette opération perd de son intérêt. Si la tendance se poursuit, le Japon risque de perdre un levier essentiel pour son économie, au moment même où le PIB au troisième trimestre est en contraction.   🛢️ Matières premières Du côté des matières premières, l’or a progressé ces dernières semaines, soutenu à la fois par les attentes de baisse des taux aux États-Unis et par un climat d’incertitude générale. Il se rapproche ainsi de son plus haut niveau historique d’octobre et réaffirme son rôle de valeur refuge. ----Un podcast Widoowin Cross Asset Solutions - rédigé par Eloi Buffeteau et Quentin Di Dia 
🫥 Silence radio

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2025-11-2804:16

 Cette semaine, l’économie mondiale marque une pause. Les marchés restent suspendus aux décisions des banques centrales prévues en décembre, tandis que les États-Unis ralentissent et que l’Europe stagne. 🇺🇸 États-Unis Aux États-Unis, l’équilibre économique reste fragile. Le shutdown semble avoir fait reculer la confiance des consommateurs et a donc accentué le ralentissement de la consommation. La résolution de ce dernier a entraîné une très légère reprise qui s’essouffle déjà. Sur le volet de l'emploi, même si les inscriptions hebdomadaires au chômage restent faibles, le ralentissement du marché du travail nécessitera probablement un soutien de la part de la réserve fédérale dans un futur proche.Dans ce contexte, et d’après l’outil du CME FedWatch, les investisseurs anticipent largement un nouvel assouplissement monétaire de la Fed lors de la prochaine réunion le 10 décembre. Cette décision permettrait de soutenir la croissance etd’apaiser les tensions sur le marché du travail, mais elle pourrait aussi compliquer le retour de l’inflation sous la cible des 2%. 🇪🇺 Europe En zone euro, les derniers chiffres montrent que l’économie peine toujours à repartir. La croissance du PIB reste quasi nulle, le PMI composite remonte légèrement, mais demeure sous le seuil des 50, signe d’une activité encore contractée dans l’industrie comme dans les services. En revanche, l’inflation baisse légèrement, portée par la baisse des coûts de l’énergie et une demande intérieure plus faible. Cette tendance offre un peu de marge à la BCE, même si les perspectives restent incertaines, en particulier en raison des différends commerciaux au niveau mondial et des tensions géopolitiques.En Allemagne, la croissance du PIB au troisième trimestre stagne à 0,00%, comme attendu. Ce chiffre illustre ainsi la faiblesse persistante de la première économie européenne, qui souffre de la demande mondiale en berne, et d’une baisse des exportations qui se poursuit après deux années de récession consécutives. L'industrie fait face à la concurrence chinoise accrue et à une baisse des échanges avec les États-Unis l’un de ses principaux partenaires, toujours impactés par les droits de douane. Le plan d'investissement de plusieurs milliards d'euros financé par la dette, n'a pas suffi à redresser l'économie du pays à moyen terme. Le nouveau gouvernement pourrait avoir besoin de réformes structurelles plus profondes pour relancer la croissance.Au Royaume-Uni, l’inflation continue de ralentir, avec une baisse marquée des prix alimentaires et de l’énergie, mais la croissance du PIB reste à l’arrêt. Les derniers indices PMI montrent une économie fragilisée, pénalisée par un secteur manufacturier toujours en contraction et par une confiance des entreprises au plus bas. Pour la Banque d’Angleterre, ces signaux renforcent l’hypothèse qu’un assouplissement monétaire dès début 2026, ce qui pourrait soutenir la croissance du PIB, tout en garantissant des prix stables.  🇨🇳🇯🇵 Asie En Chine, les dernières données confirment un ralentissement persistant. La croissance du PIB attendue pour 2025 est à nouveau revue à la baisse, renforçant les attentes d’un assouplissement monétaire de la part de Pékin. Pour l’instant, les autorités privilégient le statu quo, mais l’absence de reprise de la demande intérieure continue de peser sur la trajectoire de croissance.Au Japon, l’inflation reste élevée autour de 3 %, tandis que le gouvernement vient d’approuver un vaste plan de relance destiné à soutenir la consommation et à redynamiser la croissance après la contraction du troisième trimestre.Cette impulsion budgétaire risque d’alimenter les tensions sur les prix, ce qui renforce la probabilité d’une hausse des taux par la Banque du Japon dès décembre, et marquerait un tournant après des années de politique ultra-accommodante. 