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Cirque et Equilibres
Cirque et Equilibres
Author: Philippe Bouzonnet
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Description
Podcast vidéo entièrement dédié à la pratique des arts du cirque en milieu scolaire et plus particulièrement aux équilibres.
Le travail d’équilibre est exigeant : il requiert l’intégration de savoirs relatifs à la verticalité (placement des appuis, bascule du bassin, positionnement du regard, gainage…) bien sûr mais aussi à la respiration, à la maîtrise de ses émotions, au relâchement, à la confiance en soi.
Le travail d’équilibre est exigeant : il requiert l’intégration de savoirs relatifs à la verticalité (placement des appuis, bascule du bassin, positionnement du regard, gainage…) bien sûr mais aussi à la respiration, à la maîtrise de ses émotions, au relâchement, à la confiance en soi.
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Cet exercice est à réserver aux élèves confirmés et capables d’assurer leur sécurité active (équilibration parfaitement maîtrisée, renoncement si déséquilibre, saut et réception au sol délibérés et assurés etc…).Le passage d’un engin à l’autre nécessite un court appui unipodal sur chacun des engins avec une position du centre de gravité flottante, combinée à une poussée du pied d’appui arrière qui induit un déséquilibre important. L’élève doit réduire cette phase d’instabilité au maximum en assurant son équilibre 2 pieds sur l’engin de départ juste avant le transfert, en construisant une trajectoire parabolique entre les 2 engins : appuyer, enfoncer la bobine ou la boule de départ dans le sol et non pas la repousser vers l’arrière, s’élever pour arriver sur le second engin du haut vers le bas et non pas avec une vitesse horizontale. Il faut prendre appui sur le pied arrière vers le haut et non pas vers l’avant, pour limiter le recul de l’engin de départ et s’établir à l’aplomb de celui d’arrivée. Le retour rapide à un équilibre à 2 appuis au dessus du centre de gravité du second engin est important.
Combiner 2 techniques (équilibre et jonglage) est un axe de progression prisé par les élèves. Ce travail ne peut cependant pas se concevoir sans une certification-validation intransigeante des pré-requis sécuritaires (notamment chute et saut délibérés, assurés en cas de déséquilibre perçu). Avec 3 massues (mais aussi avec des foulards…), l’équilibre sur la boule est très largement perturbé par la trajectoire et la rotation de celles-ci qui implique une mobilisation conséquente des bras et donc une dissociation importante des 2 trains (supérieur et inférieur).Il est plus aisé de manipuler d’autres objets (diabolo, balles, assiettes) aux trajectoires moins perturbantes. Attention, dans cet exercice, le travail de jonglage accapare l’attention et la concentration de l’élève qui relâche sa vigilance sur l’équilibre perçu comme acquis. Les chutes sont à redouter.
Cet exercice s’adresse exclusivement à des élèves confirmés, en mesure d’assurer leur sécurité active et notamment de sauter délibérément au sol et de s’y amortir, jambes semi fléchies en cas de déséquilibre. La principale difficulté objective de l’exercice réside dans la montée sur la boule installée sur une surface réduite. Celle-ci doit s’effectuer sans déplacement majeur de la boule vers l’avant en limite du périmètre de sécurité tolérable et nécessite donc une impulsion verticale conséquente combinée à un « écrasement » vers le sol de la boule. Une fois établi sur la boule, l’élève construit son équilibre sur place par piétinement. L’apprentissage de la descente ou du saut vers l’avant est très important. Lors de la descente, il faut veiller à ne pas repousser la boule vers l’arrière avec les pieds, ce qui amplifierait le déséquilibre. On peut aussi descendre par un petit saut juste en arrière de la boule depuis une position semi fléchie sur la boule tout en restant sur le promontoire et en contrôlant cette dernière avec les mains.
