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Choses à Savoir ÉCONOMIE

Author: Choses à Savoir

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Développez vos connaissances en économie !

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Même si, en cette fin de printemps 2023, l'inflation semble un peu marquer le pas, elle accentue toujours les difficultés financières des Français. C'est en effet ce que révèle une récente enquête de l'Ifop. De fait, elle indique que, le 10 du mois, le tiers des Français se retrouve avec moins de 100 euros de reste à vivre. Une situation qui, depuis un an, a conduit près de 60 % des consommateurs à réduire leurs dépenses alimentaires. Soit deux fois plus qu'en 2007 où, d'après une précédente enquête de l'Ifop, ils n'étaient que 29 % à limiter ces dépenses. 51 % des Français sauteraient même des repas, contre 44 % en juin 2022. Mêmes restrictions du côté des dépenses de santé, que 41 % des Français ont reportées dans les 12 derniers mois. En 2007, ils n'étaient que 25 % à le faire. De même, plus du tiers des personnes interrogées se disent parfois incapables de payer les charges associées à leur logement, soit une hausse de 5 % par rapport à octobre 2021. Les dépenses moins vitales sont tout aussi concernées. Ainsi, près de 70 % des Français annulent parfois leur rendez-vous chez le coiffeur, faute de pouvoir le payer. De telles difficultés financières, encore accrues par l'inflation, ne détériorent pas seulement les conditions de vie matérielles des Français les plus modestes. Elles affectent aussi leur santé mentale. En effet, près d'une personne sur deux, parmi les Français n'ayant plus que 100 euros devant eux le 10 du mois, auraient des pensées suicidaires. Une telle détresse a bien sûr de nombreuses causes, Mais il n'en apparaît pas moins que les personnes se trouvant dans une situation de précarité matérielle éprouvent une plus grande fragilité psychologique. Malgré les différentes mesures qu'il a prises pour limiter les effets délétères de l'inflation, le gouvernement est sévèrement jugé. En effet, l'enquête de l'Ifop révèle que, pour près des trois quarts des Français, son action contre la hausse des prix est inefficace. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
La guerre en Ukraine, avec la perspective d'un possible conflit majeur en Europe, et les effets de l'inflation se conjuguent pour rendre nécessaire l'augmentation du budget consacré à la défense nationale. Aussi la nouvelle loi de programmation militaire prévoit-elle, pour la période 2024-2030, une enveloppe de 413 milliards d'euros. Soit une hausse notable par rapport à la période précédente, 2019-2025, où le budget des armées avait été fixé à 295 milliards d'euros. La plupart des postes de dépense connaissent une augmentation. À elle seule, la dissuasion nucléaire, clef de voûte de la doctrine de défense française, devrait absorber 13 % des crédits militaires. 268 milliards d'euros seront consacrés à l'achat et à la rénovation du matériel. Ainsi, le budget consacré à l'entretien des avions, des blindés et d'autres armes, est en hausse de 40 %. Et 65 milliards d'euros devraient permettre d'améliorer l'entraînement des troupes. Enfin, la rémunération des quelque 275.000 personnes travaillant pour l'armée devrait représenter la somme de 98 milliards d'euros, contre 87 milliards lors de la précédente loi de programmation militaire. Même si le budget des armées augmente nettement, l'opposition, dans son ensemble, ne trouve pas le projet assez ambitieux. Elle remarque en effet que certains programmes emblématiques sont revus à la baisse. C'est notamment le cas du "programme Scorpion", qui prévoit de remplacer peu à peu les chars d'assaut actuels par des blindés connectés. Par ailleurs, environ 130 avions Rafale devraient être livrés, à l'horizon 2030, au lieu des 185 prévus. De même, la Marine devrait se contenter de trois frégates de défense et d'intervention, au lieu de cinq. Mais d'autres projets majeurs, comme le Système de combat aérien du futur (Scaf), qui doit préparer la livraison d'un nouvel avion de combat, le char franco-allemand, ou un nouveau porte-avion, sont maintenus en l'état. L'opposition dénonce aussi un trop grand étalement des dépenses, les plus importantes étant repoussées au-delà de 2027. Le Ministre rappelle, à ce sujet, que ces dépenses doivent rester dans les limites des capacités financières du pays et répondre aux besoins réels de la défense nationale. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