🛢️ Matières premières  Du côté des matières premières, le prix du baril reste orienté à la baisse. Les stocks américains continuent de gonfler et l’OPEP+ maintient une offre accrue. Les discussions entre l’Ukraine et la Russie autour d’un possible accord renforcent l’anticipation d’un climat géopolitique moins tendu. Dans ce contexte, les cours du baril risquent de poursuivre leur repli jusqu’à la fin de l’année. ----Un podcast Widoowin Cross Asset Solutions - rédigé par Eloi Buffeteau et Quentin Di Dia 
Cette semaine, le marché de l’emploi américain envoie des signaux contrastés, tandis que les résultats de Nvidia n’apaisent pas les craintes autour de l’IA. De son côté, le Japon cherche un nouveau souffle économique face à un ralentissement de l’activité. 🇺🇸 États-Unis   Aux États-Unis, le marché du travail est nuancé en septembre, avec un taux de chômage en hausse à 4,40% et des créations d’emplois deux fois supérieures aux attentes. Ces données seront les dernières dont disposera la Réserve fédérale avant sa réunion de décembre, en l’absence de publication en octobre et avec un rapport de novembre attendu seulement le 16 décembre, soit 6 jours après. L’absence de nouvelles données au cours des prochaines semaines devrait inciter la Fed à maintenir ses taux directeurs inchangés, alors qu’en septembre, les perspectives semblaient encore orientées vers un assouplissement.Parallèlement, Nvidia publie des résultats stratosphériques au troisième trimestre, avec un chiffre d’affaires de 57 milliards de dollars, en hausse de 62 % sur un an. Toutefois, ces performances ne suffisent pas encore à dissiper les craintes d’une bulle spéculative, alors que le VIX est remonté à 28%, traduisant un niveau d’incertitude toujours élevé sur les marchés. Malgré une forte demande pour ses processeurs et des perspectives solides pour le dernier trimestre, la méfiance des investisseurs reste bien présente. 🇪🇺 Europe De l’autre côté de l’Atlantique, l’activité économique est stable, avec une croissance du PIB maintenue à 0,20% au troisième trimestre et une inflation annuelle à 2,10% en octobre. Cet équilibre offre un répit à la Banque centrale européenne, et les marchés s’attendent désormais à une attitude plus prudente lors des prochaines réunions. Dans le même temps, la Commission européenne anticipe une croissance économique modérée mais résiliente sur les trois prochaines années, malgré un contexte international marqué par des tensions commerciales et géopolitiques. Du côté du Royaume-Uni, le taux d’inflation annuel se contracte à 3,60% en octobre, un niveau encore élevé mais qui marque un début d’amélioration pour une économie tiraillée entre tension sur les prix et croissance atone. 🇨🇳🇯🇵 Asie Du côté asiatique, la Banque populaire de Chine a maintenu son taux préférentiel de prêt à un niveau historiquement bas de 3%. Dans un contexte de ralentissement de l’activité, Pékin pourrait poursuivre cette orientation et même assouplir davantage sa politique monétaire pour soutenir l’économie. Au Japon, les rendements obligataires à vingt ans atteignent désormais 2,85%, un niveau inédit depuis 1999. Après trois décennies de taux proches de zéro, qui avaient poussé les fonds de pension, les assureurs et les banques à investir massivement à l’étranger, le retour du rendement commence à inverser cette dynamique. Alors que Washington émet une dette à des niveaux records, la perte potentielle de l’un de ses principaux acheteurs d’obligations pourrait compliquer le financement de la dette américaine à long terme. Pour le Japon, dont l’endettement public représente près de 260% du PIB, la hausse des taux finira mécaniquement par dégrader sa situation budgétaire.Par ailleurs, l’économie japonaise peine à renouer avec la croissance au troisième trimestre, avec un PIB en recul de 0,40%. Pour y faire face, la Première ministre a dévoilé un plan de relance de plus de 100 milliards de dollars destiné à soutenir l’activité. Toutefois, cette mesure pourrait raviver les tensions sur les prix, alors que l’inflation atteint déjà 2,90%. La banque centrale pourrait donc être amenée à durcir sa politique monétaire dès la réunion de décembre. 🛢️ Matières premières Du côté des matières premières, la surabondance de pétrole aux Etats-Unis couplée à la hausse de l’offre de l’OPEP exerce une pression baissière sur les prix du baril, une tendance qui devrait se poursuivre en fin d’année. ----Un podcast Widoowin Cross Asset Solutions - rédigé par Eloi Buffeteau et Quentin Di Dia 