Sauter à la corde sur la boule, est une figure très appréciée des élèves mais aussi très périlleuse.Il faut parfaitement maîtriser l'équilibre et veiller à produire une impulsion mesurée, parfaitement verticale et surtout simultanée des deux pieds.
Combiner différentes techniques d'équilibre et de jonglage est un axe privilégié de complexification. L'élève dissocie alors le travail du train inférieur de celui des mains. Il piétine, tout en enclenchant une cascade aux balles, corps bien vertical et regard horizontal de contrôle sur ses balles.
Quand ils maîtrisent bien l’équilibre sur la boule, les élèves sont sans cesse en recherche de nouvelles figures, difficultés techniques et périlleuses à présenter. Cet exemple est assez caractéristique du travail en cirque (et justement à cet égard sensiblement différent des codifications de virtuosité conçues en gymnastique) car la figure réalisée naît bien souvent d’une contrainte matérielle apparue au sein d’une composition collective (proximité du mur) ou encore d’un défi personnel que se pose un élève, d’une transposition de figures réalisées dans d’autres contextes.
Le contrôle de ses déplacements lors d'un slalom sur la boule passe par une action importante des pieds sur celle-ci.Lors du slalom, le corps de l'élève reste bien droit, même si le regard s'abaisse pour contrôler la trajectoire. Pour tourner, l'élève appuie sensiblement et plus ou moins à droite ou gauche du diamètre vertical de la boule. Il effectue aussi, un 1/4 de tour sur lui-même, ou une rotation plus importante sur son propre axe vertical pour être dans le sens de son déplacement.
Pour monter sur la boule, l'élève amène toujours son centre de gravité au-dessus de l'axe de la boule. Il peut s'aider d'un appui passager des mains...Une fois l'équilibre sur place construit, l'élève se déplace par une action des pieds contraire à celle de son déplacement. Pour avancer, il faut reculer avec les pieds. Pour s'arrêter, il faut appuyer fortement avec les talons et ralentir le rythme des appuis. Pour effectuer un 1/4 de tour, il faut mobiliser l'ensemble du corps resté bien droit...Pour reculer, avancer les pieds. Pour avancer, reculer les pieds.Le travail pieds nus à la boule permet d'obtenir de meilleures sensations et un meilleur contrôle de la boule. Il faut absolument proscrire le travail en chaussettes.
La position à genoux dressés de l'enseignant face à l'élève qui monte, permet de stabiliser la boule. Quand l'élève monte, il pousse aussi un peu la boule devant lui. Pour aider ensuite l'élève à construire son équilibre vertical avec un regard bien horizontal, on lui demande de maintenir un objet en équilibre sur sa tête, pendant qu'il effectue un tour sur lui-même. Ce tour permet aussi de travailler le piétinement équilibrateur des pieds.
Pour monter sur la boule, on demande à l'élève de venir attraper les épaules de l'enseignant, placé à genoux dressés perpendiculairement aux 2 pas d'élan pris par l'élève. Celui-ci amène ainsi son centre de gravité au-dessus de son appui et évite tout roulement important de la boule. Une fois debout sur la boule, il construit son équilibre par de nombreux piétinements des 2 pieds. Réaliser un tour sur soi même, permet de bien sentir la construction de cet équilibre. La descente s'effectue toujours vers l'avant, en gardant les pieds le plus longtemps possible sur la boule, pour réduire la hauteur et la vitesse de chute.
La construction d’un équilibre précaire sur une surface qui roule sous les pieds est essentielle aux arts du cirque. Elle peut ainsi être recherchée dans les situations les plus diverses et variées (rouleau simple, bobines, bidons, bouteilles pleines, en lieu et place de rouleaux ; tabourets, bancs, valises…en lieu et place des planches, empilement de rouleaux, de planches…). Mais elle peut aussi faire l’objet d’une recherche de l’équilibre à plusieurs. Ces 2 élèves utilisent un seul rouleau long (carton de moquette) mais avec deux planches. De multiples autres alternatives sont envisageables au gré de l’imagination des élèves : très souvent les élèves travaillent à 2 face à face ou l’un derrière l’autre, pieds croisés sur un seul rolla. Ils réalisent aussi des équilibres en se portant (par exemple un assis sur les épaules de son partenaire) et même en combinant alors un jonglage, des échanges de balles de l’un à l’autre assis sur les épaules, en équilibre sur une planche unique.