On sait que le réseau social TikTok, accusé de servir les intérêts des autorités chinoises, est en fâcheuse posture dans certains pays. Et ce n'est pas le défi qu'ont lancé, sur ce réseau, certains de ses utilisateurs, qui arrangera ses affaires. Ce défi incitait ni plus ni moins les gens intéressés à voler des voitures des marques Hyundai et Kia. Une vidéo montrait même comment démarrer facilement les véhicules volés. Ce défi a pris le nom de "Kia challenge" et, de leur côté, les voleurs se sont fait appeler les "Kia boys". Cet appel a rencontré un très grand succès. En effet, les vols de voitures Hyundai et Kia, sorties entre 2011 et 2022, se sont multipliés. Environ 9 millions de personnes se sont ainsi vus priver de leur voiture. Et les conséquences de ces vols ne se sont pas fait attendre. En effet, les autorités routières ont enregistré 14 accidents, dans lesquels 8 personnes ont perdu la vie. Face à cette situation, la société Hyundai a décidé de réagir. Elle a d'abord fait installer, dans les voitures ne disposant pas d'un dispositif antidémarrage, d'un logiciel antivol spécifique. Elle a également l'intention de rembourser les propriétaires victimes de cet absurde défi, aux conséquences déjà tragiques. Elle devrait en effet débourser 200 millions de dollars, soit environ 185 millions d'euros. Les personnes concernées par ce dédommagement sont les automobilistes dont la voiture a été volée ou endommagée, suite à ce défi, et que leur assurance ne couvre pas, ou de manière partielle. Hyundai s'engage même à verser à ces conducteurs l'équivalent des franchises ou des hausses de cotisations que l'assurance leur a infligées, à la suite du vol ou de la détérioration de leur véhicule. TikTok est d'ailleurs épinglé pour admettre la mise en œuvre, sur la plateforme, d'autres "challenges" tout aussi dangereux, sinon davantage. L'un d'entre eux consiste ainsi à lancer en l'air un objet lourd et à rester le plus longtemps possible dans sa trajectoire, au risque de le recevoir sur la tête, et de se blesser gravement. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
L'une des tendances concernant le marché du travail en France est la haussze de l'absentéisme. C'est du moins ce qui ressort de l'étude annuelle publiée par la compagnie d'assurance Axa, qui s'appuie sur les chiffres de l'Observatoire de l'absentéisme. Les conclusions de cette étude sont à relativiser, dans la mesure où elle ne prend en compte que les 3 millions de salariés assurés par Axa. Il s'agit tout de même d'une base assez large. D'après ce rapport, près de 45 % des employés se seraient arrêtés de travailler au moins une fois en 2022. L'absentéisme augmente ainsi pour la troisième année consécutive. Et la hausse est assez marquée, puisque en 2021 seul un tiers des salariés avait cessé le travail au moins une fois dans l'année. De son côté, le taux d'absentéisme est passé de 3,2 % en 2019 à 3,9 % en 2020 et 2021 et 4,5 % en 2022. Et ce taux a même progressé de plus de 50 % chez les salariés de moins de 30 ans. Même constatation pour les arrêts de travail, dont la fréquence, en 2022, s'est accrue de 54 % par rapport à 2019. Les raisons d'un tel phénomène sont diverses. Les conséquences du Covid seraient une première explication. Durant cette pandémie, en effet, il était plus difficile de trouver des médecins disponibles et de se rendre à leur cabinet. De ce fait, des maladies graves ont été décelées avec un certain retard, ce qui oblige les patients concernés à des arrêts maladie prolongés. L'étude révèle aussi que beaucoup de salariés ne bénéficient pas d'un suivi médical satisfaisant. Par ailleurs, l'inflation actuelle, qui rogne le pouvoir d'achat des salariés, en pousse certains à se mettre en arrêt maladie pour exercer des emplois supplémentaires. Ce n'est qu'ainsi, en effet, qu'ils parviennent à boucler leurs fins de mois. L'épuisement professionnel nourrit aussi cet absentéisme. Il représente en effet plus de 22 % des arrêts maladie de longue durée. En effet, nombre d'employés, qui avaient tenu bon durant le Covid, font aujourd'hui des "burn out". Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Facebook vient d'être condamné à la plus lourde amende qui ait jamais été infligée à une entreprise par la justice européenne. Sur décision de l'organisme irlandais chargé de la protection des données, la société doit en effet payer 1,3 milliard de dollars, ce qui représente 1,2 milliard d'euros. Meta, la maison mère de Facebook et d'Instagram, est en effet installée en Irlande, d'où l'intervention de cet organisme. Facebook est accusé d'avoir transféré, de manière illégale, des données personnelles d'utilisateurs européens vers les États-Unis. Conservées sur le territoire américain, elles n'auraient pas été suffisamment protégées des autorités du pays. Si Facebook se retrouve dans le collimateur de la justice européenne, c'est que les transferts de données auxquels il procède ne respectent pas le droit européen. De fait, il existe, à ce sujet, des différences sensibles entre la législation européenne et le droit américain. Des négociations sont en cours pour essayer de trouver un compromis, mais, pour l'heure, elles n'ont pas abouti. Or, un accord, sur ce sujet, serait d'autant plus appréciable que Facebook n'est pas la seule entreprise à opérer ce transfert de données vers les États-Unis. L'un des points délicats soulevés durant ces discussions concerne les mesures à prendre pour éviter que les services de renseignement américains ne puissent exploiter les données des utilisateurs européens. Pour cette société, en tous cas, un tel transfert serait essentiel à la bonne marche de l'entreprise. Il lui permettrait de centraliser les données, avant de les faire circuler vers ses différents centres. En attendant la conclusion d'un éventuel accord entre Européens et Américains, Facebook doit choisir l'une de ces deux solutions : continuer à transférer ces données, et s'exposer à de nouvelles amendes, ou se conformer à la législation européenne sur le transfert des données. Il est vrai que Facebook n'est pas pris à la gorge. L'entreprise a en effet jusqu'au mois d'octobre pour mettre fin à ses transferts ou se mettre en conformité avec le droit européen. En attendant, la société mère, Meta, compte faire appel de cette décision. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
L'intelligence artificielle fait désormais partie de notre quotidien. En effet, elle met en œuvre des dispositifs de plus en plus utilisés dans la vie de tous les jours. C'est notamment le cas des "chatbots", des procédés d'intelligence artificielle qui simulent une conversation humaine. Certains modèles, comme le "ChatGPT", conçu par la société OpenAl, dominent ce marché en pleine expansion. En janvier 2023, soit deux mois seulement après sa création, "ChatGPT" dépassait en effet les 2 millions d'utilisateurs. Ces derniers peuvent aussi, par le biais d'une application spécifique, demander à ce robot de leur donner des explications sur telle ou telle notion ou de rédiger des messages pour eux. Mais il n'est pas sûr que les utilisateurs européens puissent avoir accès à "ChatGPT". En effet, le créateur et patron d'OpenAl, vient, lors d'une visite en Europe, d'exprimer des doutes sur la possibilité de mettre en place son dispositif sur le vieux continent. Il considère que la législation européenne sur l'intelligence artificielle, qui devrait être adoptée en juin prochain, pourrait être trop restrictive. Le patron de la startup OpenAl voit notamment d'un mauvais œil le classement en catégories des dispositifs d'IA. L'une d'elle comprendrait les systèmes à "haut risque". Or, le créateur d'OpenAl craint qu'un dispositif d'IA générative comme "ChatGPT", qui produit des contenus à partir d'un modèle fait d'algorithmes, puisse être intégré dans cette catégorie. Si c'était le cas, "ChatGPT" devrait se conformer à un ensemble de règles, concernant notamment la transparence et la gestion du système. L'industriel juge ces mesures trop contraignantes et invoque des "limites techniques" que, de son point de vue, il n'est pas possible de dépasser. La société a déjà annoncé que, si elle jugeait impossible le respect de cette règlementation, elle se retirerait du marché européen. Le patron de la startup dit pourtant comprendre et accepter un certain niveau de régulation de l'IA. Soucieux d'une meilleure protection des données, de nombreux pays souhaitent également l'encadrement de ces dispositifs d'IA par des règles plus précises. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Le pouvoir d'achat des Français dépend de leurs revenus et de l'évolution des prix, mais aussi de ce que l'on appelle les "dépenses contraintes". Comme leur nom le laisse supposer, il s'agit de dépenses obligatoires, que l'on ne peut éluder. On peut citer, entre autres, le paiement du loyer, des impôts ou des factures énergétiques. Or, ces dépenses ne cessent de progresser. D'après la dernière édition d'une enquête réalisée, en mars 2023, pour le compte d'un site spécialisé dans les assurances, elles auraient augmenté de 100 euros par rapport à octobre 2022. Ce qui représente une hausse de 9 %. Désormais, les Français consacrent, en moyenne, 1195 euros par mois à ces dépenses contraintes. Cette progression s'explique surtout par l'augmentation de trois postes de dépenses : les transports, l'énergie et les assurances. Le rapide redémarrage des économies mondiales, après la pandémie de Covid, et les conséquences de la guerre en Ukraine ont contribué, avec d'autres facteurs, à l'augmentation des prix du gaz et de l'électricité. Ainsi, en octobre 2022, les Français dépensaient 97 euros par mois pour le gaz comme pour l'électricité. En mars 2023, cette facture était passée à 110 euros pour le premier et 103 euros pour la seconde. Et encore cette augmentation, fixée à 15 % pour le gaz, par exemple, a-t-elle été limitée par certaines mesures prises par les pouvoirs publics. Du côté des transports, l'augmentation des carburants se fait sentir, ainsi que celle des forfaits de transports en commun, qui passent, en moyenne, de 49 à 58 euros par mois. Enfin, l'alourdissement du tarif des assurances tend aussi à augmenter le poids des dépenses contraintes. Ainsi le prix moyen de l'assurance auto serait passé de 86 à 91 euros par mois durant la période considérée. Ces dépenses contraintes représentent jusqu'à 86 % des revenus des personnes les plus modestes, contre 80 % en octobre dernier. Elles ont aussi bondi pour les couples avec deux enfants, de 1595 euros en octobre 2022 à 1728 euros en mars dernier. Elles représentent désormais près de 45 % de leur budget mensuel. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Pour découvrir le podcast Cosmique: Apple Podcast: https://podcasts.apple.com/us/podcast/cosmique/id1689358454 Spotify: https://open.spotify.com/show/2KSJ6py5tkxl8QrnluuvWJ?si=6a82a669342d412e Deezer: https://www.deezer.com/fr/show/6083765 ---------------------------------- Pour écouter le podcast Actu: Apple Podcast: https://podcasts.apple.com/us/podcast/choses-%C3%A0-savoir-actu/id1668258253 Spotify: https://open.spotify.com/show/3jGBHbZGDe8U51nLDXAbco Deezer: https://deezer.com/show/5657137 Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