✅ Reboot Américain

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2025-11-1403:37

Cette semaine, les États-Unis tournent la page du shutdown, mais font face à un marché de l’emploi fragilisé, tandis que la COP30 au Brésil rappelle les enjeux économiques et financiers liés à la transition énergétique mondiale.    🇺🇸 États-Unis      Le plus long shutdown de l'histoire des US vient de sonner le glas, républicains et démocrates sont parvenus à un accord après 43 jours de paralysie gouvernementale. C’est un véritable soulagement pour les acteurs de marchés qui y voient une perspective de stabilité dans un contexte économique déjà tendu, notamment marqué par une croissance molle, une inflation persistante et une confiance des consommateurs fragilisée.   Cependant, les dernières données sur l’emploi privé via le rapport Challenger ravivent les inquiétudes sur la fragilité du marché du travail américain. Puisqu’il fait état d’une nette hausse des suppressions de postes en octobre, qui ont triplé depuis l’année dernière. D’après l’outil FedWatch du CME, cette tendance renforce les anticipations des investisseurs d’un nouvel assouplissement monétaire de la Fed lors de la prochaine réunion le 10 décembre. Il faudra maintenant attendre les prochaines données sur l’emploi, qui vont permettre à la Fed d’y voir plus clair sur l'économie, et de prendre des décisions éclairées.     🇪🇺 Europe    Côté européen, l’indice des prix à la consommation allemand progresse légèrement au-dessus de la cible de 2,00 % fixée par la BCE. Ce niveau largement anticipé, confirme que l’inflation reste contenue à l’échelle européenne. La banque centrale semble avoir atteint un point d’équilibre et qualifie désormais la situation de confortable. Le statu quo monétaire devrait ainsi se prolonger jusqu’en 2026.   Au Royaume-Uni, l’économie est en perte de vitesse, avec une croissance du PIB en baisse à -0,10% en rythme mensuel. Le pays reste pris en étau entre une inflation deux fois supérieure à la zone cible des 2,00% et une croissance atone. Cette combinaison rend les décisions de la Banque d’Angleterre particulièrement délicates, entre nécessité de soutenir la croissance et prudence face aux pressions sur les prix.    🇨🇳🇯🇵 Asie    En Asie, la Chine affiche un indice des prix à la consommation en croissance de 0,20% en rythme annuel. Après deux mois consécutifs de déflation, cette métrique apporte un peu d’oxygène dans une économie encore fragile.   En parallèle, les exportations chinoises ralentissent et la consommation intérieure reste insuffisante malgré la stratégie du gouvernement pour la développer.  Dans ce contexte, il est encore trop tôt pour conclure à une véritable relance de l’économie chinoise.    🛢️ Matières premières    Côté matières premières, le Brésil accueille cette semaine la COP30, dix ans après l’Accord de Paris. L’Agence internationale de l’énergie alerte sur la lenteur de la transition énergétique. En effet, si les énergies renouvelables se développent, les énergies fossiles ne sont pas en reste. Sans accord majeur, la demande de pétrole pourrait encore grimper de 13% jusqu'en 2050. Cette situation pourrait s'aggraver avec la croissance de l'IA et ses data centers dont 40% de l'électricité provient des énergies fossiles. ---- Un podcast Widoowin Cross Asset Solutions - rédigé par Eloi Buffeteau et Quentin Di Dia 