Lorsque je maîtrise la montée en contrepoids, je peux empiler différentes hauteurs de planches en composant des étages avec des plots, boîte de conserve, verres...La parade se place derrière moi et contrôle mon équilibre au niveau du bassin.
Monter en contrepoids pourra permettre ultérieurement d'empiler les rollas et ou de travailler en hauteur et sur des surfaces réduites. Je place ma planche horizontale de manière asymétrique, 1/3 de sa longueur est du côté du pied et 2/3 de sa longueur sont du côté de la main, qui maintient un équilibre horizontal provisoire.Je fais attention de ne pas placer mes doigts en dessous au risque de les écraser et je substitue rapidement mon pied à mon appui main pour m'établir debout sur la planche.
Ramasser puis reposer 1 objet au sol est un exercice très intéressant pour maîtriser son équilibre.C'est assez aisé de le faire en gardant les jambes tendues mais plus prometteur de s'efforcer à fléchir complètement les genoux. On peut ainsi demander de ramasser 1 objet placé derrière et non plus devant la planche en passant la main entre ses 2 pieds.
Pour réaliser une montée "skate", je place ma planche à l'envers sur le dessus de mes pieds écartés, rebord juste devant le rouleau. Je prends une impulsion verticale, orientée légèrement vers l'avant pour retourner ma planche en sautant et la poser à l'endroit, à plat, sur le rouleau tout en gardant mes pieds écartés afin d'optimiser mon équilibre.Je m'efforce de garder cet équilibre par l'action dissociée de mes appuis tout en maintenant un regard vers l'horizon.
Pour monter en sautant, je place d’abord ma planche à l’horizontale en la maintenant du bout des doigts en équilibre devant moi, sur le rouleau.Je prends une brève impulsion en lâchant la planche simultanément pour sauter et arriver les pieds écartés de chaque côté du rouleau. Je compense un déséquilibre éventuel en jouant sur l'intensité de la pression de mes pieds.
Pour monter sur le rolla bolla (ou rola bola), je place mon pied d'appel sur la planche inclinée et j'appuie avec l'autre pied pour amener doucement la planche à l'horizontale en faisant rouler le rouleau.Je contrôle mon équilibre en appuyant plus ou moins fort sur l'une ou l'autre jambe et en gardant mon centre de gravité au-dessus du rouleau quitte à me décaler d'un côté et alléger une jambe. Si la planche est presque au bout du rouleau complètement à droite par exemple, j'allège le pied gauche !Je cherche à regarder devant. Mes genoux sont souples et amortissent les oscillations.Pour m'arrêter, j'enfonce fort la planche dans le sol, avec un pied.
Le déplacement côte à côte est un grand classique au mono. Il est d'autant plus aisé que les élèves sont à distance, bras tendus horizontaux. Ils peuvent compenser le déséquilibre éventuel de l'un d'entre eux par un contact solide sur l'avant-bras, le coude, l'épaule et non pas une main qui balance.
Le petit train est une figure simple, réalisée à 2 partenaires qui pédalent l'un derrière l'autre, légèrement décalés ou non, en se donnant les mains. Le plus difficile est de réussir à synchroniser les déplacements et à s'accrocher. Une fois le contact établi, l'équilibre est assez aisé par un échange mutuel de forces et une énergie cinétique stabilisatrice.
Le petit moulin à 2 se réalise en partant à distance de face et en saisissant la main droite par exemple de son vis à vis pour tourner dans le sens des aiguilles d’une montre.