On sait que les sportifs de haut niveau gagnent bien leur vie. Le footballeur Antoine Griezmann ne fait pas exception à la règle. Et, comme certains de ses collègues, il cherche à diversifier ses placements. On apprend en effet qu'il a investi une partie de son argent dans une "marketplace" française, spécialisée dans la vente, en édition limitée, d'articles de "streetwear", un style vestimentaire décontracté, apparu vers la fin des années 1980. Cette plateforme, qui offre un espace de vente en ligne à des revendeurs indépendants, est notamment connue pour commercialiser des sneakers, ces chaussures de sport qui s'affichent aussi comme des articles de mode. La société détenant ce site de vente n'en est pas à son coup d'essai. Depuis la création du site, en 2018, elle a déjà fait appel à des investisseurs extérieurs. En 2021, elle avait ainsi récolté environ 10 millions d'euros. Cette fois-ci, elle a réuni le double. En plus d'Antoine Griezmann, elle a séduit des fonds d'investissement décidant de miser sur un site, qui, en 2022, quatre ans après son lancement, avait déjà dépassé les 100 millions d'euros de chiffre d'affaires. C'est dire que la plateforme est devenue une référence en matière de vente de sneakers et, plus largement, d'articles de "streetwear". Le site, qui emploie environ 120 personnes, compte profiter de cette nouvelle levée de fonds pour augmenter de manière notable le nombre d'articles proposés. Il ne s'agirait plus seulement de modèles rares, mais aussi de chaussures plus classiques. Ces ressources nouvelles permettraient aussi de mettre sur pied un service client plus étoffé et de perfectionner encore un outil informatique déjà très sophistiqué, capable de traiter des milliers de commandes par jour. Du fait de sa notoriété croissante, ce site tricolore, qui compte étendre ses activités en Europe, a réussi à s'assurer la collaboration de plus de 100.000 revendeurs, des professionnels comme des particuliers. On voit qu'Antoine Griezmann a choisi de placer une partie de ses confortables économies dans une entreprise d'avenir. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Dans leurs programmes, les hommes politiques affirment souvent leur intention de vouloir répondre aux attentes de la classe moyenne. Mais de quoi parle-t-on ? Il s'agit en effet d'une notion très floue, dont il est impossible de donner une définition précise. Si l'on en croit l'OCDE, les personnes appartenant à la classe moyenne auraient des ressources comprises entre 75 % et 200 % du revenu médian. Il s'agit du revenu permettant de diviser les personnes considérées en deux parts égales, la moitié d'entre elles gagnant moins que ce revenu médian, l'autre moitié touchant davantage. En 2018, le revenu médian net, en France, était estimé, pour le secteur privé, à 1.871 euros par mois. En France, le revenu médian est souvent pris comme référence pour tenter de préciser cette notion de classe moyenne. Ainsi, appartiendraient donc à cette catégorie, selon les calculs de l'OCDE, les Français dont les ressources seraient comprises entre les deux tiers et le double du revenu médian. Une autre mesure est prise en compte : les personnes faisant partie de la classe moyenne se situeraient entre les 30 % des Français les plus modestes et les 20 % les plus riches. Autrement dit, deux Français sur trois appartiendraient à cette insaisissable classe moyenne. Pour se faire une idée plus précise de ses contours, il faut aussi prendre en compte la composition du foyer, qui a bien sûr un impact sur le montant des ressources nécessaires à la satisfaction de ses besoins. Ainsi, selon l'Observatoire des inégalités, une personne seule gagnant entre 1.265 et 2.275 euros appartiendrait à la classe moyenne. Mais, selon le même organisme, un couple avec deux enfants en ferait partie s'il avait des ressources mensuelles comprises entre 3.302 et 5.743 euros. Ces chiffres révèlent à quel point la classe moyenne est une catégorie large, qui rassemble des personnes au profil très divers. Par ailleurs, les salariés, les fonctionnaires ou les indépendants qui en font partie n'y restent pas forcément très longtemps. C'est donc, par excellence, un secteur de "transit". Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Alors que l'agitation sociale autour d'une réforme des retraites contestée ne marque pas vraiment le pas, une récente enquête montre à quel point les Français se soucient de préparer ce moment de leur vie. Et, pour cela, ils ne font guère confiance à l'État. En effet, 32 % seulement des personnes interrogées comptent sur les pouvoirs publics. C'est donc par leurs propres moyens qu'ils entendent assurer leurs vieux jours. De fait, les résultats de ce sondage montrent que près de la moitié des Français épargnent en vue de leur retraite. Un résultat en nette augmentation par rapport à celui d'une précédente enquête, datant d'un an. Et certaines personnes commencent à économiser très tôt. En effet, près du tiers de ces épargnants ont entre 18 et 24 ans, 47 % d'entre eux étant âgés de 25 à 34 ans. Mais comment les Français comptent-ils épargner en vue de leur retraite ? Ils sont 47 % à vouloir se constituer un capital, dont il auront le bénéfice le moment venu, sous forme de rente viagère par exemple. C'est ainsi qu'un tiers des Français, environ, place une partie de ses économies dans un plan d'épargne retraite. De leur côté, 46 % des personnes interrogées préfèrent investir dans l'immobilier, l'accession à la propriété leur paraissant le meilleur moyen de préparer leur retraite. La pierre paraît donc toujours un investissement très sûr. Près du tiers des sondés indiquent avoir d'ores et déjà réduit leurs dépenses afin de pouvoir économiser davantage d'argent pour leur retraite. Mais, pour 47% des personnes interrogées, une telle épargne à long terme n'est pas à l'ordre du jour. Elles déclarent, dans leur majorité, ne pas avoir assez de moyens pour mettre de l'argent de côté. Dans un contexte marqué par une forte incertitude économique et une évolution démographique laissant envisager un recul progressif de l'âge de départ à la retraite, Les Français ressentent donc le besoin, cette enquête le montre, de préparer cette étape finale de leur vie. Et ils entendent le faire, pour l'essentiel, en mobilisant leurs propres capacités d'épargne. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Depuis l'invasion de l'Ukraine, en février 2022, les pays occidentaux ont pris de très nombreuses sanctions contre la Russie. Le Président du Conseil européen, qui s'exprimait à Hiroshima, au Japon, où se tient le G7, vient d'en annoncer de nouvelles. Elles porteront surtout sur le commerce des diamants, qui rapportent plusieurs milliards de dollars par an à Moscou. Ainsi, la Russie a vendu pour 5 milliards de dollars de diamants en 2021. Cette mesure fait suite à l'embargo sur ces pierres précieuses déjà décidé par le Royaume-Uni. Pour qu'elle soit efficace, il faudrait obtenir l'accord des principaux acheteurs de diamants russes, comme l'Inde. Ce qui est loin d'être acquis, dans la mesure où ce pays a refusé de condamner l'agression russe. Invité à Hiroshima, le Premier ministre indien aura l'occasion d'aborder cette délicate question avec ses homologues. De son côté, la Belgique, très active dans le négoce de diamants, s'est toujours opposée à cette restriction du commerce de pierres précieuses. Les discussions sur cette question, au sein de l'Union européenne, s'annoncent donc assez difficiles. Mais cet embargo contre les diamants n'est pas la seule mesure prise contre la Russie. En effet, les États-Unis ont annoncé plus de 300 nouvelles sanctions frappant, en Russie même ou ailleurs, de nombreuses personnes ou organisations. Il s'agit de limiter encore l'exportation de biens susceptibles d'alimenter la machine de guerre russe. Par ailleurs, les pays du G7, qui regroupe des pays industrialisés et démocratiques, voudraient se passer encore plus du gaz et du pétrole russes. D'autres décisions pourraient encore être prises par les membres du G7, les unes pour rendre impossible l'utilisation des fonds russes jusqu'à la fin de la guerre, les autres pour limiter encore l'accès de Moscou au système financier international. Il s'agirait aussi d'entraver, par tous les moyens possibles, la fourniture d'armes et de matériel militaire à Moscou. Ceci étant, les pays occidentaux savent que ces sanctions ne sont pas toujours efficaces. Il faut donc trouver des moyens d'empêcher la Russie de les contourner. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Depuis que Twitter a été rachetée, en octobre dernier, par Elon Musk, qui a investi 44 milliards de dollars dans l'opération, les changements n'ont pas manqué. Et ils n'ont pas valu que des commentaires flatteurs au patron de Tesla. Il a en effet commencé par licencier environ 10 % de ses effectifs et par réactiver le compte de personnalités controversées, comme Donald Trump. Aujourd'hui, il annonce que le nombre des abonnés du réseau social va connaître une baisse. Elon Musk a en effet décidé de supprimer tous les comptes inactifs, ou très peu actifs, depuis des années. Ces comptes, sur lesquels aucun "tweet" n'est publié depuis très longtemps, seraient bien plus nombreux que les 250 millions de comptes utilisés chaque jour par leurs possesseurs. L'annonce de ces suppressions de comptes a été diversement reçue. Certains s'en félicitent, car ils pensent que cette mesure va libérer de la place sur le réseau