Cette semaine, aux États-Unis, on avance toujours à vue, tandis que l’Europe savoure une position plus confortable face à l’inflation, pendant que la banque du Japon laisse entrevoir un changement de cap.    🇺🇸 États-Unis      Aux États-Unis, le shutdown fédéral, désormais à son trente-huitième jour, entretient un climat d’incertitude et prive les marchés de données essentielles, notamment celles sur l’emploi. La Fed doit se contenter des enquêtes ADP pour évaluer la dynamique du marché du travail, faute de publication du rapport NFP. D’après le rapport ADP, le secteur privé américain se porte mieux que prévu avec 42 000 postes créés, une grande première depuis juillet, ce qui laisse penser que la politique d’assouplissement commence à porter ses fruits. Néanmoins, l’inflation, qui accélère depuis le mois de mai, avoisine désormais les 3,00% et pourrait pousser la Réserve fédérale à adopter une politique plus restrictive lors des prochaines réunions.   En parallèle, Jerome Powell a suggéré que la Fed pourrait prochainement mettre un terme à sa politique de Quantitative Tightening mise en place en 2022 dans sa lutte contre l’inflation. Pour rappel, cette méthode consiste à réduire le bilan de la banque centrale en laissant ses obligations arriver à échéance sans les remplacer. Mettre fin au Quantitative Tightening reviendrait à laisser la Fed renouveler son stock d’obligations, ce qui atténuerait les pressions à la hausse sur les rendements obligataires américains.     🇪🇺 Europe    En Europe, l’inflation ralentit légèrement et s’établit à 2,10% en octobre, en ligne avec l’objectif de la Banque centrale européenne. Depuis juillet, l'institution maintient son taux de dépôt à 2,00%, contrairement à ces homologues américains. Dans ce contexte, la différence d’orientation avec la Fed, devrait continuer de soutenir l’euro au cours des prochaines semaines.    De l’autre côté de la Manche, la Banque d’Angleterre a décidé de maintenir ses taux directeurs inchangés pour la 3ème fois consécutive à 4,00%. Cette décision intervient alors que le Royaume-Uni lutte contre une inflation presque deux fois supérieure à l’objectif de 2,00% de la banque centrale, sur fond de croissance atone. Si les tensions sur les prix persistent, l'institution pourra durcir davantage sa politique monétaire, laissant la porte ouverte à de nouvelles hausses de taux dans les prochains mois.    🇨🇳🇯🇵 Asie    En Asie, Pékin et Washington ont amorcé un apaisement après la rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping. Les deux pays se sont entendus sur une baisse des droits de douane américains, en échange d’un accès facilité aux terres rares chinoises. Dans la situation actuelle, Pékin conserve le monopole sur ces ressources devenues indispensables au secteur de la technologie, un atout stratégique désormais utilisé comme arme de dissuasion massive contre les menaces de Washington.   Au Japon, le compte-rendu de la réunion de politique monétaire de septembre met en évidence un changement de ton au sein de la Banque du Japon, où un nombre croissant de membres se montrent désormais favorables à une hausse des taux. On perçoit bien la volonté d’engager progressivement un resserrement monétaire, d’autant que les inquiétudes liées aux tensions commerciales américaines s’atténuent. Dans ce contexte, même si les taux ont été maintenus en octobre, une première hausse pourrait voir le jour dès décembre.    🛢️ Matières premières    Du côté des matières premières, les cours du baril de pétrole brut repartent à la baisse.  En cause, les réserves de pétrole aux Etats-Unis ont connu une hausse surprise de 5,2 millions de barils selon le dernier rapport de l’IEA.   En parallèle, le prix de l’or a reculé ces dernières semaines et oscille désormais autour de la barre symbolique des 4000 dollars. Malgré cette baisse récente, l’or progresse encore de plus de 50% depuis le premier janvier, soutenu par une forte demande et des achats massifs des banques centrales.     ---- Un podcast Widoowin Cross Asset Solutions - rédigé par Eloi Buffeteau et Quentin Di Dia 
Cette semaine, la croissance de l'Union européenne résiste aux tensions commerciales, tandis que Donald Trump tente de renouer des liens avec les pays asiatiques.    🇺🇸 États-Unis      Côté USA, tous les yeux étaient rivés sur la FED et sa baisse de taux déjà actée. Pour la deuxième fois ce trimestre, l’institution a assoupli sa politique monétaire de 25 points de base et continue ainsi, le cycle d’une politique plus accommodante.  