Victor Hugo : lorsque l’enfant paraît
Description
Feuille grise, liseré brûlé par une cierge. Le vers surgit : « Lorsque l’enfant paraît », et cette fois, le halo ne se contente pas d’aveugler — il réchauffe vraiment. Oui, une lumière douce se répand, comme un feu qui tient à distance le froid. Mais déjà la voix parasite murmure : ça braille, ça salit, et tu oses dire que c’est l’aube. Splendeur et dérision, inséparables.
Le décor tremble entre deux registres : cercle de chaises serrées, feu qui craque, voix graves rompues par un pas incertain. Dieu et la patrie balayés par une grimace émerveillée. La faille intime s’ouvre là : Hugo exalte l’enfant comme éternité, mais il sait que le monde entier se suspend pour quelques gestes maladroits. Je griffonne : « fragilité souveraine ». Tout tient dans ce paradoxe : grandeur cosmique née d’un rire tremblant.
Le poème gonfle d’images radieuses — « aube », « colombe », « auréole » — mais le contre-chant en ronge les bords : pleurs, lait caillé, souffle court. Alors j’ai lâché une rafale : lumière — front ridé — joues roses — silence. Chaos et beauté se heurtent. L’enfant est à la fois l’or et la bave, le miracle et le trivial, et c’est précisément ce mélange qui donne sa force.
La chute tombe comme une prière vacillante : « la maison sans enfants ». Non pas simple panique, mais vertige sacré. J’ai noté un mot, seul, en bas de page : « grâce ». Parce que l’enfant, entre rire grotesque et éclat sublime, est la seule lumière qu’on n’ose perdre.
Si ça t’a remué un peu, fais circuler : abonne-toi, partage, laisse une trace griffonnée. C’est comme ça que la poésie évite de s’éteindre… enfin j’imagine.
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On se recroisera peut-être ailleurs :
Actu-Rime — une chanson qui gratte, un décryptage qui cogne : https://podcasts.apple.com/fr/podcast/actu-rimes-comprendre-le-monde-en-musique/id1769964253
SnapCult — des recos sèches, moins de cinq minutes, ça claque et ça passe : https://podcasts.apple.com/fr/podcast/snapcult/id1806802943
Voilà. Bref.