social. Elle peut aussi leur permettre de récupérer l'usage de pseudonymes qui pourront être utilisés ailleurs. Mais d'autres utilisateurs contestent cette décision, qu'ils estiment contraire à la politique traditionnelle de Twitter. En 2019, en effet, la plateforme avait encore réaffirmé son intention de ne supprimer aucun compte. L'un des arguments invoqués, pour justifier le maintien de tous les comptes, est la forme d'hommage qu'ils représentent quand ils appartiennent à des personnes décédées. C'est aussi une manière de se souvenir d'eux. Mais certains soupçonnent Elon Musk de ne pas vouloir s'en prendre uniquement aux comptes inactifs, mais aussi à ceux qui témoignent d'une utilisation "sans regret" insuffisante. Il s'agit de personnes ne restant pas assez longtemps sur leur compte ou ne réagissant pas assez avec les autres utilisateurs, à coups de "like" et de commentaires divers. Et ces utilisateurs un peu frileux décourageraient les annonceurs publicitaires, qui représentent une manne indispensable pour les réseaux sociaux. Les revenus publicitaires devraient déjà baisser de près d'un tiers en 2023, les annonceurs se méfiant du patron de SpaceX. On peut donc penser qu'Elon Musk fera tout pour les rassurer. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Pour écouter le podcast La rumeur: Apple Podcast: https://podcasts.apple.com/us/podcast/faits-divers/id1634132713 Spotify: https://open.spotify.com/show/206pWa4UKAgDLTLgx5l9ch?si=ac8911da8028483b Google Podcast: https://www.google.com/podcasts?feed=aHR0cHM6Ly9mZWVkcy5tZWdhcGhvbmUuZm0vRk9ETDc1NTQ3MTkxMzI%3D Deezer: https://deezer.com/show/3871907 Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Mort en février 2019, le célèbre couturier Karl Lagerfeld laisse une fortune estimée à au moins 200 millions d'euros. Et on connaît le nom de ses héritiers. Le couturier, comme il est normal, à fait la part belle à son entourage. Parmi ses légataires, en effet, on trouve des amis très proches, mais aussi la directrice de ses collections ou la directrice artistique de Chanel. Mais Karl Lagerfeld n'a pas oublié non plus son homme de confiance, qui lui servait, à l'occasion, de chauffeur et de garde du corps. De son côté, la princesse Caroline de Monaco, qui entretenait d'excellentes relations avec le couturier, reçoit ses meubles. Et même si, en France, les animaux ne peuvent pas recevoir d'héritage, Karl Lagerfeld n'a eu garde d'oublier sa chatte Choupette, qu'il considérait comme son égérie. En effet, la gouvernante du couturier est chargée de gérer un fonds de 13 millions d'euros, destinés à assurer le bien-être de l'animal. Pour l'instant, les héritiers de Karl Lagerfeld n'ont pu toucher ce qui leur revient. En effet, sa succession est bloquée. De fait, le couturier, en délicatesse avec le fisc, s'était vu infliger des amendes et des pénalités diverses, d'un montant d'environ 20 millions d'euros. Tant que ces amendes ne sont pas payées, la procédure ne peut pas suivre son cours. Les héritiers ont bien demandé à être dispensés du paiement de ces pénalités, mais la justice les a déboutés. Et une nouvelle tentative en ce sens n'a pas connu plus de succès. En 2017, Karl Lagerfeld lui-même, qui se doutait que sa succession serait compliquée, avait essayé de trouver un accord sur cette question, mais il n'y était pas parvenu. Pour l'heure, la défense des héritiers, qui voulait s'appuyer sur un document que ne possède pas l'administration fiscale, semble dans une impasse. En attendant, un domaine appartenant au couturier, ainsi qu'un appartement, ont été vendus. Ses héritiers doivent se demander s'ils pourront jamais toucher le produit de la vente. À moins qu'ils ne finissent par trouver un accord avec le fisc. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Selon un récent rapport du Sénat, près de la moitié des amendes de circulation ne seraient pas recouvrées. On n'est guère surpris de la réticence des Français à ce sujet, mais cette attitude entraîne néanmoins un manque à gagner notable pour l'état. La récente décision prise par les pouvoirs publics devrait permettre de remédier en partie à cette situation. Désormais, en effet, les automobilistes pourront payer certaines amendes en plusieurs fois. Pour l'instant, seules les amendes forfaitaires délictuelles (AFD) sont concernées. Ces amendes sanctionnent des délits, comme la conduite sans permis ou sous l'emprise de stupéfiants. En payant l'amende, le conducteur fautif reconnaît les faits et évite les poursuites, ce qui permet de désengorger les tribunaux. Ces amendes forfaitaires délictuelkes seront donc payables en 3, 4 ou même 5 fois. Une décision qui sera d'autant plus appréciée que leur montant est assez élevé. Ainsi, la conduite sous l'emprise de stupéfiants peut valoir une amende de 150 euros. Cette possibilité de payer en plusieurs fois, pour certaines amendes, est une bonne nouvelle pour les automobilistes. Mais, même si le paiement en est fractionné, l'amende doit être payée en totalité. Et dans les délais impartis. L'exigence est donc la