Cette décision vise à soutenir l’emploi et la croissance, mais risque d’être un facteur inflationniste de plus. Le contexte reste complexe, le shutdown paralyse toujours une partie des institutions fédérales, empêchant la publication de nombreuses données économiques. Jerome Powell a reconnu naviguer dans un environnement incertain, soulignant que l’absence de visibilité sur le marché du travail rend la conduite de la politique monétaire particulièrement délicate.   Concernant le secteur de la dette privée, les faillites de Tricolor Holdings et First Brands rappellent les risques liés aux subprimes. Ces entreprises spécialisées dans l’automobile d’occasion,sont impliquées dans des pratiques de prêts à haut risque, parfois assorties de garanties opaques ou multiples, qui ont touché plusieurs grandes banques dont JP Morgan, UBS et Barclays. Si ces cas restent pour l’instant isolés, ils mettent en lumière la fragilité croissante du secteur de la dette privée et maintiennent le FMI et les régulateurs internationaux en alerte.     🇪🇺 Europe  Côté français, Moody’s a décidé de conserver la note de la France à Aa3, tout en abaissant la perspective de “stable” à “négative”. Ce signal s’ajoute aux révisions déjà opérées par Fitch et S&P, confirmant la dégradation progressive de la confiance autour de la situation budgétaire du pays. La dette dépasse désormais 113% du PIB, et le déficit reste loin des critères européens, attendu autour des 6% du PIB en 2025. L’agence Moody’s pointe également le ralentissement de la croissance, ainsi que la hausse continue du coût de la dette, qui pourrait franchir les 70 milliards d’euros dès l’an prochain. La suspension de la réforme des retraites accentue ces tensions, même si elle contribue temporairement à calmer le climat politique. Malgré tout, un signal encourageant émerge, le PIB a progressé de 0,50% au troisième trimestre, au-dessus des attentes. L’économie française montre encore des signes de résistance, mais la tension reste palpable sur les marchés obligataires, où les taux à dix ans français s’alignent désormais sur ceux de l’Italie à 3,41%, pourtant notée Baa3.   L’économie allemande montre peu de signes de reprise au troisième trimestre, avec un PIB stable, après le recul du précédent trimestre. Le pays peine encore à sortir de deux années de croissance négative. Le chancelier allemand compte sur un effort budgétaire conséquent pour relancer l'économie, avec un fonds de plusieurs centaines de milliards d'euros destiné à moderniser la défense et les infrastructures, mais dont les effets ne devraient pas se faire sentir sur la croissance en 2026. Le marché du travail reste lui aussi à l’arrêt, avec un taux de chômage inchangé à 6,30% en octobre, un niveau stable depuis mars, reflétant un manque de dynamisme dans la demande d’emploi.    🇨🇳🇯🇵 Asie  Côté asiatique, les tensions commerciales restent au centre des préoccupations. Donald Trump s’est dit confiant quant à la possibilité de conclure un accord avec Xi Jinping, à l’approche de leur rencontre prévue en fin de semaine. Le président américain revendique déjà plusieurs mesures dans la région, que ce soit l’instauration de droits de douane moyens de 19% sur les exportations, des promesses d’achat de produits américains, ainsi qu’un engagement préliminaire à ne pas restreindre l’accès des États-Unis aux terres rares. Un enjeu crucial, tant pour les secteurs technologiques que pour la défense.   Du côté du pays du soleil levant, la Banque centrale du Japon a décidé de maintenir ses taux d'intérêt à 0,50%, comme prévu. Cette décision intervient alors que le Japon fait face à une croissance faible, une inflation persistante et des incertitudes sur les effets des tarifs douaniers.    🛢️ Matières premières    Côté matières premières, l’essor de l'intelligence artificielle fait exploser la demande énergétique. Les data centers représentent déjà 1,50% de la consommation mondiale et pourraient atteindre 3% d’ici 2030, soit l’équivalent de la consommation d’un pays comme le Japon. Ces infrastructures nécessitent une énergie stable et disponible à tout moment, excluant les énergies renouvelables. Dans ce contexte, le nucléaire s’impose comme la seule source capable de soutenir durablement la croissance de l’IA.   ---- Un podcast Widoowin Cross Asset Solutions - rédigé par Eloi Buffeteau et Quentin Di Dia 