même, seules les modalités de paiement sont modifiées. Et celui-ci ne peut se faire qu'à distance, en ligne ou par téléphone. Pour accomplir la démarche, le conducteur devra se munir du numéro de télépaiement indiqué sur la contravention. Si ce paiement fractionné avantage les automobilistes, il n'est pas non plus sans intérêt pour les pouvoirs publics. En effet, la possibilité laissée aux conducteurs de payer en plusieurs fois ne peut qu'améliorer le recouvrement des amendes. Aussi le gouvernement entend-il étendre le paiement fractionné à d'autres types d'amendes, comme par exemple les amendes forfaitaires majorées (AFM). Elles sanctionnent les automobilistes qui n'ont pas payé leurs amendes à temps. Or, toujours d'après le Sénat, le recouvrement de ces amendes, au montant souvent élevé, est de plus en plus difficile. Ainsi, en 2017, seuls un peu plus de 28% de ces amendes auraient été recouvrés. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Les 11500 scénaristes d'Hollywood ont décidé de poser leurs stylos. Ils ont en effet cessé le travail depuis le 1er mai. C'est leur première grève depuis 2007-2008. Pour l'instant, en effet, l'accord qu'ils négocient tous les 3 ans avec le syndicat des producteurs, et qui arrive à échéance, ne semble pas devoir être renouvelé. Il faut rappeler que ce syndicat regroupe non seulement les producteurs, mais aussi les grands studios, les chaînes de télévision et les puissantes plateformes de streaming, comme Netflix, qui sont devenues l'un des principaux interlocuteurs des scénaristes. Comment expliquer ce mouvement de colère des scénaristes ? D'abord par des raisons financières. En effet, leurs salaires ont diminué d'environ 4% par rapport à 2013. Mais l'inflation, qui ne les épargne pas plus que les autres, a provoqué une perte de pouvoir d'achat encore plus notable, de l'ordre de 23%. Les revendications des scénaristes leur semblent d'autant plus justifiées que, dans le même temps, les profits des producteurs se seraient envolés. Si l'on en croit les scénaristes, l'introduction du streaming serait pour beaucoup dans la dévalorisation de leur métier. En effet , les séries visibles sur les plateformes sont plus courtes, avec moins de saisons. De ce fait, les scénaristes n'ont plus de travail assuré que pour environ 6 mois. La question des droits est également dans la balance. Avant l'introduction du streaming, ils étaient variables. Il suffisait donc qu'une série passe sur une autre chaîne ou soit vendue à l'étranger pour que les scénaristes touchent davantage d'argent. Aujourd'hui, la situation est différente. Ces droits résiduels sont fixes. La rémunération des scénaristes ne bougera pas, même si la série remporté un grand succès. Les scénaristes alertent également sur la concurrence des textes rédigés au moyen de l'intelligence artificielle et demandent un véritable quota d'embauches. Pour l'instant, la situation est dans l'impasse. Et si la grève devait s'installer dans la durée, c'est toute la chaîne de production qui risquerait d'être mise à l'arrêt. Les producteurs et les studios pourraient y perdre beaucoup d'argent, comme lors du précédent mouvement de grève, en 2007-2008. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
En ce printemps 2023, la sécheresse se fait déjà durement sentir dans notre pays. De nombreux départements sont touchés, certains plus que d'autres. Ainsi le département des Alpes-Maritimes a été placé en alerte sécheresse renforcée. Ce qui signifie notamment que les habitants n'ont plus le droit de remplir leurs piscines, de laver leurs voitures ou d'arroser leurs jardins. Des restrictions qui ne semblent pas concerner certains propriétaires fortunés, dont la consommation d'eau atteint des sommets. Le maire de la commune de Châteauneuf-Grasse a ainsi révélé que certains résidents auraient dépensé jusqu'à 2.000 m3 d'eau en une semaine, alors que la consommation nationale ne dépasse pas, sur un an, une moyenne de 120 m3 ! Si ces habitants dépensent autant d'eau, c'est qu'ils ont de nombreuses piscines à remplir et de vastes domaines à arroser. De fait, ces propriétés dépassent souvent 10 hectares. On ne s'étonnera pas qu'une consommation d'eau aussi excessive suscite la controverse dans le département et au-delà. Le maire de la commune incriminée estime que les amendes prévues dans ce cas, 1.500 euros, et le double s'il y a récidive, ne sont pas dissuasives pour des gens assez riches pour posséder un héliport sur leur propriété. Certains des propriétaires en question ne sont d'ailleurs pas des quidams. On trouve notamment, parmi eux, l'ancien Roi des Belges, Albert II, et le Grand-Duc de Luxembourg. C'est pourquoi le maire, sans doute peu soucieux de provoquer une crise diplomatique, pense qu'en la matière la pédagogie peut s'avérer tout aussi efficace que la contrainte. Aussi, pour lui, faut-il tâcher de convaincre ces habitants de limiter d'eux-mêmes leur consommation d'eau. En tous cas, les mesures de restriction touchant ces gros consommateurs d'eau ont d'autant plus de poids que c'est dans les départements du sud-est de la France qu'on trouve le plus grand nombre de piscines. Il est vrai que les fabricants s'efforcent de relativiser leur rôle dans la consommation d'eau. D'après eux, en effet, le remplissage des piscines ne représenterait que 0,12 % de la consommation d'eau du pays. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