Cette semaine, la France perd sa note et sa couronne, tandis que le shutdown se poursuit en Amérique et que la Chine s’enlise dans la déflation.   🇺🇸 États-Unis     Aux États-Unis, le shutdown se poursuit et bloque depuis trois semaines la publication de plusieurs indicateurs économiques. Dans ce contexte, le rapport sur l’inflation attendu vendredi constitue la dernière donnée majeure dont disposera la Fed avant sa décision sur les taux la semaine prochaine. Une nouvelle baisse, largement anticipée par les marchés, pourrait redonner de l’élan à l’économie, mais affaiblirait la compétitivité du dollar et risquerait de raviver l’inflation. D’ailleurs, selon l’outil FedWatch du CME, les investisseurs anticipent désormais à 98,90% une baisse des taux directeurs lors de la prochaine réunion de la Fed. Ces derniers mois, les partenariats se sont multipliés dans le secteur de l’IA. Nvidia soutient OpenAI et xAI, qui réinjectent ensuite leurs fonds dans l’achat de ses processeurs. Par ailleurs, OpenAI s’approvisionne aussi auprès d’AMD tout en collaborant avec Oracle. Les acteurs s’appuient les uns sur les autres et entretiennent une croissance cyclique. Ainsi, la croissance du secteur de l’IA à elle seule a contribué à plus de 80 % de la croissance du PIB américain au premier semestre 2025 et devrait continuer de stimuler l’économie d’ici la fin de l’année.  🇪🇺 Europe  De l’autre côté de l’Atlantique, la France subit une nouvelle dégradation de sa note souveraine. S&P Global Ratings abaisse la note du pays de AA- à A+, évoquant une instabilité politique majeure et une dégradation de la situation budgétaire. L’agence anticipe une dette publique dépassant 120% du PIB d’ici 2028, alors que le pays traverse sa plus grave crise politique depuis la fondation de la Cinquième République en 1958. Dans l’état actuel des choses, le verdict de Moody’s, attendu en fin de semaine, pourrait bien enfoncer le clou et accentuer la perte de crédibilité de la France.  À l’inverse, l’Italie affiche une trajectoire plus rassurante avec un déficit budgétaire prévu autour de 3,00% du PIB en 2025, contre 3,40% en 2024. Cette amélioration, saluée par Christine Lagarde, renforce la crédibilité du pays au sein de la zone euro ce qui lui a permis de voir sa note souveraine relevée par Fitch au mois de septembre. L’Italie reste moins bien notée que la France pour le moment, mais si la tendance se poursuit, l’écart pourrait se réduire, voire s’inverser. Côté macroéconomique, en Europe, l’inflation a légèrement accéléré en septembre pour atteindre 2,20% sur un an. Ce niveau reste proche de l’objectif de la Banque centrale européenne, qui juge sa politique monétaire suffisamment solide pour faire face à d’éventuels chocs inflationnistes. Christine Lagarde rappelle néanmoins que la stabilité des prix reste la priorité, contrairement à ses homologues américains davantage tournés vers l’économie et l’emploi. Face à une reprise éventuelle des tensions inflationnistes, l’institution pourrait durcir sa politique monétaire afin de préserver le pouvoir d’achat.  🇨🇳🇯🇵 Asie  Du côté asiatique, la Banque populaire de Chine a maintenu son taux préférentiel de prêt inchangé, comme largement anticipé par le marché. Pékin reste sur la réserve, dans un contexte de tensions commerciales persistantes avec les États-Unis et de pression déflationniste, alimentée par une demande intérieure en berne. En effet, les prix à la consommation ont de nouveau reculé en septembre, pour la sixième fois depuis le début de l’année 2025. Si cette tendance se prolonge, elle affaiblira davantage la croissance.  🛢️ Matières premières  Après avoir atteint des niveaux historiques, l’or a entamé un repli et semble désormais se diriger vers les 4 000 dollars. Cette correction reflète à la fois une prise de bénéfices massive et un retour des flux financiers vers les actifs plus risqués. De son côté, le prix du baril de pétrole est reparti à la hausse cette semaine, porté par les sanctions américaines visant le pétrole russe. Ce rebond intervient dans un contexte de tendance baissière à moyen terme, alors que l’OPEP+ a décidé d’augmenter sa production il y a quelques semaines.  ---- Un podcast Widoowin Cross Asset Solutions - rédigé par Eloi Buffeteau et Quentin Di Dia 
🏦 House of budget

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2025-10-1704:15

Cette semaine, les crises institutionnelles restent au cœur de l’actualité, entre tensions géopolitiques et pressions persistantes sur les matières premières.    🇺🇸 États-Unis       Aux États-Unis, le shutdown des institutions fédérales, en place depuis le 01 octobre, continue d’alimenter un climat d’incertitude. Malgré ce blocage des institutions qui empêche toute publication de statistique, le président de la Fed estime que les perspectives économiques demeurent inchangées depuis septembre, lorsque l’institution avait assoupli sa politique monétaire pour la première fois de l’année. Jerome Powell insiste sur la faiblesse du marché du travail, évoquant la baisse continue des offres d'emploi et le risque d’une hausse du chômage.    En suivant, Powell est intervenu à la réunion annuelle de la National Association for Business Economics et a laissé entendre que la banque centrale américaine était sur le point de procéder à une nouvelle baisse d'un quart de point des taux d'intérêt à la fin du mois, lors de la prochaine réunion du 29 octobre. Cependant, cette orientation accommodante pourrait augmenter les tensions inflationnistes, un risque dont la Réserve fédérale est pleinement consciente.    🇪🇺 Europe    La France avance toujours dans le flou, avec un nouveau gouvernement nommé par Sébastien Lecornu, suite à l’appel du Président. Le nouvel exécutif tente désormais de présenter un budget crédible, avec pour objectif de réaliser 30 milliards d’économies, d’ici un an. La crédibilité internationale du pays reste fragile, tandis que les institutions européennes observent de près la situation. Cependant les chiffres de l’inflation sont encourageants, les prix à la consommation ont progressé de 1,20% sur un an en septembre 2025, contre 0,90% en août. La France conserve l’un des taux d’inflation les plus faibles de l’Union européenne, et reste en dessous de la zone cible de la BCE. Le principal risque demeure dans la trajectoire de la dette publique, qui dépasse désormais les 114 % du PIB. Sans réformes structurelles, ni mesures de consolidation crédibles, la note souveraine de la France pourrait être abaissée, entraînant une nouvelle hausse des taux sur les obligations d’État et alourdissant davantage le coût du financement du pays.   En Allemagne, l’indice des prix à la consommation progresse légèrement au-dessus de la cible de 2,00 % fixée par la BCE. Ce niveau largement anticipé, confirme que l’inflation reste contenue à l’échelle européenne. La banque centrale semble avoir atteint un point d’équilibre et qualifie désormais la situation de confortable. Le statu quo monétaire devrait ainsi se prolonger encore plusieurs trimestres.   Au Royaume-Uni, la croissance économique est en perte de vitesse, avec un PIB en hausse de seulement 0,10 % en rythme mensuel. Le pays reste pris en étau entre une inflation toujours supérieure à la moyenne européenne et une croissance atone. Cette combinaison fragilise la consommation des ménages et rend les décisions de la Banque d’Angleterre particulièrement délicates, entre nécessité de soutenir la croissance et prudence face aux pressions sur les prix.    🇨🇳🇯🇵 Asie    Côté asiatique, les tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis s’intensifient, notamment autour des terres rares et des exportations stratégiques. Le bras de fer entre Washington et Pékin dure depuis plusieurs mois, sans véritable signe d’apaisement. Les deux puissances rivalisent sur plusieurs fronts, aussi bien économiques que technologiques. Difficile de savoir si chacune acceptera de faire un pas vers l’autre avant la rencontre prévue entre Donald Trump et Xi Jinping, en marge du sommet de la Coopération économique Asie-Pacifique la semaine prochaine. Reste à voir si ce rendez-vous permettra de renouer le dialogue ou, au contraire, de raviver les tensions.    🛢️ Matières premières    Côté matières premières, les prix des métaux précieux poursuivent leur ascension. L’or atteint à nouveau des plus hauts historiques, porté par la défiance des investisseurs face à un dollar affaibli et à des tensions géopolitiques persistantes. Il s’impose comme la principale valeur refuge dans ce climat d’incertitude. ---- Un podcast Widoowin Cross Asset Solutions - rédigé par Eloi Buffeteau et Quentin Di Dia 
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