On le sait, des Français toujours plus nombreux louent leurs logements sur la plateforme Airbnb, spécialisée dans la location saisonnière. Et certaines périodes, où les touristes affluent, semblent encore plus propices aux loueurs. C'est le cas des Jeux olympiques, qui se tiendront à Paris entre le 26 juillet et le 11 août 2024. De leur côté, les Jeux paralympiques auront lieu du 28 août au 8 septembre. Cette perspective est une véritable aubaine pour les Parisiens désireux de louer leurs logements. On ne s'étonnera pas que, dans ces conditions, les prix aient tendance à s'envoler. Airbnb estime que, durant les Jeux, ces prix devraient s'établir, en moyenne, à 200 euros par nuit. Ce qui représente une augmentation d'environ 85 % par rapport aux prix pratiqués d'ordinaire. Mais, selon les quartiers, certains tarifs devraient grimper beaucoup plus haut. Ainsi, certains appartements, avec une chambre, pourraient se négocier autour de 2000 euros la nuit ! De son côté, la Mairie de Paris revient sur les règles en matière de location saisonnière. Elle rappelle que les propriétaires d'une résidence principale, ainsi que les locataires ayant obtenu l'autorisation de leurs bailleurs, peuvent louer leurs logements. À condition, toutefois, qu'ils ne le louent pas plus de 120 jours par an et qu'ils aient fait, auprès des autorités concernées, une déclaration spécifique. Quant à la plateforme Airbnb, elle rappelle que, plus les logements mis en location seront nombreux, plus le prix moyen aura tendance à baisser. Elle souligne également que cette offre de logements complète utilement celle des hôtels, souvent chers et pas assez nombreux pour répondre à la demande. Et les tarifs hôteliers, déjà élevés, pourraient atteindre des sommets durant la période des Jeux. Durant les JO de Londres, en 2012, ils avaient augmenté de 85 %, et même de près de 200 % durant ceux de Rio, en 2016 ! Mais les loueurs parisiens peuvent également se frotter les mains. D'après une étude récente, ils gagneraient 2.000 euros, en moyenne, durant la période des Jeux. Une estimation que certains estiment sous-évaluée. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Certains documents font partie de la vie quotidienne des Français, comme la carte d'identité, la carte vitale...ou la "carte verte" d'assurance. Depuis près de 40 ans, vous devez l'afficher sur le coin droit de votre pare-brise. Mais ce document vit sans doute ses derniers mois. En effet, il devrait être supprimé en 2024, et remplacé par une version dématérialisée. La carte verte aurait dû être supprimée plus tôt, mais les discussions entre les ministères concernés durent plus longtemps que prévu. Une telle suppression semble pourtant s'imposer. D'abord parce qu'un tel document n'est plus guère en usage qu'en France. L'Allemagne, pour ne prendre que cet exemple, a dématérialisé le contrôle de l'assurance dès 2008. Ensuite parce qu'elle serait source d'économies. En effet, il en coûte environ 17 millions d'euros pour éditer les quelque 50 millions de cartes vertes fabriquées chaque année. Si les discussions patinent encore, c'est que les acteurs concernés veulent être sûrs de la fiabilité de l'outil informatique sur lequel on pourra vérifier que le conducteur est bien assuré. Il s'agit du "fichier des véhicules assurés" (FAV), que les compagnies d'assurance avaient mis au point dès 2016, et sur lequel l'assureur doit, dans un délai de trois jours, inscrire chaque automobiliste. En principe, il suffit d'entrer la plaque d'immatriculation pour avoir accès aux informations essentielles, à savoir le nom de l'assureur, le numéro du contrat et sa période de validité. D'après les assureurs, ce fichier serait fiable à 99 %. Il faudrait en convaincre les services de police, qui ont accès à ce fichier depuis 2019, et qui craignent que son utilisation ne prolonge les contrôles effectués sur la route. Par ailleurs, le dispositif devant être accessible aux automobilistes, qui pourraient ainsi vérifier qu'ils sont en règle, il faut en vérifier la simplicité d'utilisation. Pour ses défenseurs, cette dématérialisation de l'attestation d'assurance devrait à la fois simplifier la vie des conducteurs et faciliter la lutte contre la fraude. Désormais, en effet, il ne sera plus possible de falsifier les contrats d'assurance. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
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Comments (2)

Chris

Th u

Aug 25th
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Natoo De Sousa

Bonjour, il semble y avoir une duplication de contenu sur les derniers podcasts, les enregistrements sont tous les mêmes :/

Dec 30th
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